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Communiquer sur son pourquoi d'entrepreneuse

Pourquoi et comment communiquer sur sa mission d’entrepreneuse

Faut-il communiquer sur sa mission, ou son “pourquoi”, d’entrepreneuse ? Et comment le faire ? C’est l’une des thématiques que nous avons abordé avec Karine, la fondatrice d’Allez, Chiche !, lors de la dernière Pause visio entrepreneuses.

Communiquer sur sa mission d’entrepreneuse, pourquoi est-ce important ? Et d’abord, c’est quoi, une “mission d’entrepreneuse” ?

Pour commencer, parlons de Simon Sinek, l’auteur du célèbre ouvrage “Start with why”.

Dans ce livre, et dans cette conférence TedX qui résume sa thèse, il explique comment devenir un leader ou une marque inspirante. Pour réellement convaincre et engager, il faut communiquer avant tout sur son “Pourquoi” (ses valeurs, la raison pour laquelle on fait ce qu’ont fait).

Alors que la plupart d’entre nous se contentent de communiquer sur notre “Quoi” (nos actions, les produits ou services que l’on vend) ou notre “Comment” (de quelle manière l’on agit ou l’on conçoit son offre).

Ta mission d’entrepreneuse, c’est justement ton “pourquoi” : la raison profonde pour lesquelles tu as décidé d’entreprendre, la manière dont tu veux impacter profondément le monde.

Si je te parle de cette mission d’entrepreneuse, c’est parce que cette notion a été au cœur des échanges de la dernière Pause visio entrepreneuse, le mercredi 20 octobre.

J’avais convié Karine Saunier à partager son expérience sur le lancement de sa nouvelle marque, l’académie d’ateliers créatifs Allez, Chiche !

(Psst : j’ai déjà eu l’occasion de te parler de Karine sur ce blog. Elle répondait à mes questions sur une initiative solidaire mise en place avec son réseau d’entrepreneuses pendant le confinement…)

Communiquer sur sa mission d'entrepreneuse comme Karine, fondatrice d'Allez, Chiche !

Des Enfants nomades à Allez, Chiche !

Karine est entrepreneuse depuis 2014. Elle lance d’abord, en parallèle de son activité salariée, une petite activité de vente d’objets nomades. Mais celle-ci ne fonctionne pas aussi bien qu’elle voudrait. Elle décide alors de quitter le salariat pour créer Les Enfants Nomades, une marque de kits d’activités créatives pour enfants.

A l’époque, elle travaille sur les intelligences multiples et la créativité. En effet, le parcours de Karine est riche. Elle est auteure d’une thèse en sciences cognitives avant de travailler comme intervenante à l’université. Elle a ensuite enchaîné diverses expériences en logiciel ludo-éducatif, en formation pour adultes et en recherche pédagogique.

Bref, c’est du sérieux ! Les kits pour enfants qu’elle conçoit sont tous destinés à stimuler leur créativité et à participer de leur développement. A l’époque, cependant, elle ne met pas ce point en avant dans sa communication. “J’avais peur de ne pas être lisible”, explique-t-elle.

Les années suivantes, son activité évolue. En parallèle des kits, elle commence à animer des ateliers créatifs, d’abord pour enfants, puis pour adultes. Son offre est très large, nourrie des savoir-faire que Karine développe. Elle propose de la broderie, du travail du cuir et du métal, du mix media, des activités zéro déchet…

Elle conçoit également, en partenariat des lieux ou des institutions, des ateliers sur mesure qu’elle anime elle-même ou confie à d’autres animateurs. Directrice, pendant un an, des activité périscolaires de sa commune, elle a formé et géré une équipe de 26 animateurs.

C’est riche de toutes ces expériences, tant salariées qu’indépendantes, que Karine décide, début 2021, de faire évoluer son activité et sa marque. Adieu Les Enfants Nomades, bonjour Allez, Chiche !

Un accompagnement pour faciliter le changement de nom de marque

“Premier constat, explique-t-elle, mon nom de marque initial était un peu antinomique avec le fait que je propose des ateliers pour adultes. Et surtout, je voulais transmettre plus que des techniques créatives. Je voulais transmettre mon métier, mes compétences en conception et animation d’atelier, ou encore en recherche de lieux d’accueil”.

Karine continue à proposer une offre d’ateliers créatifs pour adultes et enfants dans le territoire du Léman, où elle est installée. Mais bientôt, elle lancera une formation pour futures animatrices d’ateliers, qui exerceront ensuite sous la marque Allez, Chiche ! Bref, c’est un véritable réseau national qu’elle a l’ambition de créer.

J’ai eu le plaisir d’accompagner Karine (via l’accompagnement en stratégie de marque 100% écrit) à l’occasion de ce changement de marque. Il s’agissait d’abord de l’aider à trouver les bons mots pour présenter son nouveau projet. Mais aussi de mettre en place les actions de communication destinées à faciliter la transition, notamment sur les réseaux sociaux.

“Grâce à cet accompagnement très pédagogique, souligne-t-elle, j’ai pris conscience de l’importance et de l’apport de mon parcours.”

Je l’ai en effet encouragée à communiquer de manière plus affirmée sur les points forts de son offre : l’approche pédagogique, l’originalité et variété de l’offre d’ateliers, la convivialité. Mais aussi sur son background scientifique et sa mission d’entrepreneuse.

Le résultat de ce travail autour de son discours de marque est visible notamment sur la page A propos que Karine a rédigé pour son site. Il l’aide aussi lorsqu’elle présente ses ateliers à ses clients : “Notre travail m’a mise en confiance, il m’est désormais beaucoup plus facile d’expliquer le rôle pédagogique de mes ateliers, alors que je n’aurais jamais eu l’idée d’en parler auparavant”.

Si tu souhaites être alerté de la prochaine Pause visio entrepreneuses, tu peux t’inscrire via ce formulaire. Et si tu veux en savoir plus sur mes accompagnements en stratégie de marque, réserve ton appel découverte !

Communiquer sans réseaux sociaux : le témoignage de Morgane Sifantus

Communiquer sans réseaux sociaux : le témoignage de Morgane Sifantus

Se faire connaître sans communiquer sur les réseaux sociaux, quel défi ! Pour la deuxième édition de la Pause visio entrepreneuses, je recevais Morgane Sifantus. L’entrepreneuse lyonnaise nous a expliqué comment elle met en œuvre une communication alignée avec sa personnalité, sensible et originale.

Le 20 mai dernier, pour la deuxième édition de la Pause visio entrepreneuses, nous étions une bonne vingtaine d’entrepreneuses réunies pour écouter le témoignage de Morgane Sifantus (alias Canard à l’orange, écriture et identité de marque). Au programme : comment communiquer sans les réseaux sociaux et opter pour une communication alignée avec sa personnalité.


