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Nouveaux portraits d’entrepreneuses créatives

Portraits inspirants d’entrepreneuses créatives, c’est un projet collaboratif que nous avons lancé en 2018, pour mettre à l’honneur des créatrices et les photographes qui les immortalisent.

Initié avec la photographe Sarah Couturier, notre site Portraits d’entrepreneuses créatives inspirantes vous propose de découvrir des créatrices via un reportage dans leur atelier et via une interview. Il s’est dernièrement enrichi de nouveaux portraits et de nouveaux partenariats avec des photographes. Créatrice ou photographe, vous avez envie de participer au projet? N’hésitez pas à nous contacter!


Aurélie Dorard, céramiste

Découvrez le reportage réalisé par la photographe Sophie Valenza

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Crédit photo: Sophie Valenza

Mélanie Marasse, illustratrice et fondatrice de Minimel

Découvrez le reportage réalisé par Emilie Bouvet

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Crédit photo: Emilie Bouvet

Gaëlle Drouot, fondatrice de Calm for dreamers (mobiles)

Découvrez le reportage réalisé par Caroline Fernandez

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Crédit photo: Caroline Fernandez

Noella Staykova, céramiste

Découvrez le reportage réalisé par Magali Gandon

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Crédit photo: Magali Gandon

Papierakoeur, paper artist

Découvrez le reportage réalisé par Caroline Fernandez

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Crédit photo: Caroline Fernandez

Nathalie Descombes, fondatrice de Querencia, conseil en image et communication

Entrepreneuse depuis l’âge de 23 ans, Nathalie a d’abord exercé comme styliste photo et directrice artistique dans le milieu de la mode. Avant de reprendre des études pour devenir conseillère en image et fonder à Lyon son agence Querencia Conseil.

Lors de notre dernière Pause entrepreneuses, j’ai eu le plaisir de convier Nathalie Descombes pour intervenir sur l’importance de la valorisation de son image professionnelle lorsque l’on est entrepreneuse. La rencontre a eu beaucoup de succès, et m’a donné envie d’en savoir plus sur le parcours de Nathalie et les raisons pour lesquelles elle a décidé de se lancer dans cette activité.

Bonjour Nathalie, peux-tu nous présenter ton activité de conseillère en image?

J’accompagne les personnes rencontrant une problématique liée à leur image actuelle à se (re)découvrir, se (re)valoriser, révéler leur plein potentiel pour atteindre leurs objectifs de vie personnelle et/ou professionnelle.

Je propose des accompagnements individuels sur mesure, afin de répondre au mieux aux problématiques de mes clients, telles que : bouleversement de vie personnelle (divorce, deuil, passage à la retraite, post-maternité, post-maladie, prise/perte de poids…) et/ou professionnelle (reconversion professionnelle, auto-entrepreneurs, évolution professionnelle, …).

Nous travaillons ensemble à la fois l’image de soi/intérieure, et l’image sociale/extérieure. L’objectif : trouver son alignement, son équilibre, apprendre l’acceptation de soi et (re)trouver le plaisir de se valoriser au quotidien et dans les différents contextes de vie.

J’utilise pour cela une multitude d’outils tels que : la colorimétrie, la mise en beauté (maquillage, cosmétologie et coiffure…), le vêtement (style, coupe, matières…), la gestion des complexes, la communication verbale et non verbale (posture, gestuelle, élocution…).

Je propose également des ateliers de groupe, sur des thématiques plus ludiques pour les particuliers (évènements & occasions particulières) comme les professionnels (team building, animations, conférences…). J’exerce seule, en partenariat avec divers partenaires (coiffeur, boutiques…), soit chez moi, dans le 3ème arrondissement de Lyon, soit au domicile de mes clients.

On peut me suivre notamment sur mon site, Querencia Conseil, et via mon compte Instagram @querenciaconseil.

Que signifie le nom de ta marque, comment l’as-tu choisi?

J’ai découvert ce mot tout à fait par hasard et il m’est apparu comme une évidence: Querencia est un mot d’origine espagnole, qui ne trouve pas d’équivalent dans la langue française. Il exprime l’idée d’un endroit dans lequel on se sent profondément soi-même, où l’on puise sa force pour devenir la meilleure version de soi. Cet endroit, c’est vous, et mon objectif est de vous aider à trouver votre Querencia.

Quant à ma baseline, “La grande aventure d’être soi”, elle est inspirée de la phrase de Simone de Beauvoir (que j’admire) : “J’accepte la grande aventure d’être moi”. J’ai découvert cette phrase dans son livre “Mémoires d’une jeune fille rangée”, que j’ai lu il y a plusieurs années à un moment particulier de ma vie. Cette phrase m’a marquée, car elle résume ma façon d’appréhender la vie.

Accepter la réalité des choses, se regarder avec justesse, faire face à toutes ses vérités pour parcourir ce chemin incroyable de la connaissance et de l’évolution de soi. Je ne pratique pas le Conseil en Image comme on peut le voir dans les médias (cf. Cristina Cordula, dont je parle à chaque fois que je me présente pour déconstruire ces idées reçues). J’accompagne mes clients dans une métamorphose profonde et durable, dans le plus grand respect de leur personnalité, leurs besoins, leurs limites et leur mode de vie. Mon objectif : que mes clients obtiennent une autonomie totale de la gestion de leur image, et n’ai plus jamais besoin de moi !

Depuis combien de temps es-tu entrepreneuse? Ton projet a-t-il évolué dans le temps? Pourquoi?

Je me suis lancée dans l’entrepreneuriat en 2015 à l’âge de 23 ans, en tant que Styliste Photo & Directrice Artistique. À l’époque mon métier consistait à mettre en valeurs marques et créateurs (vêtements, produits) par le biais de divers supports de communication tels que le shooting photo (lookbook, campagnes), les fashion films, les packshot, le merchandising…

J’ai vécu deux années extraordinaires artistiquement parlant, rencontré des personnes incroyables, mais parallèlement à ça, je me suis heurté aux dessous de l’industrie de la mode, avec ses objectifs commerciaux, et la pression des diktats. Étant moi-même “en dehors des diktats de la mode” (je suis une femme que l’on qualifie de “ronde”), et ayant un passif personnel complexe avec mon corps et mon image, je me suis trouvée face à une grande remise en question professionnelle : je souhaitais retrouver mes valeurs, apporter quelque chose au monde, à mon échelle et par mon expérience.

Le métier de Conseillère en Image m’est apparu comme une évidence. J’ai donc repris mes études pour me spécialiser dans ce métier très vaste et complexe. Puis j’ai pensé et créé mon agence, Querencia Conseil, en 2017/2018.

Quel a été ton parcours avant cela: qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer dans l’aventure entrepreneuriale?

Mon premier amour étant le dessin, j’ai d’abord étudié en École d’Arts Appliqués (Condé Lyon) puis la Communication Visuelle/Design Graphique à Supcréa Grenoble. Je me suis ensuite tournée vers la mode en étudiant à ESMOD Lyon.

Après mes 2 premières années d’entrepreneuriat en tant que Styliste Photo, j’ai entamé ma reconversion professionnelle, en passant un BTS Communication, puis en intégrant l’ESR Paris qui m’a délivrée mon diplôme de Consultante en Communication par la Valorisation de l’Image (le véritable nom du métier de Conseillère en Image).

Au niveau personnel, j’ai rencontré diverses problématiques liées à mon image et à mon corps à l’adolescence ; une expérience qui m’a clairement menée à mon métier de Conseillère en Image.

Petite, j’étais aussi très indépendante (enfant unique), et pleine d’idées farfelues ; mon père plaisantait en disant qu’un jour je monterai mon entreprise.

Je n’ai jamais aimé l’école. J’étais une bonne élève mais je m’ennuyais, et surtout, je ne supportais pas le cadre répétitif de l’école. C’est lorsque j’ai commencé les stages en entreprise que j’ai compris qu’il me serait difficile de coller à ce milieu. La hiérarchie, la monotonie, les codes sociaux, je me sentais enfermée dans cet univers…

Au départ, je ne songeait pas à l’entrepreneuriat, au contraire cela me faisait peur. J’ai donc cherché à travailler dans de petites entreprises et startup, à l’esprit plus libre. Mais je n’ai jamais trouvé LE poste, qui me permettrait de vivre des expériences uniques, en accord avec mes valeurs, qui donnerait du sens à mon parcours et à mon avenir.