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Morgane est une entrepreneuse lyonnaise qui exerce (et que je connais) depuis 10 ans. Elle m’a toujours fascinée par sa manière personnelle et originale d’entreprendre et de communiquer. En particulier, elle a décidé voici quelques années de quitter quasi complètement les réseaux sociaux. Ce qui ne l’empêche pas, bien sûr, d’avoir des clients !

J’ai eu envie qu’elle vienne partager son expérience. Et nous montrer qu’on peut communiquer efficacement sans faire “comme tout le monde”, et en alignant sa communication sur sa personnalité.

Communiquer sans réseaux sociaux : le témoignage de Morgane Sifantus, entrepreneuse lyonnaise

Une entrepreneuse… aussi un peu sorcière !

“J’ai changé de vie professionnelle en 2011. Je suis devenue entrepreneuse sans rien connaître de l’entrepreneuriat”. Ingénieure en horticulture avec une double formation en journalisme de presse écrite, Morgane a d’abord exercé comme écrivaine publique puis comme rédactrice web. Aujourd’hui elle travaille toujours autour de l’écriture : elle accompagne des personnes qui veulent écrire mais aussi des personnes qui veulent travailler sur leur identité au sens large, dans le domaine professionnel ou la vie personnelle.

“Mon offre est très variable, explique-t-elle : elle change au gré de mes envies !” Actuellement, elle anime un atelier d’écriture (Manuscrit), ciblé sur l’écriture d’un livre. Elle propose aussi du coaching individuel pour les personnes qui souhaitent écrire un livre. Morgane intervient aussi sur la recherche de nom de marque ou la définition d’un univers identitaire.

“J’ai également des offres plus en lien avec la “sorcellerie” : en ce moment, par exemple, j’ai créé la Bulle. Une session d’1h ensemble au Parc de la tête d’or à Lyon, ou en visio pour celles qui sont loin. Pendant cette heure, j’utilise les tirages de cartes ou d’autres outils intuitifs pour répondre aux questionnements de ma cliente. J’ai également une offre intitulée L’Antre de la Sorcière, dont je ne peux pas parler parce qu’elle est secrète !”

Depuis qu’elle est petite, Morgane est intriguée par son nom, qui l’amène à s’intéresser à la magie. C’est après quelques années d’entrepreneuriat, lorsqu’elle n’a plus eu de doutes sur le fait qu’elle était bien “une entrepreneuse”, qu’elle a commencer à explorer les cartes. Son nom, Canard à l’Orange, fait aussi référence à un symbole celtique : “C’est l’animal qui relie le monde physique aux forces spirituelles. J’ai adopté ce nom au moment où j’ai décidé d’assumer mon côté sorcière. Je voulais un nom un peu mystérieux, qui pose question…”

Communiquer sans réseaux sociaux : le choix de la newsletter.

Des choix de communication instinctifs

Lorsqu’elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat, sous le nom Mo’ pour Mots, Morgane a tout de suite ouvert un blog. De manière très spontanée, sans y connaître grand chose. Juste après, elle s’inscrit sur Facebook. Cela lui permet de développer ses premiers contacts. Elle utilise également, de manière sporadique, une newsletter.

Puis, voici environ 4 ans, Morgane fait volte-face. “J’ai brusquement été saoulée : j’ai tout fermé ! J’ai alors eu envie de développer ma newsletter et un peu Instagram”. Avec le recul, je m’aperçois que mes choix en matière de communication sont assez instinctifs. Un autre jour, j’en ai eu marre de ne pas pouvoir faire de distinction, dans ma communication, entre les personnes qui étaient déjà mes clientes et celles qui ne l’étaient pas encore”. C’est comme cela qu’elle lance une deuxième newsletter : Clandestine. Puis elle finit par arrêter sa newsletter “publique” pour se concentrer sur Clandestine.

“J’ai proposé des “marathons d’écriture”, pendant lesquels j’écrivais chaque jour ! Cela a eu beaucoup d’impact sur mes clientes, même si bien sûr certaines se sont désabonnées, et c’était très créatif.” Quant à Instagram, c’est un peu “je t’aime moi non plus”. Régulièrement, Morgane s’en éloigne quand elle voit qu’elle passe trop de temps à regarder ce que font les autres. Sa newsletter, c’est son vrai espace de liberté. D’ailleurs, elle a fini par réouvrir Clandestine à une communauté plus large.

Communiquer sans réseaux sociaux : c’est possible !

“Si je suis encore là, après 10 ans d’entrepreneuriat, affirme Morgane, c’est que ma manière de faire fonctionne ! Mais au départ, je ne me suis pas dit “je vais mettre en place une communication différente”. C’est surtout que je ne peux pas faire quelque chose qui ne me convient pas.”

Bien sûr, explique-t-elle, elle a parfois des peurs liées au fait qu’elle se coupe de certains outils de communication. Mais ces peurs sont largement compensées par la satisfactions de faire différemment, en étant elle-même. “Je vois tellement de personnes qui s’empêchent d’afficher leurs particularités. Alors que la plupart d’entre nous n’a pas grand chose à perdre, surtout lorsque que l’on lance son activité !”. Pour Morgane, qui vient de l’agriculture, la communication est comme un potager : on fait des tests, on plante et on voit ce qui “donne”.

Aujourd’hui, la plupart des personnes avec lesquelles Morgane travaille viennent à elle précisément pour ce qu’elle est. Et celles qui ne sont pas dans ce cas ne restent pas très longtemps… “Je suis paresseuse, nous dit-elle : je n’ai pas de temps et d’énergie à perdre pour être une autre que moi. Les personnes qui viennent à moi sont dans la même énergie.”

Echanges d’expériences d’entrepreneuses

L’intervention de Morgane lors de cette Pause visio entrepreneuses a bien évidemment inspiré de nombreuses questions et partages d’expériences.

Par exemple, Emilie s’interroge : “Peut-on créer une identité de marque qui soit différente de l’identité de la personne qui crée la marque ?”. Pour Morgane, bien sûr c’est possible. Mais il est important d’avoir un socle de valeurs communes. La personne qui crée la marque met forcément une partie de son ADN dans sa marque. “Une marque, c’est comme comme un enfant : il existe un lien génétique et émotionnel fort, mais ce sont deux personnes différentes. L’essentiel est d’assumer les deux”. La marque, complète-t-elle, est aussi comme un livre. Il nous échappe une fois écrit. Il n’appartient plus seulement à son auteur, mais à chaque personne qui se l’approprie.

Soizic, quant à elle, témoigne. Elle travaille comme consultante indépendante, jusqu’à présent sous son propre nom. Sa marque s’est en grande partie construite sur ce qu’elle est. “Aujourd’hui, je me développe, je ressens le besoin de créer mon nom commercial. Avoir un nom de marque va me permettre de créer une nouvelle entité, de laisser la porte ouverte pour d’autres personnes et d’autre idées…”

Marilyne, enfin, est sophrologue. “Pendant ma première année d’activité, j’ai été bonne élève sur les réseaux sociaux, même si cela allait à l’encontre de ce que j’aimais. Aujourd’hui je me sens prisonnière des algorithmes. J’ai envie de créer une newsletter mais comment va-t-on me trouver ?”