Alors je me suis dit : “LE métier qu’il me faut n’existe pas ? Très bien, je vais le créer moi-même.”

Ma raison d’être d’entrepreneuse, c’est avoir un métier qui a du sens, qui me pousse à utiliser toutes les ressources personnelles et professionnelles que j’ai, et à me challenger et me remettre en question chaque jour. Et ma mission: apporter quelque chose de positif au monde et à autrui, contribuer au changement, à mon échelle.

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu rencontres dans ton activité d’entrepreneuse? Et les difficultés?

Côté satisfactions: la diversité de mon métier, les challenges permanents qui me poussent à sortir de ma zone de confort et qui me permettent de me connaitre chaque jour un peu plus. Le bonheur immense de participer au bonheur de mes clients, ces liens particuliers avec mes clients et mes partenaires, des échanges tellement riches !

Quant aux difficultés, je dirais avant tout la Solitude, avec un grand S. Moi qui suis de base plutôt solitaire, je ne pensais pas souffrir de la fameuse “solitude de l’entrepreneur” : je me suis trompée ! Les premiers mois ont été très éprouvants : trouver son équilibre, son rythme, garder une rigueur et une motivation intactes est très difficile parfois.

Il y a aussi un côté “grand 8 émotionnel” qui, certes, a un côté excitant, mais qui peut parfois être pesant. Et puis les incertitudes financières, le côté “choix de vie décalé” par rapport à l’entourage composé de salariés qui parlent de leurs congés payés, leurs primes, leur salaire fixe etc. Une sécurité qu’on aimerait avoir parfois.

Si c’était à refaire, que changerais-tu?

Je ne suis pas vraiment du genre à regretter. Je me dis que chaque expérience, bonne ou mauvaise, m’a appris quelque chose, et que le cheminement intérieur est essentiel. J’ai entendu une fois une citation qui disait : “Etre entrepreneur, c’est aimer le chemin presque plus que la destination.

La seule chose que je changerais (et que je travaille encore aujourd’hui !) c’est de sortir le plus vite possible de la solitude, rencontrer des gens, pour ne pas rester seule avec son projet.

Ce qui m’a aidée, ce sont les témoignages des entrepreneuses avec plusieurs années d’expérience qui ont traversé les mêmes difficultés que moi à leurs débuts. J’étais pleine de doutes face à mes hauts et mes bas, je me disais que peut-être je n’était pas assez solide pour monter mon entreprise, que je ne faisais pas les choses comme il le fallait etc. Leurs témoignages m’ont rassurée, et je me suis rendue compte que je vivais ce que tout le monde vit durant ses débuts. Qu’il fallait juste de la patience, de l’espoir et de la persévérance.

Quelle est ton actualité? Y’a-t-il des projets, des collaborations, dont tu voudrais nous parler?

J’ai récemment été l’invitée de Curve Podcast pour enregistrer une émission sur le thème de la grossophobie. Un sujet tabou, plein d’idées reçues que j’ai à coeur de briser. Cette interview devrait sortir d’ici la fin de l’année 2019.

J’aimerais également mettre en avant une marque avec laquelle je collabore depuis Septembre : C.Bergamia. Deux femmes, une mère et sa fille, qui créent des pantalons sur mesure et éco-responsables. L’une des seules entreprises que je connais qui proposent de l’éthique ET de la grande taille réunies. J’adore leur audace, leur esprit pionnier ; nos valeurs sont identiques. Nous organisons un événement commun le 16 novembre à Lyon: Rencontre avec la mode personnalisée.

Et puis enfin j’aimerais évoquer le projet un peu secret auquel nous travaillons toutes les deux: Fœmina, un collectif d’entrepreneuses qui œuvre pour le bien-être des femmes. (NDLR: ce collectif est encore en construction mais vous pouvez commencer à suivre notre page Facebook Fœmina Lyon. Si vous êtes une entrepreneuse de Lyon et sa région et que vous êtes sensible à la thématique de la montée en puissance des femmes, n’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus!)

Un mot de conclusion?

On à tous entendu au moins une fois cette phrase dans notre vie : “Il faut souffrir pour être belle/beau” Non!! Il faut se faire PLAISIR pour être belle/beau. Arrêtons de nous faire du mal pour rentrer dans des cases. Soyons bienveillants avec nous-même et avec les autres.

Nathalie, lors de la Pause entrepreneuses du 16 octobre, en collaboration avec Dessine ta boîte qui déboîte

Tu es (future) entrepreneuse à Lyon? Ne reste pas seule et retrouve-nous lors de la prochaine Pause entrepreneuses, le 20 novembre chez Pause création!

Pauline Gamore, fondatrice du Textile Lab à Lyon

Voici quelques jours, j’ai enfin pris le temps d’aller à la rencontre de Pauline et de son espace inédit à Lyon: le Textile Lab, un fablab consacré à la création et l’innovation textile. Elle nous parle de son parcours, du lieu qu’elle anime mais aussi de la campagne de crowdfunding qu’elle vient de lancer pour équiper le Lab de nouvelles machines!

Bonjour Pauline, qu’est-ce que le Textile Lab? Comment ce projet est-il né?

Le Textile Lab, c’est un fablab, un espace de travail et de production partagé, dédié à la création et à l’innovation textile en plein coeur de Lyon. Le projet est né pendant ma grossesse. A l’époque je m’étais installée pour travailler au sein du fablab Youfactory, à Villeurbanne (69), et en parallèle de mon activité de graphiste, j’avais monté une petite marque de bijoux et accessoires. Je trouvais génial de pouvoir transformer mes créations graphiques et motifs en objets tangibles. Au même moment, j’ai découvert les machines à tricoter et la possibilité de les “hacker” assez simplement pour les relier à son ordinateur. Petit à petit, l’idée de créer un fablab dédié au textile s’est mise à me démanger!

Dans un premier temps, j’ai creusé l’idée d’adosser mon projet à un fablab existant. Mais cela ne convenait pas: trop cher et trop excentré. Finalement, j’ai opté pour ouvrir mon propre espace, qui serait à la fois mon lieu de travail et d’expérimentation autour du textile, et un atelier collaboratif. J’ai sondé une centaine de créatrices que je connaissais, pour savoir si elles seraient intéressées par cette offre et connaître le budget qu’elles pourraient y consacrer. Une quarantaine a répondu de manière enthousiaste, ce qui m’a encouragé à concrétiser le projet.

J’ai eu la chance de trouver cette ancienne galerie d’art que le locataire n’exploitait plus et dont j’ai pu reprendre le bail.

Le Textile Lab a ouvert ses portes en octobre 2018. Ma priorité était de trouver les 5 personnes qui occupent les postes de résident. J’ai eu la chance d’être tout de suite suivie par une créatrice de renom et d’expérience, Mathilde Alexandre, la fondatrice de la marque Mademoiselle Dimanche, qui se lance désormais dans une activité de conseil en conception graphique, impression et matériaux. Mais aussi par l’artiste plasticienne Lucia Javicoli ou encore Emilie Berthon, directrice artistique et fondatrice d’une agence d’inspiration.

Aujourd’hui le Lab propose donc 5 postes de résidents (à temps plein, avec un bureau fixe et un engagement minimum de 3 mois), 10 créneaux d’adhérents nomades (qui viennent un jour fixe par semaine) et accueille des utilisateurs ponctuels, qui viennent à la carte. Le tout avec des tarifs pensés pour être accessibles au plus grand nombre: par exemple, 180€ par mois pour un poste de résident.

Après une formation, ils peuvent en tout indépendance utiliser les machines présentes: une brodeuse numérique, une piqueuse industrielle point droit (bientôt rejointe par une deuxième qui fera le point zigzag), une surjeteuse, 4 machines à coudre familiales et enfin 3 machines à tricoter dont 2 numériques.

Depuis le mois de janvier 2019, je propose également un programme d’événements: des ateliers créatifs, des apéros thématiques et bien sûr des formations sur l’utilisation des différentes machines.