Réponse de Morgane : “Même en dehors des réseaux sociaux, tu existes quand même !”. Il n’y a en effet rien de pire que de se forcer à être présent sur les réseaux sociaux quand on n’aime pas ça. On s’y ennuie et on dégage une mauvaise énergie.

Morgane propose de raisonner, pour sa communication, en termes de cercles. Notre premier cercle est formé par les proches. Les pairs et partenaires constituent notre deuxième cercle. Enfin, les clients et la communauté appartiennent à notre troisième cercle. Et au sein de ces cercles, chaque personne a elle-même ses propres cercles.

Comment encourager toutes les personnes qui se trouvent dans nos différents cercles à parler de notre activité auprès de leurs contacts ? Morgane prend l’exemple d’un client, venu la voir pour être aidé à créer un blog. En réalité, ce qu’il aimait vraiment faire, c’était partager une bière avec ses clients. Morgane l’a alors encouragé à aller chaque semaine boire une bière avec un client ou prospect !

“La principale question à se poser est : si je n’avais pas de problématique d’argent, qu’est-ce que j’aurais envie de faire ? Il existe d’innombrables manières de parler de son activité et de se faire connaître. Les réseaux sociaux n’en sont qu’une, et ils sont très tournés vers le quantitatif plutôt que le qualitatif. Pourquoi dépenser de l’énergie pour un algorithme qui n’en a rien à faire de nous ?”

Envie d’assister à la prochaine Pause visio entrepreneuses ? Il te suffit de remplir ce questionnaire.


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Histoire de marque, épisode 2

HISTOIRE DE MARQUE #2 : JUSTINE, ARTISANE-COIFFEUSE EN AUVERGNE

Bienvenue dans ce deuxième épisode de la série Histoire de marque (relire l’épisode 1). Aujourd’hui, je te raconte comment j’ai accompagné Justine. Elle dirige un salon de coiffure végétal en Auvergne et souhaitait revoir complètement son identité de marque.

L’objectif de cette série : te faire rentrer dans les coulisses de l’accompagnement d’une marque…

C’est grâce à ma partenaire, la directrice artistique Laura Peterman, que j’entre en contact avec Justine. Celle-ci est indépendante depuis 17 ans et possède un salon de coiffure spécialisé dans les colorations végétales. Elle a aussi une boutique en ligne de produits capillaires.

Justine souhaite revoir son identité visuelle et son site web, pour améliorer son image de marque. Elle veut également arrêter la vente en ligne, trop chronophage. Et, en contrepartie, développer la vente physique dans son salon.

Parallèlement, elle a besoin de redéfinir son discours de marque, sur le site et les réseaux sociaux. Son objectif est d’attirer des clientes mais aussi des futures salariées, alignées avec ses valeurs.

Enfin, Justine souhaite structurer et simplifier sa communication, pour pouvoir la reprendre en main.

Le diagnostic de la marque

La priorité de Justine, c’est la qualité. Or son site actuel ne dégage pas suffisamment cette image. C’est donc une très bonne initiative de travailler avec Laura Peterman sur un nouveau site. Celle-ci lui créer également une nouvelle identité visuelle, sobre et élégante.

Par ailleurs, Justine a eu tendance ces dernières années à s’éparpiller un peu dans ses choix stratégiques (boutique en ligne) et dans sa communication. Elle doit retrouver une ligne directrice plus ferme.

Son objectif : recruter les bonnes personnes et s’adresser à la bonne cible de clientèle. Elle doit donc mettre en avant de manière claire sa proposition de valeur unique. Je l’aide à la formuler de manière claire et concise. Justine a en effet deux points forts. D’abord une approche artisanale très qualitative, avec des produits végétaux respectueux de l’environnement et de la santé des personnes. Mais aussi une approche scientifique. Elle propose des technologies de diagnostic de la santé des cheveux pour apporter les meilleurs soins.

Côté communication, le salon est très bien référencé localement. Il bénéficie de nombreux avis positifs (et Justine répond systématiquement aux quelques avis moins élogieux). Elle est également bien présente sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Linkedin).

Cependant, Justine a tendance à considérer la communication comme une corvée. Elle la délègue souvent à ses salariées. Résultat : les contenus sont un peu “brouillons”. Ils ne correspondent pas à l’image qu’elle souhaite donner de sa marque. Justine a donc besoin d’un fil conducteur pour reprendre en main sa communication. Le tout, sans y passer trop de temps…

Le plan d’action défini ensemble

Le premier axe d’action que je suggère à Justine est de prendre le temps d’une réflexion approfondie sur les contenus et les fonctionnalités à intégrer au nouveau site. Cet outil peut permettre de développer la vente de produits (catalogue, formulaire de réservation pour le click & collect, etc.). Mais également comporter une page consacrée au recrutement, pour mettre en avant les spécificités du salon et les attentes.

Je propose ensuite à Justine des pistes pour optimiser sa communication sur les réseaux sociaux. Actuellement, elle publie des contenus via un compte et une page Facebook, un compte Instagram et un profil Linkedin. Je lui conseille, pour garder la motivation sur la durée, de se concentrer sur une plateforme. Plutôt Instagram, compte-tenu de son activité et de la clientèle qu’elle vise.

Le contenu Instagram pourra être relayé facilement sur la page. Parallèlement, elle doit prévoir de rediriger ses contacts, qui la suivent via son profil Facebook, vers sa page.

Enfin, pour permettre à Justine de rehausser la qualité de ses publications Instagram, un travail à quatre mains est réalisé avec Laura Peterman. Cette dernière lui concocte des templates de posts de type graphique, qu’elle pourra mixer avec des photos du salon et des “avant-après” des coupes et couleurs réalisées. Pour lui permettre d’avoir une base de photos de qualité, Laura organise un shooting sur place.

Pour ma part, je fournis à Justine une liste de thématiques et types de publications qu’elle peut poster. Enfin, je lui propose des exemples de feeds de qualité dans son domaine d’activité, afin qu’elles puissent les étudier et s’en inspirer.

Clarifie ton message de marque : découvre les formules d'accompagnement
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La newsletter selon Mathilde Pernot

Lancer une newsletter : le témoignage de Mathilde Pernot

Fondatrice du podcast Les Empreintes, et de Maïeut (fonction support pour entrepreneuses créatives), Mathilde était l’invitée de la toute première Pause visio entrepreneuses. Elle nous a expliqué pourquoi et comment elle a lancé sa newsletter, et ce que cela lui apporte.

Ce 22 avril 2021, nous étions une douzaine d’entrepreneuses réunies pour la première édition de la Pause visio entrepreneuses. Pour inaugurer ce nouveau format, j’avais invité Mathilde Pernot. Jeune podcasteuse et entrepreneuse lyonnaise, elle a partagé son expérience autour de sa newsletter mensuelle.

Mathilde est l’auteure du podcast Les Empreintes : depuis 2019, elle nous emmène chaque mois à la rencontre d’une femme artisane d’art. Sa voix douce nous guide dans leur univers et les coulisses de leurs créations.

Un an après le lancement de son podcast, Mathilde a décidé de lancer une newsletter. Celle-ci, comme le podcast, a un rythme mensuel. “J’ai pensé cette newsletter comme un prolongement du podcast, nous explique-t-elle. Elle permet d’approfondir l’univers de l’invité, et de partager des contenus intéressants en lien avec la création“.

Lancer une newsletter mensuelle pour communiquer sur son podcast

Cette newsletter est actuellement l’un des seuls outils de communication de Mathilde (avec sa plateforme de podcast et les réseaux sociaux).

Comme elle l’a précisé, en réponse à la question d’une participante, “il est tout à fait possible d’imaginer la newsletter comme un outil à part entière. Il n’est pas obligatoire qu’elle soit liée à un blog ou à un site. Cela peut d’ailleurs être un bon moyen de commencer à communiquer, de manière plus simple et plus rapide, en attendant d’avoir un site web“.

Mathilde travaille d’ailleurs à la création de son site. Elle prévoit d’y ajouter un blog, notamment pour accéder aux anciens numéros de la newsletter.

La newsletter : des contenus plus durables, un format plus intime

Si elle a fait le choix de ce média, “c’est par goût de l’écriture et du partage. Mais aussi parce que c’est un format qui demande un engagement de la part du destinataire. La newsletter permet également de créer des contenus moins éphémères que ceux qu’on publie sur les réseaux sociaux. Ce format est à la fois plus riche, avec la possibilité d’insérer des liens, des vidéos, etc., et plus intime. J’aime que les lecteurs puissent me répondre, puisqu’il s’agit finalement d’un mail“.

Chaque premier lundi du mois, Mathilde publie le nouvel épisode de son podcast. Et envoie sa newsletter dans les jours qui suivent. “Au départ, je m’étais fixée un envoi le mercredi, mais c’était très difficile à tenir. Ensuite, j’ai décidé de la poster avant le vendredi… la dernière est parue le dimanche. Finalement, j’ai choisi de ne pas me mettre trop de pression“, explique Mathilde.

Chaque mois, sa newsletter comporte une introduction, puis la présentation de l’épisode du mois. La rubrique “Pour aller plus loin…” est une présentation sous forme de moodboard des inspirations de la créatrice interviewée. Vient ensuite la rubrique “Et encore plus loin…“, qui apporte des informations complémentaires sur des thématiques abordées dans l’épisode.

Le mail se termine par la rubrique “Coup de <3” (focus sur une créatrice, un lieu, un événement…), puis la rubrique “News et agenda” et enfin un encart pour présenter son activité d’accompagnement Maïeut.

Suivre ses statistiques… sans se laisser influencer

Chaque mois, Mathilde met 5 à 6h pour finaliser sa newsletter : “il faut chercher les informations, rédiger les contenus, créer les visuels, apporter les corrections après s’être envoyé des mails tests…“.

Elle s’appuie sur l’outil français Sendinblue pour envoyer sa newsletter, ce qui lui permet de suivre ses statistiques d’ouverture et de clic. Mathilde essaie toutefois de ne pas trop s’attarder sur ces chiffres pour ne pas se laisser influencer. Son audience est encore petite mais très ciblée, ce qui lui permet de bons résultats. Elle a aussi pour objectif de communiquer en douceur sur son activité entrepreneuriale.

Après cette présentation, les échanges ont été fournis : le format newsletter intéresse et interroge. Nous avons ainsi parlé technique (choix de la plateforme, emplacement des formulaires d’inscription…), rédaction (correcteur d’orthographe, angoisse de la page blanche…), ou encore choix éditoriaux (contenus informatifs versus commerciaux, rythme de publication, ton…).

Envie de lancer ou développer ta newsletter ? Tu es au bon endroit car c’est un sujet que j’aborde régulièrement. N’hésite pas à me contacter pour en discuter !

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Interview d'Alexandra, calligraphe sous la marque La Plumographe

Alexandra, calligraphe : des mots d’amour pour tous les jours !

Alexandra est calligraphe à Paris, sous la marque La Plumographe. Dans cette longue interview, elle nous raconte comment elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat, à la suite d’un burn-out. Et nous présente sa nouvelle ligne de papeterie, emplie de mots d’amour.

C’est pendant le premier confinement que j’ai fait la connaissance d’Alexandra : elle a participé à l’accompagnement collectif (Re)pense ta stratégie de marque du mois de mai 2020.

“Je me posais alors des questions sur ma marque, explique-t-elle. Notamment comment lui donner de la hauteur et de la visibilité. En quelques jours, ton approche pédagogique a levé des freins et m’a permis d’y voir beaucoup plus clair.”

L’expérience lui permet de définir des objectifs clairs et réalisables. Notamment le développement de sa communauté sur Instagram, la redéfinition de son image de marque et le lancement d’une nouvelle offre : des illustrations calligraphiées & personnalisées.

Pour couronner le tout, Alexandra vient de lancer sa boutique en ligne. L’occasion de l’interviewer plus longuement sur son parcours d’entrepreneuse et sur son travail de calligraphe !

Bonjour Alexandra, peux-tu te présenter et nous parler de ton métier de calligraphe ?

Je suis calligraphe, basée à Paris. Je propose des prestations de calligraphie aux entreprises, et je viens de lancer une ligne de papeterie : affiches et cartes, disponibles sur mon site internet. Ce sont des créations uniques, ou imprimées en séries limitées et numérotées. Chaque unité est personnalisable avec un prénom, ou une petite illustration.

Micro-entrepreneure, je travaille seule, chez moi, à Paris 15, face à un joli parc, ma bouffée d’oxygène ! On peut aussi parfois me croiser chez des clients prestigieux, lorsque je suis en mission de calligraphie, pour préparer un événement (défilé de mode, dîner…) ou une animation en boutique.

Lorsque j’ai débuté, j’ai hésité à exercer sous mon nom, ou à inventer un nom de marque distinctif, évoquant mon activité. La Plumographe est un néologisme, un mot inventé. Il associé la plume de la calligraphie au pinceau du graphiste. Une plume c’est délicat, léger, enveloppant. Il était important pour moi que ce nom de marque évoque les arts graphiques, et qu’il soit féminin. Mon univers est doux, poétique, avec un twist rock. Il touche majoritairement les femmes, mais aussi la sensibilité des hommes.