Raconte-nous ton parcours: comment es-tu devenue entrepreneuse?

Dès le collège, j’étais intéressée par les Arts appliqués: j’hésitais entre devenir styliste, décoratrice d’intérieur, graphiste… J’ai quand même passé un bac S pour rassurer mes parents puis j’ai intégré une école de communication visuelle à Aix en Provence.

Dès le départ, je souhaitais travailler en indépendante. De plus, quand j’ai été diplômée, en 2008, le marché de l’emploi était très compliqué, encore plus pour les graphistes. Drômoise d’origine, je me suis alors installée à Lyon: j’ai eu assez rapidement des propositions d’agences pour travailler sous statut freelance. Au bout d’un an, j’ai suivi mon conjoint de l’époque pour m’installer dans les Gorges du Verdon. Comme j’avais toujours travaillé à distance avec mes clients, cela ne posait pas de problème particulier.

En 2011, j’ai décidé de revenir à Lyon, mais je souhaitais d’abord trouver mon lieu de travail avant de choisir mon lieu de vie. J’ai démarché différents bureaux partagés. C’est comme cela que j’ai découvert le projet de l’Atelier des médias, qui se lançait. J’y suis restée plusieurs années, j’ai même été trésorière de l’association, ce qui m’a permis de me familiariser avec la gestion d’un coworking.

Cette période m’a vraiment permis de booster ma carrière, de rencontrer de nombreux professionnels, dont un autre graphiste avec lequel j’ai décidé de collaborer plus étroitement en fondant un collectif. C’est pour pouvoir travailler à plusieurs, dans un espace plus adapté, que je me suis installée chez Youfactory à Villeurbanne. Vous connaissez la suite!

Pour l’instant, je conserve mon activité de graphiste, mais à terme je souhaite me consacrer à 100% au Textile Lab et à la recherche et l’expérimentation autour du textile.

Comment cette nouvelle année s’annonce-t-elle pour le Textile Lab? Quels sont les projets et les nouveautés?

Cette rentrée s’annonce riche pour le Textile Lab! Tout d’abord, après avoir participé ce printemps à un bootcamp d’une semaine de la Fabricademy, j’ai décidé de devenir partenaire de leur formation pour approfondir mes connaissances en matière de textiles, fabrication digitale et biologie, et comment tout cela peut s’imbriquer aujourd’hui dans un lieu comme le Textile Lab. A partir de fin septembre, je serai un des lieux (un “node”) dans lequel les inscrits pourront venir suivre le cours hebdomadaire et réaliser les exercices demandés.

Mais le plus gros projet, c’est la campagne de crowdfunding que j’ai lancée le 28 août et qui se termine le 19 septembre. L’objectif est est d’agrandir le parc machine du Lab, en faisant l’acquisition de nouveaux outils numériques. Ceux-ci ne sont pas directement liés au textile mais permettent d’innover, imaginer très librement. Il s’agit d’abord d’une machine 3D multifonction (impression 3D, découpe laser et fraisage numérique). Si le deuxième palier est atteint, il nous permettra d’acquérir aussi une machine spécialisée dans la découpe laser. Et enfin, avec le 3ème palier, on s’équipera en plus d’une imprimante textile!

Pour récompenser les contributeurs, j’ai imaginé des contreparties adaptées à nos différents publics. Pour les particulier, les résidentes et moi-même avons créé une collection d’illustrations brodées. Vous pourrez la découvrir, ainsi que les créations d’autres artistes, lors de l’exposition Le cabinet de curiosités, qui ouvre ses portes le 10 septembreprochain!

Et si vous êtes une créatrice et souhaitez découvrir le Textile Lab et développer vos compétences, vous pourrez bénéficier d’ateliers créatifs ou d’heures de formation et d’utilisation des machines!

Laura Peterman, créatrice d’identités de marque

Entrepreneuse depuis 2014, Laura est passionnée de mode, de création, de graphisme et de web. Elle met tous ses talents au service de la visibilité des jeunes marques.

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous connaissez sans doute déjà son nom: Laura Peterman est la talentueuse directrice artistique qui signe ma nouvelle identité visuelle et mon nouveau site et je ne manque jamais de rappeler à quel point je suis ravie de notre collaboration.

Je suis très heureuse de lui donner enfin l’occasion de nous parler plus longuement de son expérience d’entrepreneuse. Dans cette interview, elle nous explique notamment les joies qu’elle trouve à être sa propre patronne. Mais elle nous met aussi en garde contre des ennemis qu’elle connaît bien : le stress de l’entrepreneuse et les peurs que peut générer le manque de sécurité financière.

Laura Peterman, directrice artistique et brand stylist – www.laurapeterman.fr

Bonjour Laura, raconte-nous ton parcours: depuis quand es-tu entrepreneuse ?

Amoureuse de l’image sous toutes ses formes, et créative compulsive depuis toujours, j’ai fait des études en Arts appliqués après mon Bac général. Également passionnée de mode, c’est tout naturellement que j’ai poursuivi avec un BTS de stylisme (Design de mode). Mais après quelques expériences décevantes en tant que styliste, et beaucoup de jobs alimentaire de vendeuse en prêt-à-porter, le hasard des rencontres m’a fait changer de voie, et j’ai été embauchée comme graphiste dans une agence de comm.

Cela a été une révélation pour moi : on me donnait enfin la liberté de créer, d’explorer le visuel, de jouer avec l’image. Ensuite, j’ai été formée en interne à l’intégration de sites web, ce qui m’a donné la double casquette de graphiste / intégratrice. Un nouveau monde s’est ouvert à moi, et j’y ai découvert une nouvelle passion. Au bout de deux ans et demi dans cette agence, j’ai décidé de partir pour me mettre à mon compte. C’était en 2014.

Qu’est-ce qui t’a incitée à te lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat? Quelle est ta “raison d’être” d’entrepreneuse?

Je crois que j’ai toujours été profondément indépendante et libre, et je ne me retrouvais pas dans le salariat. Je me sentais entravée, exploitée, cela n’avait pas de sens pour moi. Je rentrais à la maison à 19h pour retrouver mon petit garçon en pyjama puis le mettre au lit à peine une heure après. J’en avais marre de culpabiliser quand j’étais malade, ou de ne pas oser demander à partir plus tôt pour emmener mon fils chez le médecin. Et quand on a commencé à me demander de produire plus et plus vite, et de noter heure par heure ce que je faisais, j’ai eu le déclic.

La créativité, ça ne se force pas, et je ne voulais plus travailler sous pression. Je travaillais non pas au service de mes valeurs, mais de celles de mon entreprise, de mon patron, de nos clients, qui n’étaient pas forcément les miennes. J’avais besoin de retrouver ma liberté, mon indépendance, ma créativité, et surtout d’agir en alignement avec mes valeurs, mes rêves, mes envies, mes besoins. Je voulais me créer un travail sur mesure, plutôt que devoir rentrer dans une case. Je voulais redonner du sens à ma vie.

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu trouves dans ta vie d’entrepreneuse?

Il y en a beaucoup ! Ma préférée : vivre à mon rythme. Nous, les femmes, sommes cycliques. Ce qui veut dire qu’à certains moments du mois, nous sommes créatives, à d’autres nous sommes plutôt productives, ou sociables, ou encore intuitives etc. Expliquer cela à un patron, c’est un peu compliqué !

La vie entrepreneuriale me permet de m’organiser en fonction de mes rythmes internes, d’être à fond quand mon énergie le permet, et de me reposer quand c’est nécessaire. Bien évidemment, il y a aussi le fait que depuis 5 ans, j’ai le bonheur d’aller chercher mon fils à l’école (enfin plus maintenant qu’il rentre tout seul !), de profiter de lui…

Et puis, tous les petits plus qui facilitent la vie : faire mes courses en semaine quand il n’y a personne pour éviter les samedis bondés, partir en week-end mardi-mercredi-jeudi si j’en ai envie, gérer mes horaires, mes vacances, m’autoriser un congé spécial règles chaque mois, ne rendre de compte à personne d’autre qu’à moi-même, et, luxe suprême : choisir avec qui j’ai envie de travailler.

C’est un cadeau de pouvoir travailler avec des personnes qui partagent mes valeurs, ma vision. Cela devient bien plus qu’un simple travail, bien plus qu’une relation client-prestataire. C’est ce qui me plaît : créer du lien, partager.

Quelles sont, à l’inverse, les difficultés que tu as rencontrées ou rencontres encore ?

Les difficultés sont elles aussi nombreuses, et ce serait une erreur de les nier. Il faut être réaliste, et s’y préparer. Bien sûr, elles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Mon défi à moi, c’était de me lancer tout en étant maman solo. Gérer un enfant seule, ce n’est pas facile. Créer une entreprise non plus. Donc les deux en même temps… il faut être un peu kamikaze ! Je suis passée par des périodes très dures, financièrement et moralement, et j’ai fait l’erreur de rester dans mon coin, à vivre mes problèmes toute seule. J’ai fait un burn out.

Mon pire ennemi, c’est le stress. Encore aujourd’hui. Le stress n’est pas forcément visible, et prend des formes très diverses qu’on ne reconnait pas toujours. C’est une attitude intérieure, qui nous ronge en silence. Par exemple, les angoisses financières qui arrivent quand on n’a pas de rentrées d’argent prévues. Ou encore l’impression que l’on fait tout de travers parce qu’on vient de passer une heure sur Instagram à regarder ce que font d’autres, et qu’on se sent pas à leur hauteur. C’est aussi culpabiliser quand on se détend, alors qu’on en a besoin, ou penser au travail quand on est en famille ou avec ses enfants. On ne s’en rend pas compte, mais cela nous pompe une énergie dingue. Il faut apprendre à le reconnaitre, et à le gérer.

Et puis, il y a l’aspect financier, en particulier quand on est seule et sans filet. Ne pas savoir comment on va gagner sa vie dans trois mois, cela peut angoisser, surtout quand on vient du salariat. Je pense que pendant longtemps, j’ai souffert de chercher le même confort que dans le salariat, à savoir une visibilité à long terme sur ma trésorerie. Le jour où j’ai compris que je n’aurai jamais cette visibilité, cela m’a libérée. C’est toute une façon de voir qu’il faut changer. La gestion de l’argent n’est pas la même quand on est en CDI avec salaire fixe et quand on est entrepreneur, avec des revenus aléatoires et non prévisibles. Le plus tôt on l’accepte, le mieux on se porte. J’ai du apprendre à gérer l’argent autrement, à ne pas angoisser dans les périodes creuses, à croire en moi et en ma capacité à générer des revenus, même si je ne sais pas exactement quand et comment.

Quel conseil donnerais-tu aux femmes qui font le choix de l’entrepreneuriat ?

D’abord et avant tout, de se faire confiance. C’est difficile aujourd’hui de ne pas se comparer, de ne pas se laisser influencer par ce que font les autres, et de se laisser dicter comment on « doit » faire. Je crois que chacune de nous à en elle la sagesse et l’intuition nécessaires pour mener à bien ses projets et envies. Rester connectée à cette sagesse intérieure, se faire confiance, s’écouter, même quand on semble aller à contre courant, même quand les autres ne nous comprennent pas. C’est, pour moi, la clé. Car personne n’a LA réponse, personne ne détient LA vérité. On a chacun(e) la sienne, et c’est à nous et à nous seule de la vivre. Se concentrer sur ce qu’on sait faire, y mettre tout son coeur, son attention et son énergie, sans s’éparpiller. Le reste suivra. 

Aperçu des derniers projets de Laura Peterman

Quels sont les derniers clients/projets que tu souhaites mettre en avant à l’occasion de cet article ?

Bien évidemment, toi, la fabuleuse Sandrine Franchet (promis, cette réponse est totalement spontanée ! – NDLR) avec qui j’ai pris un immense plaisir à travailler. C’était vraiment un régal de creuser ensemble, d’aller au-delà du visuel pour vraiment chercher l’essence de ta marque, et ensuite trouver comment la retranscrire visuellement. Je crois qu’on était vraiment en phase, à chaque étape du projet, et ça, c’est un cadeau précieux. Je n’ai pas eu l’impression de travailler, mais juste de m’éclater en faisant ce que j’aime faire et en le partageant avec toi. (Voir le résultat de ce travail ici – NDLR)

J’ai aussi récemment travaillé sur la refonte de l’identité de Mélanie Cotton, décoratrice d’intérieur à Lyon, et c’est pareil, j’ai pris un plaisir fou à collaborer sur ce projet. On avait la même vision, nos échanges étaient riches et inspirants. On avançait ensemble dans la même direction, la créativité bouillonnait, c’était chouette. Elle est vraiment partie à fond dans la déclinaison de l’identité (tampons, workbooks, enveloppes, packagings, etc.) et je me suis régalée. J’ai beaucoup de chance de travailler avec des femmes qui m’inspirent, et qui me font entièrement confiance. Je me sens libre et du coup la créativité n’a pas de barrières pour s’exprimer. C’est un bonheur.

PS: N’oubliez pas de découvrir l’univers de Laura Peterman sur Instagram

Nina Orengia, créatrice de Comme un loup blanc, mode éthique

Créatrice de la marque lyonnaise de mode responsable Comme un loup blanc, Nina Orengia nous raconte son parcours, qui l’a menée du théâtre à l’entrepreneuriat. Et nous parle de ses projets pour développer sa marque.

Voici quelques semaines, j’ai assisté au tout premier défilé, très réussi, de la marque Comme un loup blanc, dont les pièces sont fabriquées juste à côté de Lyon.

L’événement m’a, je dois l’avouer, remplie d’une petite fierté car Nina, sa créatrice, a fait partie des premières “élèves” du programme de formation Dessine ta boîte que je co-anime chez Pause création.

C’est évidemment très gratifiant de voir une entrepreneuse que l’on a accompagnée passer de nouvelles étapes dans son projet et le faire grandir. Et je me suis dit que le parcours de Nina avait toute sa place dans cette rubrique destinée aux portraits d’entrepreneuses inspirantes!

Petite annonce: si les créations et la démarche responsables de Comme un loup blanc vous plaisent, n’hésitez pas à l’aider à aller encore plus loin! Nina a lancé une campagne de crowdfunding pour lui permettre de développer une collection plus fournie en 2020.

Nina Orengia, créatrice de la marque de mode responsable Comme un loup blanc

Bonjour Nina, peux-tu nous parler de ton activité et de ta marque?

Depuis 2018, je crée des vêtements éco-responsables pour femmes fabriqués en petites séries sous la marque Comme un loup blanc. Je suis seule sur la partie “chef d’entreprise” mais depuis peu je fais appel à un atelier de confection à Villeurbanne (69), Emerjean, qui fabrique mes vêtements.

La plupart du temps, je travaille chez moi ce qui présente des avantages (pas de temps de trajets, tout sur place) mais aussi des inconvénients (trouver un équilibre vie perso, vie pro, savoir s’arrêter, solitude). Je vends mes produits sur mon site internet mais aussi sur des évènements éphémères (pop up, marché, boutique..). J’organise aussi régulièrement des ventes privées, soit dans une salle que je loue pour l’occasion, soit chez des particuliers. J’aime être en contact avec mes clientes, savoir ce qu’elles aiment, apprendre à les connaître.

J’aime expliquer que Comme un loup blanc est une marque qui permet à chaque cliente de créer son empreinte, son identité. D’abord en soutenant une marque éco-responsable mais aussi en portant des vêtements uniques qui ont de la personnalité. Chaque tissu, chaque design est choisi de manière à créer un coup de coeur pour celle qui le portera car immédiatement elle se sentira bien dedans, elle se sentira “elle”.

J’ai d’ailleurs une anecdote d’une cliente qui a complètement craqué pour la marque. Elle m’expliquait qu’elle ne trouve jamais rien dans les magasins, qu’elle met souvent des choses très sobres avec des couleurs neutres, “des vêtements qu’on ne remarque pas”. Et pourtant en voyant mes motifs et mes couleurs qui sont plutôt marqués, elle a tout de suite craqué et m’a dit “c’est dingue, c’est tout à fait moi” !! L’univers de la marque est bohème, des vêtements simples et confortables qui sont de vrais alliés pour le quotidien.