Chez La Plumographe, tout est “handmade with amour” car je suis une passionnée, je me donne à 200% quand j’entreprends quelque chose. Je propose des mots d’amour, pour tous les jours.

Collection affiche calligraphiées Pop Love par La Plumographe
La collection d’affiches Pop Love par La Plumographe

Parle-nous de ton parcours : pourquoi et comment as-tu choisi l’aventure entrepreneuriale et la calligraphie ?

Je suis lyonnaise, diplômée de l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Lyon, spécialisée en Art & Communication. Je suis venue à Paris, par amour, et pour terminer mes études aussi. En effet, après les Beaux-Arts, j’ai poursuivi avec une maîtrise en Histoire de l’Art Moderne, à La Sorbonne.

Mon amour du bel objet et des savoir-faire artisanaux est la colonne vertébrale de tout mon parcours. Après mes études, j’ai fait des petits jobs dans le milieu de la culture puis dans le luxe. J’ai rapidement rejoint la Maison Dior Couture où je suis restée 11 ans, et c’est là que j’ai tout appris : les codes du milieu, son exigence, son excellence, son sens du détail.

Entre temps, je me suis mariée et je suis devenue maman, puis j’ai divorcé. Trois ans plus tard, je quittais Dior. J’ai pris un peu de temps pour réfléchir à l’orientation que j’allais donner à ma vie, et j’ai tenté l’entrepreneuriat. Mais ce n’était pas le moment, je n’étais pas prête.

Puis j’ai alors rejoint la Maison Cartier pour laquelle j’étais souvent en déplacement, dans les coulisses de la création aussi, dans les ateliers et les manufactures. Comme chez Dior, j’étais passionnée par mon job.

Mais un jour, j’ai craqué.

Après avoir passé pas loin de 20 ans dans l’univers du luxe, côtoyé des gens formidables, passionnés, et d’autres plus cruels, j’ai fait un burn-out. Je pense qu’à ce jour, c’est l’épreuve la plus difficile à laquelle j’ai été confrontée.

Durant ma période de convalescence, j’ai compris que je ne pourrai pas retourner travailler en entreprise, en tous cas, plus dans les conditions que j’avais connues. Le dessin et la calligraphie m’ont aidée à refaire surface. Mes crayons ont toujours été mes meilleurs alliés pour supporter les difficultés !

Je me suis mise à mon compte début 2019. Je proposais alors uniquement des prestations de service aux entreprises : calligraphie événementielle, création de logo et identité graphique, monogramme, prestation live en boutique, décoration de vitrine.

Et puis la pandémie a stoppé net les missions liées à l’événementiel. Puisque je songeais déjà depuis le début à lancer une ligne de papeterie, j’ai pensé que c’était le moment de proposer des affiches mais aussi des cartes pour créer du lien, on en a tellement besoin !

Du coup, mon activité de calligraphe est partagée entre ma ligne de papeterie dont je fais la promo sur Instagram, et mes missions pour les professionnels. J’envisage aussi de donner des cours de calligraphie.

Identité de marque par la calligraphe Alexandra Ferrero, La Plumographe
Identité graphique par La Plumographe

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse calligraphe ? Et les difficultés ?

Même si ce n’est pas évident tous les jours, être pleinement autonome est une grande satisfaction. Gérer ses créations, son propre site internet, sa communication sur les réseaux sociaux, les clients, les commandes, les emballages, les expéditions, la comptabilité…. tout cela est très formateur. Lorsque l’on se met à son compte et que l’on travaille seule, on porte plusieurs casquettes. On ne s’ennuie jamais et on apprend tous les jours, souvent sur le tas.

Côté difficultés, compte-tenu du contexte sanitaire actuel, certains jours je me sens un peu seule. Et il est important de ne pas rester avec ses interrogations.

Si c’était à refaire, que changerais-tu (ou non) ?

Parfois je me demande si j’en serais là, si je n’avais pas divorcé ou fait ce burn-out. Je crois que ces épreuves m’ont forgée et permis de prendre de la maturité.

C’est une rencontre opportune qui m’a permis de me lancer. Une cliente que j’ai rencontrée à un stage de calligraphie et qui m’a dit “Je travaille avec des Maisons de luxe, tu viens du luxe, j’ai besoin de toi, tu as les codes du milieu”. Un mois plus tard, je réalisais pour elle ma première mission. J’ai travaillé exclusivement pour elle, car elle me passait beaucoup de commandes. C’était super, j’ai adoré cette collaboration, mais dépendre d’un seul client n’est pas une bonne chose. Quand elle a mis la clé sous la porte, j’ai dû me mettre à prospecter, étape essentielle que j’avais éludée, et qui est loin d’être évidente.

Sinon j’aurais aimé te rencontrer Sandrine, au moment où j’ai commencé afin d’être accompagnée dans le développement de marque (j’aurais peut être moins tâtonné et su plus vite où aller). Ton aide précieuse et celle d’une autre coach m’ont permis d’éclaircir mon projet !

Pour terminer, parle-nous de tes nouveautés !

Je propose des collections sur le thème de l’amour, je vais à l’essentiel, en quelques traits et quelques mots. Pour le lancement de ma boutique, j’ai créé mes 2 premières collections d’affiches décoratives.

La collection d’affiches Les éternels est imprimée en séries limitées : ce sont des illustrations poétiques accompagnées d’une calligraphie. Je les personnalise par la couleur choisie par la cliente.

La collection d’affiches Pop Love est inspirée de l’univers de la musique et composée de titres de chansons d’amour iconiques calligraphiés à la main, en français ou en anglais. Chaque affiche est réalisée à l’unité, et est donc unique.
Cette collection vient de s’enrichir d’un coffret Collector de 3 affiches.

Plus récemment, j’ai lancé une collection de cartes postales pour dire Je t’aime ou témoigner son affection tout au long de l’année.

Et bientôt, je proposerai une collection de peintures acrylique pour magnifier la femme ! Ce seront des pièces uniques, très graphiques et hautes en couleur.

Collection de carterie calligraphiée par La Plumographe
Cartes par La Plumographe

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Histoire de marque : épisode 1

Histoire de marque #1 : Aline, hypnothérapeute à Lyon

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog. Dans chaque épisode, je vais te raconter l’histoire d’une marque que j’ai accompagnée dans sa création ou dans son développement. L’objectif : te permettre de mieux comprendre le travail de co-construction que j’accomplis avec mes clientes. Et, j’espère, t’inspirer pour le développement de ta propre marque ! Dans ce premier épisode, je vais te parler de Aline, hypnothérapeute à Lyon.