La nouvelle collection printemps-été 2019 Comme un loup blanc

D’où vient le nom de ta marque, qu’évoque-t-il pour toi?

Ma marque s’appelle Comme un loup blanc. Trouver ce nom n’a pas été facile et je suis passée par pleins d’étapes. Comme un loup blanc a été évoqué lors d’un brainstorming en famille. J’ai tout de suite accroché, ce nom m’a tout de suite évoqué un univers, qui m’inspirait lui-même des vêtements. Quand je l’ai choisi, j’avais plusieurs critères. Je ne voulais pas prendre mon nom car je voulais que tout le monde puisse s’identifier à la marque. Et j’avais moi aussi besoin d’inspiration, prendre mon nom bloquait un peu mon imagination.

J’aimais aussi l’idée que la marque ait un animal totem. Et le loup était parfait. Un animal incompris, auquel on donne plusieurs facettes, qui peut être doux et féroce, à la fois sauvage, indomptable mais fidèle.. Bref, tout cet imaginaire me ramenait à moi en tant que femme, à mes humeurs, mes émotions et je me suis dis qu’il représentait parfaitement l’image des femmes que je voulais transmettre à travers ma marque. Chaque personne qui porte un vêtement de la marque est à sa manière un loup blanc. C’est d’ailleurs marqué sur l’étiquette : “Comme un loup blanc”, on enfile une robe comme le loup blanc porte sa fourrure. Le lien avec l’expression “connu comme le loup blanc” m’amusait beaucoup, d’ailleurs on me dit souvent quand les gens mettent un visage sur la créatrice “ah c’est vous le loup blanc!”.

Raconte-nous ton parcours: comment es-tu devenue entrepreneuse?

Avant de créer ma marque, j’étais comédienne, et ce métier était plutôt précaire. J’avais parfois des moments de pause, où je ne travaillais pas et où j’étais à la recherche du prochain projet. Je le vivais assez mal de ne pas travailler et de toujours dépendre des autres pour me donner du travail. C’est à ce moment là que j’ai commencé à rêver à de nouveaux projets dont je serais le chef. Je me suis lancée au moment où j’ai enfin compris qui j’étais et ce que j’attendais vraiment de la vie.

Au départ, je rêvais d’un lieu multi facettes, où il y aurait des spectacles, un café, des objets de créateurs, où l’on pourrait rencontrer des gens, échanger et prendre son temps. Les notions de lieu et d’univers étaient vraiment importantes. Le projet s’est transformé en café dédié aux loisirs créatifs. Je notais dans un cahier mes idées (j’ai aussi été animatrice en centre de loisirs donc les idées ne manquaient pas) et commençais à coudre des prototypes.

En parallèle, je me renseignais sur les lieux qui rejoignaient mon idée pour discuter avec leur créateurs et c’est comme ça que j’ai connu Priscilla, la fondatrice de Pause création. Au cours de notre conversation, elle m’a parlé de la formation professionnelle de couture qu’elle était en train de mettre en place. Et là, évidence ! Je souhaitais me former à la couture depuis longtemps, sans trouver une formation qui me convenait. C’est à ce moment-là que mon projet s’est éclairci et construit. Créer ma marque de vêtements, cela regroupait toutes les valeurs qui me tenaient à coeur : créer mon univers, le partager, être en contact avec des gens, défendre des valeurs éco-responsables. Au début, je menais ce projet de front avec mon métier de comédienne. Cette année, j’ai décidé de mettre le théâtre entre parenthèses pour vivre mon activité d’entrepreneuse à fond car cela demande un engagement considérable.

Pourquoi as-tu été attirée par l’entrepreneuriat, quelle est ta “mission” d’entrepreneuse?

En fait, je me rends compte aujourd’hui que j’ai toujours eu une âme entrepreneuse. Je ne suis pas très âgée mais j’ai rêvé à de nombreux projets, certains que j’ai réalisés (comme créer un spectacle entre danse et théâtre) et d’autres qui se sont modifiés avec le temps.

En créant Comme un loup blanc, je voulais aller au bout de mes rêves, me donner les moyens d’accomplir des choses folles. Je suis jeune et je n’ai pas encore d’enfant donc je pouvais me permettre (mon conjoint me soutenant à fond aussi) de ma lancer dans cette aventure.

Ma raison d’être en temps qu’entrepreneuse est de partager avec vous un peu de qui je suis, de concrétiser ma créativité en imaginant des vêtements qui vont prendre vie avec vous.

Être entrepreneuse pour moi, c’est aussi avoir la possibilité de mener la vie que je veux et de défendre des valeurs qui me sont chères. Je soutiens depuis très longtemps des initiatives écologiques pour aider à préserver notre planète et créer une marque de vêtements éthique et éco-responsable est une manière pour moi d’ajouter une pierre à l’édifice de cette cause, en montrant qu’il est possible de se faire plaisir en respectant les hommes et la planète.

Nina Orengia, lors du premier défilé Comme un loup blanc

Quelles sont les satisfactions et les difficultés que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse? Que changerais-tu?

L’entrepreneuriat me permet avant tout de vivre ma vie comme je l’entends, de rencontrer des personnes passionnées, de partager ma passion, de créer, de ne jamais cesser de rêver…

Côté difficultés, je dirais l’apport financier. Au départ, l’argent n’étais pas vraiment important car Comme un loup blanc était un deuxième métier. Aujourd’hui la marque a grandi et pour continuer de grandir, il faut pouvoir investir. Ayant commencé mon activité jeune, je n’avais pas de gros moyens financiers. C’est donc cela, la principale difficulté aujourd’hui : faire en sorte que le rêve devienne rentable, que je puisse en vivre.

Si c’était à refaire, je construirais un peu mieux mon plan financier pour partir sur des bases solides. Mais pour le reste, je ne changerais rien. Ce qui est beau avec ce projet, c’est que je grandis avec lui et les décisions/directions que je prends me correspondent au moment où je les prends.

Le conseil qui m’accompagne à chaque étape, et par lequel je voudrais conclure, est une citation de Xavier Dolan: “Tout arrive à qui rêve, ose, travaille et surtout n’abandonne jamais”.

N’oubliez pas de soutenir Comme un loup blanc sur KissKissBankBank

Florina Aledo-Perez, artiste contemporaine et créatrice de la Génération Kahlo

Peintre, formatrice, réalisatrice de vidéos, animatrice de conférences, créatrice du concept Génération Kahlo… Florina Aledo-Perez est une artiste entrepreneuse aux multiples talents. Elle nous en dit plus sur son parcours, ses activités et son choix de l’entrepreneuriat.

Florina est l’une des “drôles de dames” qui composent l’équipe de la formation pour entrepreneuses Dessine ta boîte (dont je vous avais parlé ici). Elle enseigne aux participantes l’art de la vidéo marketing. Mais cette activité n’est que l’une des multiples cordes à son arc. Car Florina est avant tout peintre et s’est fait connaître grâce à ses portraits de femmes libres et résilientes, librement inspirés de l’oeuvre de Frida Kahlo.

Portrait par Alexia Domin-Fassero

Bonjour Florina, peux-tu nous parler de ton activité et de la Génération Kahlo?

Je suis une artiste contemporaine et créatrice de la Génération Kahlo. Mon credo: on peut toutes être Frida!

Mon activité est très variée. Je ne suis pas uniquement dernière mon chevalet: la peinture représente à peine 10% de mon temps. J’organise mes propres expositions, environ une tous les 3 mois depuis septembre 2018. Je crée des partenariats professionnels avec des personnes de tous horizons sur la thématique de la femme d’aujourd’hui. Je réalise des portraits, j’organise des conférences, je vends mes œuvres sur internet, je participe à des concours, et j’assure des formations dans le domaine de la vidéo marketing… la liste est encore longue!

Au début, j’ai utilisé le nom “Génération Kahlo” pour faire connaître mon travail. Aujourd’hui je communique essentiellement avec mon nom : Florina ALEDO-PEREZ. J’ai de la chance, mon nom a déjà un petit côté artistique ! L’objectif est de me donner plus de liberté pour l’avenir: ne pas être seulement l’artiste qui peint des “Fridas”.

Quel est ton parcours: as-tu toujours été une artiste indépendante?

Officiellement, je suis entrepreneuse depuis février 2018. Avant septembre 2018, mon activité était tournée sur la vidéo marketing et le marketing global, pour les indépendants, les artisans et les artistes. C’est en voulant renouer avec la peinture que j’ai organisé ma première exposition à Lyon le 28 septembre chez Pause Création. Face au succès de cette dernière et à l’engouement que j’ai personnellement ressenti, j’ai décidé de me consacrer à mon art.

Tombée dans le dessin fortuitement à l’âge de 15 ans, j’ai organisé mes premières expositions de peinture à l’huile et au couteau à 16 ans. Pendant mes études, je me suis spécialisée petit à petit dans l’art graphique, la communication et enfin la vidéo. Plus précisément, j’ai passé un Bac Littéraire option Art plastique, puis je suis venue à Lyon pour intégrer l’école Emile Cohl (illustration, dessin animé, bande-dessinée). J’ai enfin obtenu un BTS communication visuelle et une licence pro Multimédia. Mes premières expériences professionnelles ont eu lieu dans des agences de communication, où je suis devenue directrice artistique.

C’est une fois enceinte que les priorités m’ont sauté aux yeux! Je ne voulais plus travailler pour les rêves de quelqu’un, mais pour mes propres rêves. Je sais depuis ce moment là que la vie d’indépendante me colle à la peau. Certes, je peux parfois me sentir un peu seule, mais je suis vite réconfortée par le nombre de rencontres que je fais. Ce qui était impossible quand j’étais salariée, coincée devant mon ordi, avec la même équipe de créa… sans jamais avoir de lien avec les clients, les prestataires, les fournisseurs…

Quelles sont les motifs de satisfaction et les difficultés que tu rencontres dans ton quotidien d’entrepreneuse? Si c’était à refaire, que changerais-tu?

Côté satisfactions, ce sont avant tout les personnes que je rencontre. Certaines sont devenues des amies proches. Puis le côté multi-casquettes qui fait que l’on ne s’ennuie JAMAIS ! Et la créativité dont toute entrepreneuse doit faire preuve pour faire face aux problématiques et rendre son business viable.

Ma plus grosse problématique est lié à l’argent. Mon business est viable, mais dès que je gagne le moindre centime via une vente ou une prestation, je dois, à chaque fois, me demander quoi faire de cet argent. Dois-je le garder pour vivre et nourrir ma famille (vital), ou l’utiliser pour réinvestir dans mon business (vital sur le long terme). Et j’avoue que ces choix de priorité ont tendance à me fatiguer.

Je suis de nature bohème et épicurienne. J’ai la fâcheuse tendance de ne pas compter mon argent et encore moins faire mes comptes (quelle horreur !). Mon mari a été là pour me remettre dans le droit chemin, lui qui est beaucoup plus terre à terre face à la viabilité d’une entreprise quelle qu’elle soit. Pour le convaincre que mon activité d’artiste était viable et que j’étais professionnelle, je lui ai apporté les chiffres qu’il attendait. Outre la confiance que ce business plan m’a apporté, ça m’aide encore beaucoup aujourd’hui à lutter contre mes travers financiers.

Le temps fait aussi partie de ces difficultés, car tous le monde a une notion du temps totalement différente. Je parle de délais de réponse par exemple ou de paiement… Il faut sans cesse jongler avec ces différentes perceptions du temps, et les anticiper. Je ne maîtrise pas encore bien cette anticipation.

Si c’était à refaire, en connaissant le parcours déjà effectué, je ferais la même chose avec 10 fois plus de confiance en moi. Car c’est elle aujourd’hui qui me donne des ailes pour décoller.

Quels sont tes projets du moment?

L’un de mes derniers partenariats est mené avec l’association “les audacieuses” : golf et business au féminin. Ce sont des femmes actives, engagées, d’influence, cheffes d’entreprises, start-upeuses… Leur amour pour le golf est un prétexte pour se rassembler et montrer qu’elles n’ont pas besoin des hommes pour faire une activité essentiellement masculine. Leurs valeurs : Engagement, Bienveillance, Optimisme et Élégance. Je suis intervenue lors du lancement du 9e trophée, pour créer le “portrait de l’audacieuse” et pour peindre en directe pendant la soirée. J’ai personnellement été invitée au 9e trophée, par la présidente Christelle Champion, qui se déroulera le 16 mai. Et j’en suis flattée et honorée car selon la présidente, je suis une vraie audacieuse (même si je n’ai jamais fait autre chose que du mini golf). Et je suis fière car la toile que j’ai peinte pour elles sera offerte à une association pour les femmes, qui luttent pour leurs droits ou leur insertion professionnelle.

J’aime beaucoup travailler en partenariat sur de nouvelles idées, créer des oeuvre collectives par exemple. Je suis à la recherche de personnes qui ont des histoires plein la tête, qui ont une plume sensible, ou qui ont leur propre histoire à raconter. Je cherche à donner des histoires à tous mes portraits en organisant une oeuvre collective. En permettant à des personnes qui n’ont pas forcément le statut d’auteur de pouvoir s’exprimer, inspirées par les thématiques de la femme, de ses combats ordinaires, de ses joies et difficultés quotidiennes. Donc si tu connais des personnes qui pourraient être intéressées, je te remercie d’avance de faire passer ma requête. Sachant qu’il n’y a aucune contrainte de rédaction en terme de nombre de mot ou de forme (romancé, poésie, point de vue…). Simplement, si possible, utiliser un portrait qui n’a pas déjà une histoire. Et voici le lien de tous les portraits : https://www.generationkahlo.com/peintures

La péniche Althéa: le bien-être au bord du Rhône à Avignon

Amarrée sur le Rhône, à quelques minutes du centre d’Avignon, la péniche Althéa est un lieu associatif consacré au bien-être: consultations de thérapeutes, ateliers et conférences, séances de méditation, ainsi qu’un bar à jus et à tisane 100% faits-maison. Une pause ressourçante à ne pas manquer!

Début avril, je me suis offert quelques jours de break et de télétravail dans la jolie ville d’Avignon. L’occasion de découvrir de jolis lieux et des entrepreneuses inspirantes. Après vous avoir présenté le Nid d’Avignon, je vous emmène à la rencontre de la péniche Althéa, un projet atypique conduit par Séverine Durmaz.

Depuis près de 2 ans, Séverine propose dans sa jolie péniche amarrée en bord de Rhône, à une dizaine de minutes du centre d’Avignon, un bar associatif à jus et tisanes faits maison, que l’on peut déguster sur la terrasse ou dans le jardin, des bureaux de consultation en location pour une dizaine de thérapeutes, une grande salle destinée à accueillir des ateliers ou conférences, et même une mignonne chambre d’hôtes dans la cabine du marinier.

Elle est même en train de monter une mini boutique de vente de produits de bien-être et d’alimentation bio.

Depuis la terrasse on aperçoit, au dernier plan, le célèbre Pont d’Avignon ^^

Ce projet, elle l’a préparé pendant un an en parallèle de son travail de chef des ventes dans le domaine du tourisme. Dans les 3 mois qui ont suivi l’achat de la péniche, en avril 2017, elle a démissionné, fait les travaux, construit un réseau de partenaires locaux et ouvert!

“J’ai toujours aimé les tisanes, pour leur goût et leurs propriétés. Et j’avais envie de monter un projet autour du bien-être et de l’éthique”, raconte Séverine. “La péniche est ouvert du mardi au vendredi de 10 à 18h et les samedi à partir de mai. Je souhaite garder du temps pour ma famille!”.

Les jus frais sont préparés sur commande, directement sous vos yeux 🙂

Psst: puisqu’on parle bien-être à Avignon, j’en profite au passage pour vous recommander un petit institut de massage tout neuf que j’ai pu tester lors de mon séjour: il s’agit du Spot Massage. J’avais opté pour le “massage unique” que Nadine vous prodigue sur-mesure. Et le bon plan à connaître, c’est que pour un premier soin, on a droit à 90 mn pour le prix d’1h!

Vous pouvez suivre la péniche Althéa sur Facebook et sur Instagram pour découvrir la programmation.