Aline vient de se reconvertir à l’hypnothérapie et vient d’arriver en région lyonnaise, pour suivre son conjoint. Elle souhaite s’installer comme hypnothérapeute à domicile, car elle n’a pas encore accès à un cabinet. En parallèle, elle souhaite développer une activité en ligne en lien avec l’hypnose. Elle n’a pas encore d’idée très précise de ce qu’elle souhaite offrir de cette manière. Aline sait seulement qu’il ne s’agira pas de séances en visio, qu’elle n’apprécie pas vraiment…

Aline a choisi d’exercer sous son nom. Elle a créé pour son activité un site, un blog et des comptes de réseaux sociaux. Mais elle se questionne sur sa stratégie de communication. En effet, elle ne cesse de la remettre en question et a du mal à se motiver pour la mettre en œuvre. Elle a besoin d’un regard extérieur sur ses pratiques. Par ailleurs, elle voudrait obtenir des idées et des conseils de communication pour mieux se faire connaître. Nouvelle arrivée dans sa ville, elle n’a pas un réseau très fourni… Elle me contacte début 2020, dans le cadre d’un accompagnement individuel ponctuel.

Le diagnostic de la marque

Principal problème, Aline n’a pas suffisamment clarifié son offre et son positionnement de marque. Cela l’empêche donc de définir avec précision les messages qu’elle souhaite faire passer. Mais aussi de savoir À QUI et COMMENT les transmettre. Cela explique sa difficulté à définir et appliquer une stratégie de communication cohérente et consistante dans le temps.

Pendant l’entretien de co-construction, nous prenons le temps d’explorer l’histoire et le parcours de Aline. Ainsi que les motivations qui l’ont amenée à faire une reconversion et à choisir l’hypnothérapie.

Cela nous permet, petit à petit, de préciser les clients et les types de situations qui l’attirent et pour lesquels elle se sent légitime. Mais aussi d’identifier les compétences et qualités sur lesquelles elle pourra s’appuyer pour développer son activité.

Aline souhaite accompagner des femmes plutôt jeunes (cible principale = 23-45 ans, cœur de cible = 23-35 ans), qui rencontrent une problématique de type émotionnelle dans le cadre de leur travail ou de leur vie amoureuse. Ce sont par ailleurs des personnes qui ont envie de changer et ont identifié qu’elles pouvaient changer. 

L’entretien nous permet également de souligner ses compétences, appréciables, en commercial et networking, héritées de son précédent métier. Et de clarifier le mode de communication qu’elle souhaite mettre en place. Une communication qui mette en avant sa personnalité et son authenticité. Elle souhaite surtout éviter le discours “traditionnel” qu’elle a repéré sur de nombreux sites : essentiellement factuel et didactique, portant sur l’hypnose et ses avantages, ainsi que le déroulement des séances…

Ensemble nous explorons cette notion importante : il n’existe pas de règles intangibles en matière de communication, ni de recettes infaillibles. Il s’agit de trouver sa propre voix et les manières de la porter jusqu’à sa communauté. Mais aussi d’ouvrir les espaces où cette communauté pourra s’exprimer et être entendue.

Cela nous amène alors à identifier quelques incohérences dans la construction et les contenus du site actuel, ainsi que dans ses publications sur les réseaux sociaux. En revanche, nos échanges confirment la pertinence pour elle de posséder un blog, pour prendre la parole sur ses valeurs et sa vision du monde.

Le plan d’action défini ensemble

Priorité n°1 pour Aline : prolonger la réflexion, initiée pendant l’entretien, sur la définition précise du positionnement. Puis travailler sur sa mise en mots, notamment via la rédaction d’une base-line. Il s’agit d’une phrase courte, résumant son offre et sa spécificité. Aline pourra l’utiliser en page d’accueil de son site ou dans sa bio sur les réseaux sociaux.

Dans une seconde étape, il s’agira de faire évoluer les contenus sur les réseaux sociaux (modification de la bio, de la ligne éditoriale…) ainsi que sur le site. Objectif : rendre plus visibles le positionnement de Aline, mais aussi son parcours et ses valeurs. Et permettre ainsi à sa communauté de mieux la connaître et de la différencier des autres professionnels de son domaine.

Par ailleurs, Aline devra penser à diversifier ses canaux de communication. Notamment, identifier des partenaires professionnels à rencontrer, pour leur présenter l’activité. Ceux-ci doivent travailler avec des personnes faisant partie de la cible identifiée par Aline, de manière complémentaire et non concurrente. Ils seront ainsi susceptibles de la recommander auprès de leur propre réseau ou clientèle. L’organisation d’événements, gratuits ou payants, permettrait également à Aline de développer sa visibilité et sa communauté.

Enfin, une recommandation plus marketing pour Aline : ne plus repousser la construction de l’offre complémentaire online. Elle constituera également un axe de différenciation pertinent à mettre en avant dans sa communication.


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Valoriser son expérience entrepreneuriale avec Sophie-Charlotte Chapman

Comment valoriser son expérience entrepreneuriale auprès d’un recruteur ? Sophie-Charlotte Chapman, formatrice et coach, propose un nouvel atelier pour les entrepreneuses qui veulent reprendre une activité salariée.

Retourner au salariat après avoir créé son entreprise, c’est une étape fréquente ! Cela risque de l’être encore davantage en 2021, tant la crise du Covid est éprouvante pour les indépendants.

Bonne nouvelle : ma complice de toujours, Sophie-Charlotte Chapman, lance “Après l’entrepreneuriat”. Cette nouvelle formation en ligne s’adresse justement aux entrepreneuses qui souhaitent valoriser leur expérience entrepreneuriale. Dans l’objectif de préparer au mieux leur recherche d’un job salarié.

J’ai pensé que c’était l’occasion de lui donner une nouvelle fois la parole sur ce blog (surtout que la dernière fois date de 2017 !!). Sophie-Charlotte nous raconte pourquoi elle s’est intéressée au parcours des entrepreneuses qui veulent intégrer un job salarié/ Et en quoi son nouveau programme de formation peut les y aider.


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Valoriser son expérience entrepreneuriale pour mieux rebondir
Découvrez le workshop “Après l’entrepreneuriat” dans la boutique de Sophie-Charlotte Chapman

Comment as-tu l’idée de t’intéresser à l’après-entrepreneuriat ?

L’année 2020 a été remplie d’épreuves personnelles pour ma part. Perdre son mari quand on n’a même pas 40 ans, cela remet beaucoup de choses en question. A commencer par l’organisation familiale. Disons les choses comme elles le sont : d’un point de vue matériel, mon mari était le moteur financier de notre couple. Sa disparition entraîne donc de lourdes conséquences pour mes enfants et moi.

Le confinement a été instauré un mois seulement après son décès. Il a eu l’avantage de me donner un peu de temps pour réfléchir à la suite. La réflexion s’est vite traduite en action : il fallait décrocher des missions de formation pour la rentrée de septembre. Mes recherches ont rapidement été fructueuses. Après un appel à l’aide sur Linkedin, mon CV a été partagé plus de 200 fois et les propositions n’ont pas tardé à arriver.