Anne-Sophie Benoit, photographe d’histoires uniques

Pour illustrer mon nouveau site, j’avais besoin et envie de jolis portraits professionnels. J’ai fait appel à l’oeil et au talent de la jeune photographe lyonnaise Anne-Sophie Benoit. Aujourd’hui je vous présente son travail et son parcours -déjà riche!- d’entrepreneuse.

C’est au cours d’une soirée du réseau lyonnais Ladyboss que j’ai fait la connaissance d’Anne-Sophie. J’ai tout de suite accroché à son sourire et sa bonne humeur, qui m’ont donné envie d’aller découvrir son travail.

Anne-Sophie Benoît propose des séances photos pour les particuliers (qu’il s’agisse d’immortaliser un instant de leur vie ou de les aider à s’accepter à travers la photo) ainsi que pour les professionnels (raconter leur histoire, mettre en avant leurs produits ou services, faire de la création de contenu etc.). Vous pouvez notamment la découvrir via ses 2 comptes Instagram @asb_photo et @annesophie.benoit

Au cours de quelques échanges, je lui ai expliqué ce que je recherchais: pas une ambiance “corporate”, pas de bureau ni d’ordinateur, mais un cadre et une lumière naturels, des tons pas trop chauds… C’est finalement au milieu des serres du Parc de la Tête d’Or que nous avons choisi d’organiser le shooting.

L’exercice de passer devant l’objectif n’est pas des plus faciles, mais grâce à sa bienveillance et son humour, Anne-Sophie a parfaitement su me détendre. Et je suis évidemment ravie du résultat, dont voici un petit extrait…

Outre ses photos, j’ai eu envie de vous faire découvrir le parcours d’Anne-Sophie, qui a eu le cran de lancer dans l’entrepreneuriat dès la fin de ses études en 2015 puis de changer d’activité au bout de quelques temps. Et même de créer avec son amoureux Jema, une marque de bougies naturelles qui, une fois consumées, laissent découvrir une pierre fine.

Bref, une belle illustration de la citation “la valeur n’attend point le nombre des années”!

Bonjour Anne-Sophie, parle-nous de ton activité et de ton parcours: pourquoi et comment es-tu devenue photographe indépendante?

Je m’appelle Anne-Sophie Benoit et je suis “photographe d’histoires uniques”. Il y a eu une longue réflexion autour de cette baseline. Je fais de la photo à la lumière naturelle à 100%, pas de studio ni de lumières artificielles. J’aime les choses qui sont un peu imparfaites, qui ne sont pas contrôlées à 100%. Quand on shoote à la lumière naturelle, il y a toujours un petit défi : trouver la meilleure lumière, le meilleur angle pour shooter. Histoires uniques, cela signifie aussi que l’humain est essentiel pour moi et que chaque personne que je rencontre a sa propre histoire à raconter. Pour chaque projet je propose quelque chose de différent et d’unique qui correspond à la personne que j’ai en face de moi.

Je n’ai jamais été salariée. J’ai fait beaucoup de stages, plus ou moins longs, notamment en tant que community manager/chargée de communication et c’était super intéressant. Cependant, j’ai toujours eu envie d’être ma propre patronne ! Je pense que c’est notamment dû au fait que je suis une enfant d’expatriée. J’ai même été scolarisée à la maison pendant quelques temps, ce qui m’a habituée à avoir un emploi du temps assez libre. L’instabilité, le changement ne sont donc pas des choses qui m’effraient.

J’ai me suis lancée dans l’entrepreneuriat fin 2015, après des études en communication, marketing digital et webdesign pour compléter mes connaissances. Comme le salariat ne m’attirait pas et que j’avais le soutien de mes parents, je me suis dit que je n’avais rien à perdre! Je suis encore jeune, je n’ai pas de contraintes particulières alors c’était le moment opportun pour moi de voir si ça fonctionne.

J’ai d’abord exercé en freelance en tant que webdesigner. Je ne pensais pas que je pourrais gagner ma vie avec la photo (les fameuses “croyances limitantes”). Et puis au bout d’un moment, je me suis dit qu’il fallait tenter ! Alors j’ai commencé à avoir des petits contrats, j’ai testé différentes choses (et je teste toujours) pour voir ce qui me plaisait (ou pas) et petit à petit j’ai pris mon envol. Je réalise toujours des sites internet, car j’aime avoir plusieurs activités pour ne pas me lasser, mais j’ai quand même beaucoup fait évoluer mon projet. Tout est dû aux rencontres, et à mon évolution en tant que personne aussi.

Anne-Sophie est également créatrice de la marque de bougies naturelles Jema

Quelles sont les satisfactions que tu trouves dans ta vie d’entrepreneuse?

Principalement le fait de pouvoir organiser mon emploi du temps comme je veux, pouvoir m’écouter et faire des pauses quand j’en ai envie. J’aime aussi le fait d’avoir rencontré pleins de personnes passionnées.

Ce qui me fait vibrer en tant qu’entrepreneuse, c’est l’humain. Ce sont ces échanges avec les personnes que je prends en photo et leurs retours. Partager un bout de leur vie aussi, c’est quelque chose qui me touche énormément. Savoir qu’ils me font confiance et que je peux raconter un peu de leur histoire, c’est super beau.

J’apprécie aussi de rencontrer des personnes qui font le même métier que moi et qui sont d’un soutien sans faille. Il y a de très beaux échanges et de synergies qui se créent, c’est très enrichissant. Tout n’est pas parfait bien sûr, mais c’est quand même un environnement agréable. Par ailleurs, j’évolue constamment en tant que personne. Je suis sortie de ma zone de confort tellement de fois, cela m’a donné une grande confiance en moi-même -ce dont je manquais auparavant…

Quels sont les difficultés auxquelles tu as dû faire face ou auxquelles tu fais face aujourd’hui? Que changerais-tu si tu pouvais recommencer à zéro?

Savoir se vendre quand on est à son compte c’est primordial. J’ai la chance d’avoir fait une école de commerce donc je ne partais pas de zéro. Cela ne m’a pas empêchée de rencontrer des difficultés: pour développer mon réseau, me faire connaitre, trouver des clients etc. C’est un travail constant.

L’erreur que je ne referais pas: je délèguerais des tâches dès le début !! Quand j’ai commencé, je voulais tout faire moi-même, et certaines choses m’ont pris énormément de temps… Malgré tout, je pense que les erreurs restent positives au final, donc je ne changerais pas grand chose.

Quant au conseil que je donnerais aux entrepreneuses, c’est de ne pas avoir peur de demander des avis externes (en dehors de ses amis/famille). Parfois, on est tellement à fond dans ce qu’on fait, que l’on manque de recul. Personnellement, je me suis faite accompagner pendant quelques mois pour refaire le point sur mon activité et cela m’a fait le plus grand bien !

Pour terminer cette interview, as-tu un projet que tu souhaites mettre en avant?

Le 28 mai prochain à Lyon, j’organise mon tout premier shooting collaboratif pour les créateurs.trices : 3h de shooting pour faire de la création de contenu ensemble. Le but c’est de mettre les produits en situation, de mixer les produits de différent.es créateurs.trices pour que chacun puisse communiquer avec de jolies photos. Tous les détails de l’évènements sont ici : https://www.facebook.com/events/359457978244939/

Le Nid d’Avignon, lieu de vie et d’expérience éco-responsable

Fondé par 3 entrepreneurs, le Nid d’Avignon offre dans un bel espace une boutique dédiée à la décoration et l’art de vivre, une cantine et un studio de yoga.

Au début du mois d’avril, j’ai eu envie de profiter de quelques jours sans cours ni rendez-vous pour délocaliser mon “bureau” (mon ordinateur portable quoi!), changer d’air et de décor et me poser un peu après un hiver bien fatiguant.

C’est à Avignon, dans un petit studio avec terrasse et vue sur les toits, que j’ai atterri pour 4 jours. L’occasion de mieux découvrir cette ville et ses jolies ruelles. Mais aussi de partir à la rencontre de quelques entrepreneuses locales que j’ai envie de vous faire découvrir à mon tour

La rue des Teinturiers, où flâner et boire un verre en bord de Sorgue

Le Nid, un lieu de vie et d’expériences

Ouvert en juillet 2018, dans un grand et bel espace baigné de lumière grâce à une verrière, le Nid d’Avignon se veut un lieu de vie et de découverte pour mieux consommer.

Situé dans une jolie rue piétonne (au 7 rue des 3 faucons), iI regroupe un concept store consacré à la décoration et à l’art de vivre éco-responsables (CQFD), qui propose également des ateliers créatifs et de développement personnel, un studio de yoga (Inspire yoga) et un coffee shop bio et local (La cantine du Nid). Les fondatrices et fondateur de ces 3 business avaient tous un local indépendant avant de décider de cohabiter dans ce joli lieu.

J’ai testé la cantine (au petit-déjeuner et au goûter), c’est inventif, sain et très bon. Je n’ai pas craqué dans la boutique, ce qui m’a demandé une grande force d’esprit car la papeterie, la vaisselle ou encore les bouquets de fleurs sauvages me faisaient les yeux très doux!

En revanche je n’ai pas résisté à l’envie de faire un cours de yoga “fusion” (mélange de yoga et de pilates assez dynamique). J’ai regretté de ne pas être avignonnaise quand j’ai découvert que le studio proposait pleins de cours différents et des ateliers hors les murs, par exemple dans des musées ou dans des caves pour des soirées yoga et dégustation de vin ^^.


Priscilla Otero, fondatrice de Pause Création & Dessine ta boîte qui déboîte (Lyon)

Cette semaine, toute l’équipe de Dessine ta boîte qui déboîte -dont j’ai le plaisir de faire partie- commence une nouvelle session d’accompagnement. L’occasion de vous reparler de ce parcours de formation-action pour entrepreneuses mais aussi de poser quelques questions à Priscilla, sa fondatrice.

Si vous me suiviez sur l’ancien blog et sur les réseaux sociaux, le nom de Priscilla Otéro et celui de Pause Création, son joli espace atelier/boutique ne vous sont pas inconnus. C’est notamment le lieu qui accueille chaque mois les Pauses entrepreneuses.

Mais je n’avais encore jamais pris le temps de vous présenter Priscilla plus longuement et de l’interroger sur son parcours d’entrepreneuse. Pourtant, celui-ci est intéressant, car c’est en se fondant sur son expérience entrepreneuriale qu’elle a décidé de monter des modules d’accompagnement personnalisé pour les entrepreneuses. Il était plus que temps de réparer cette erreur!

Ce joli portrait de Priscilla est signé Alexia Domin-Fassero

Peux-tu nous parler de Pause création: quand, pourquoi et comment as-tu ouvert puis développé ce lieu?

J’ai créé Pause Création voici 3 ans et je l’ai imaginée comme une “Maison de la création” à Lyon, chaleureuse et accueillante. Je l’ai aménagée de façon intime, avec, outre les salles dédiées aux ateliers, un petit salon et une cuisine où l’on aime se réunir pour déjeuner mais aussi pour travailler.

Le projet a énormément évolué depuis le départ: initialement pensé pour être un lieu dédié aux ateliers et à l’événementiel, j’avais ensuite décidé de consacrer une partie de la surface à une boutique de créateurs lyonnais et mexicains (car je suis d’origine mexicaine par mon père).

Outre les ateliers créatifs destinés aux particuliers (individuels et groupes dans le cadre d’événements comme des enterrements de vie de jeune fille ou des anniversaires), j’ai développé depuis bientôt 2 ans une formation professionnelle de couture-modélisme pour celles qui souhaitent développer une activité autour de la couture. Pour cela, je me suis associée avec Genia, professeure de couture.

A l’été 2018, j’ai finalement décidé de fermer la boutique de créateurs, pour nous permettre d’avoir plus de place pour les ateliers et formations. J’ai noué un partenariat avec les Filentropes, qui animent des ateliers textiles et de cosmétiques naturels et proposent un corner de vente d’accessoires et de matières premières pour fabriquer soi-même ses produits de beauté.

C’est également à l’été 2018 que j’ai commencé à développer le programme Dessine ta boîte qui déboîte, pour accompagner les femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ou celles qui se sont lancées mais se heurtent aux limites de leur projet, ou ont du mal à rester alignées avec leur business.

En qui consiste exactement le parcours d’accompagnement Dessine ta boîte qui déboîte?

En réalité, il existe 4 parcours différents. Le premier s’adresse aux femmes qui se posent la question d’une reconversion et de l’entrepreneuriat. Il a pour objectif de les aider à savoir si elles sont “faites” pour devenir entrepreneuses.

Le 2ème et le 3ème parcours s’adressent à celles qui ont décidé de créer leur entreprise (le 3ème parcours est en particulier consacré au business plan et aux aspects financiers du projet).

Le 4ème parcours, enfin, celui dont nous entamons une nouvelle session le 10 avril, vise les entrepreneuses déjà en activité, mais qui se posent des questions sur la direction que prend leur business ou souhaitent passer un “palier” de développement.

J’ai fait appel à 4 expertes de l’accompagnement d’entrepreneuses pour animer avec moi cette formation-action approfondie, qui dure une cinquantaine d’heures. Je les ai choisies car quand je me suis moi-même posée des questions sur mon business, et que j’ai décidé de me faire aider, elles ont su m’apporter des réponses efficaces.

Il s’agit de :

> Audrey Gallay, thérapeute spécialisée dans les problématiques liées au travail et à l’entreprise, qui intervient sur les valeurs, la posture et les objectifs de l’entrepreneuse.

> Christine Géhin, coach, qui accompagne les participantes sur les problématiques liées aux rapport au temps et à l’argent.

> Toi, Sandrine Franchet, qui intervient sur la définition de la stratégie de communication

> Et enfin Florina Aledo qui aide les entrepreneuses à s’adresser à leur audience et à développer leur notoriété grâce à l’outil vidéo.

Ton parcours d’entrepreneuse t’a directement inspirée pour créer les programmes d’accompagnement Dessine ta boîte qui déboîte: peux-tu nous le raconter? Quelles sont les satisfactions et les défis de ta vie d’entrepreneuse? Les leçons que tu en tires?

Entreprendre est une envie qui a toujours été là, et qui a même dicté le choix de mes études. Je suis diplômée d’un master en marketing, spécialisé dans le management des marques de luxe, obtenu à l’EM Lyon. J’ai toujours aimé la liberté, le challenge…

J’ai travaillé quelques années dans le secteur de la formation avant de me former à la création de bijoux. Je pensais alors me lancer dans ce domaine. Finalement, je me suis rendue compte que l’offre de formations courtes était assez limitée à Lyon pour les personnes qui souhaitaient développer leurs compétences dans le domaine créatif.

C’est ainsi qu’est née l’idée d’ouvrir Pause création un centre dédié d’abord aux ateliers créatifs puis à la formation professionnelle à la couture, et enfin à l’accompagnement des entrepreneuses. Finalement, ma mission en tant qu’entrepreneuse, c’est d’apporter de l’écoute et des savoir-faire à mes clientes.

Ce qui me plaît aujourd’hui dans ma vie d’entrepreneuse, c’est l’indépendance, les défis et les rencontres. Les difficultés, elles, se trouvent surtout dans le maintien d’un équilibre entre ma vie personnelle et professionnelle, trouver de nouveaux clients, et la nécessité d’être sur tous les fronts en même temps.

Si c’était à refaire, je le referai bien évidemment, mais un peu différemment: je m’associerais dès le départ avec une autre personne, je sous-estimerais moins la communication au démarrage, et je prendrais le temps de me constituer un réseau avant l’ouverture.

Le principal conseil que je peux aujourd’hui donner à toutes celles qui se lancent dans l’entrepreneuriat, c’est de prendre le temps de bien se connaître: “ton business est le reflet de ce que tu es et de tes motivations!”. Je les encourage aussi à ne pas baisser les bras devant les obstacles, à persévérer et à continuer à croire en elles!

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Envie d’en savoir plus sur le programme Dessine ta boîte qui déboîte? Alors regarde cette vidéo:

Dessine ta boite qui déboite – Post création

Avis aux créatrices en activité 😉

Publiée par Pause Creation sur Jeudi 4 avril 2019