Je travaille aujourd’hui à temps quasiment plein dans la formation d’étudiants en alternance dans le tertiaire (filière commerce principalement). Un métier que j’affectionne particulièrement et qui me le rend bien humainement.

Je suis consciente que ma situation n’est pas singulière, même si cette année j’ai cumulé les péripéties. La crise sanitaire a malheureusement touché bon nombre d’entrepreneuses créatives, dont l’activité a été réduite à peau de chagrin. L’annulation d’événements (mariages, baptêmes, communions, ateliers créatifs et marchés de créateurs….) est un vrai coup du pour notre milieu. J’ai alors fait le parallèle avec ma situation. Si j’étais capable de rebondir rapidement, et de valoriser mon expérience entrepreneuriale de près de 10 ans, alors d’autres peuvent le faire. Il suffit juste de les y aider.

A qui s’adresse l’atelier “Après l’entrepreneuriat” et quel est son objectif ?

Cet atelier s’adresse à des entrepreneuses, qui comme moi, ont besoin ou envie de reprendre une activité salariée. Quelle qu’en soit la raison. Parmi celles que j’ai pu identifier, il y a le fait de se retrouver maman solo (dans le cas de divorce ou de séparation…). Il y a aussi la solitude de la femme entrepreneuse qui leur pèse. Ou encore l’autonomie et le départ de leurs enfants de la maison, la peur de l’avenir, l’envie de faire autre chose, l’impression d’avoir fait le tour de leur activité, l’ennui ou encore la fatigue…

Je pense qu’il y a un temps pour tout : quand ce n’est plus l’heure, il faut savoir s’écouter et passer à autre chose. Mais cela ne signifie pas forcément tout plaquer : l’activité entrepreneuriale peut rester ouverte mais devenir annexe ou complémentaire. Quand on a déjà lancé sa marque, que les fondements et les bases sont solides, il sera plus facile de cumuler une activité indépendante et une activité salariée. Il sera bien entendu bon d’équilibrer ce nouveau tandem car il ne s’agira pas de tout vouloir faire à 200% !

L’objectif de cet atelier est de proposer un temps d’introspection personnelle et professionnelle, aux allures de bilan de compétences. D’une durée de 2 heures, ce workshop est la première étape vers un nouvel horizon.

Les entrepreneuses créatives n’ont pas toujours conscience de tout ce qu’elles ont gagné en créant leur entreprise, leur marque et leurs produits. Elles ont pourtant touché à beaucoup de domaines : web, communication, gestion, vente…. Elles ont développé des compétences et des connaissances en s’auto-formant, en pratiquant, en expérimentant. Il s’agit de valoriser cette expérience entrepreneuriale.

Ce workshop leur permet de mettre des mots sur tout ce qu’elles savent déjà faire et être, dans le but de postuler en toute confiance à des offres d’emploi.

Valoriser son expérience entrepreneuriale avec Sophie-Charlotte Chapman
Sophie-Charlotte Chapman est formatrice et coach d’entrepreneuses

Comment se déroule cet atelier, quel est le programme ?

Ce workshop se déroule en ligne sur Zoom donc à distance. Il y a cependant une première partie de préparation individuelle. J’envoie 48h avant le jour J un test de personnalité en ligne, qui permet à chaque participante de se situer.

Le jour J, les participantes sont d’abord amenées à se présenter. Le support affiché en partage d’écran les guide, au travers de plusieurs exercices, pour réaliser ce travail d’introspection.

L’une des nouveautés de ce workshop sont les séquences de travail en peer-to-peer. Les participantes échangent en binôme sur leurs expériences. Parler de son parcours à une autre entrepreneuse permet de réaliser combien le chemin parcouru a été important et formateur.

Début décembre, j’ai testé ce nouveau format d’atelier auprès de 6 volontaires qui souhaitaient reprendre une activité en 2021. Le workshop a eu lieu en soirée, de 21h à 23h un lundi soir. Un créneau en soirée était plus facile à caler pour tout le monde mais cela implique une fatigue non négligeable à prendre en compte pour les participantes comme pour moi.

L’atelier a répondu à leurs attentes, mais certaines auraient souhaité aller encore plus loin dans la démarche. Ce qui n’est malheureusement pas possible sur une durée de 2 heures. Pour éviter les frustrations à l’avenir, j’ai retravaillé la fiche produit, en insistant sur le fait qu’il s’agit d’une première étape d’introspection.

Quand les prochaines sessions auront-elles lieu ?

La fiche produit est déjà en ligne sur mon site mais je souhaite vraiment proposer ce workshop au premier trimestre 2021. Les débuts d’année sont en effet très propices aux grandes décisions, aux résolutions et aux changements que l’on souhaite amorcer dans sa vie personnelle comme professionnelle.

Faire le point en janvier est selon moi une bonne façon d’attaquer la nouvelle année qui s’annonce. Nous sortons en plus d’une année malheureusement mémorable même si nous préférerions tous pouvoir l’effacer. Je pense aussi que 2020 aura été pour beaucoup l’année de trop ou l’année du pas assez, le déclic ou l’élément déclencheur vers de nouveaux horizons. Mais les changements ne s’opèrent pas toujours tout seul, on peut avoir besoin d’aide et de réflexion avant d’entamer ce virage.

PS : à ce propos, si vous souhaitez profiter de ce début d’année pour poser les bases de votre activité en 2021, nous vous recommandons de rejoindre notre challenge instagram #monbusiness2021 !


Sarah Delorme lance la plateforme Mes ateliers DIY

Sarah, fondatrice de Mes ateliers DIY, plateforme d’ateliers créatifs à La Rochelle

Sarah lance actuellement Mes ateliers DIY, une billetterie en ligne consacrée aux ateliers créatifs de la région de La Rochelle. Malgré la crise sanitaire, elle a décidé de ne pas attendre pour concrétiser son projet.

C’est en avril dernier que j’ai fait la connaissance de Sarah, à l’occasion de la toute première session de l’accompagnement collectif (Re)pense ta marque. Alors en pleine construction de son projet, le confinement avait bouleversé ses plans.

“Je n’étais plus très sûre de comment aborder les choses. C’est pour cela que je me suis inscrite à ce module en ligne : afin de mettre les choses à plat et regagner en confiance pour la suite. Grâce à l’accompagnement, j’ai pu enfin lancer mes réseaux sociaux afin de bâtir ma communauté. Cela m’a également permis de relancer mon démarchage auprès des créateurs et de mettre en place des premières collaborations”.


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Aujourd’hui, Sarah est presque prête à lancer son site, annoncé pour le 23 novembre ! Un projet qui va pouvoir voir le jour grâce à la campagne de crowdfunding qu’elle mène actuellement sur la plateforme J’adopte un projet. (Pssst : n’hésitez pas à contribuer : les contreparties ne sont pas réservées aux habitants de La Rochelle ^^)

Elle nous en dit plus, dans cette interview, sur son projet et son parcours de jeune entrepreneuse qui se lance dans cette période pourtant compliquée…

Bonjour Sarah, peux-tu nous présenter ta toute jeune entreprise : Mes ateliers DIY ?

Il s’agit d’une billetterie en ligne d’ateliers créatifs rassemblant l’offre d’ateliers de la région rochelaise. Je souhaite ainsi offrir aux créateurs, makers et animateurs de la région plus de visibilité et de support dans l’organisation de leurs ateliers.

Mes ateliers DIY se divisera donc en 2 grands services :

  • une billetterie en ligne d’ateliers pour les particuliers avec des ateliers clés en main à des dates précises
  • et une offre sur-mesure pour les groupes et les entreprises, avec des suggestions de thématiques et d’événements, et la possibilité de demander un atelier sur-mesure.

J’ai intégré début juillet la couveuse d’entreprise Odacio afin de tester mon offre.

Le site Mesateliersdiy.fr sortira à la fin du mois de novembre. Mais on peut dès aujourd’hui me contacter pour imaginer des évènements sur mesure dans la région de La Rochelle : des événements privés, comme un enterrement de vie de fille (EVJF), une baby shower, un mariage…, ou des événements d’entreprise : séminaire, comité d’entreprise, team building, ou encore animation commerciale.

Depuis combien de temps es-tu entrepreneuse ? Qu’est-ce qui t’a décidée à te lancer ?

Mon aventure d’entrepreneuse a débuté en septembre 2019 à mon retour d’un séjour d’un an au Canada. Je devais reprendre mon ancien poste à Nantes, mais ils n’ont pas pu me réintégrer. J’ai été licenciée pour des raisons économiques. J’ai donc rejoint mon copain à la Rochelle et c’était pour moi l’occasion de me lancer dans une nouvelle aventure professionnelle.

Depuis quelques années déjà, je rêvais d’ouvrir un café créatif. Mais le marché immobilier à la Rochelle est très complexe et il m’a fallu repenser ma stratégie. L’idée de la billetterie m’est donc venue. Ainsi je peux développer mon réseau à la Rochelle, commencer mon activité et préparer tranquillement la phase 2 en fonction des opportunités immobilières et des rencontres.

Mon licenciement économique a été pour moi le déclencheur de ma reconversion. J’y avais déjà songé avant, mais il m’a fallu un petit coup de pouce du destin pour oser me lancer.

Forte de mon expérience professionnelle de près de 10 ans dans la gestion de projet audiovisuelle et la communication, j’ai souhaité prendre mon indépendance en mêlant deux de mes points forts : la créativité et l’organisation.

Mais il était important pour moi que mon projet me passionne et me rapproche de mes valeurs. Et comme le DIY ont toujours joué un grand rôle dans ma vie, créativité cultivée par ma mère depuis ma tendre enfance à travers de nombreuses activités partagées, c’était pour moi le parfait point de départ.

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse ? Et les difficultés ?

J’aime l’indépendance qu’offre la vie d’entrepreneuse, de pouvoir m’organiser comme je veux sans devoir rendre des comptes. Le développement de mon activité passe par une grosse phase de réseautage. Je n’étais pas très à l’aise au début, mais j’ai eu tellement de bons retours que ça m’a beaucoup motivée et les échanges ont été et sont toujours tellement enrichissants !

Côté difficultés, ce n’est pas toujours simple de travailler à domicile et de ne pas se laisser distraire par les tâches ménagères et autres. Heureusement j’ai une pièce à part pour mon bureau, afin de pouvoir “aller au travail”.

Il faut aussi beaucoup de patience dans le travail de préparation et développement. J’ai commencé à développer mon projet en fin 2019 et le confinement a beaucoup ralenti ma progression. Au déconfinement, j’ai repris le démarchage mais on a ensuite enchainé avec l’été et les contacts étaient peu nombreux. Il a fallu attendre la rentrée pour avoir les bons contacts.

Le regard des autres n’est pas toujours simple non plus. Je travaille beaucoup pour mon projet mais je suis au chômage, et même dans mon entourage, il y a des personnes qui ont du mal à concevoir que je travaille autant sans salaire !

Si c’était à refaire, que changerais-tu (ou non) ?

Lancer son activité en crise sanitaire n’est forcément pas idéal, mais en vrai il est impossible de prévoir vraiment ce qui nous attend donc autant se lancer maintenant.

Pour terminer, quel conseil donnerais-tu aux futures entrepreneuses ?

Il faut parler de son projet : à son entourage, mais aussi tout autour de soi. Au tout début de mon projet, je me suis rendu à des cafés ou apéros entrepreneurs, et cela m’a beaucoup aidée dans le développement de mon idée. Ne pas avoir peur de confronter son idée, interroger de futurs clients, mais aussi interroger des entrepreneurs sur leur expérience.


Entrepreneuses solidaires face au reconfinement

Témoignage : face au reconfinement, la solidarité des entrepreneuses de Haute-Savoie

Karine est la fondatrice des Enfants nomades (Ateliers et kits créatifs pour adultes et enfants). Avec d’autres entrepreneuses locales, elle mise sur la solidarité et le réseau pour faire face au défi du reconfinement.

L’isolement était la principale difficulté rencontrée lors du premier confinement. Et c’est justement par la solidarité que Karine et les entrepreneuses de son territoire ont décidé de conjurer le reconfinement !

Portrait de Karine Saunier, les Enfants nomades. Crédit : Barbara Rolland

Bonjour Karine, comment s’était passé pour toi le premier confinement (et déconfinement) ?

En début d’année, ma principale activité était l’animation d’ateliers. Je venais de démarrer en janvier un programme hebdomadaire pour adultes et pour enfants pour lequel j’avais bouclé le planning jusqu’à juin. J’avais investi dans mon matériel…

Au début du premier confinement, j’ai été abattue, sidérée. On ne savait pas si ni quand on allait pouvoir reprendre une activité normale.

En avril, j’ai commencé à concevoir un nouveau projet: faire mes ateliers à emporter. J’ai analysé comment m’y prendre avec le peu de trésorerie que j’avais. Début mai, j’ai compris que le lieu où je faisais mes ateliers ne pourrait plus m’accueillir. J’ai retroussé mes manches et mis mon projet à exécution.

Au 1er juin, j’ouvrais ma boutique en ligne. La semaine d’avant l’ouverture, je m’étais mise en relation avec l’association Crea Terra – Rassembleur de talents, dont l’objet est de promouvoir les artisans-créateurs et les petits producteurs qui en sont membres. Le 5 juin j’ai fait, grâce à elle et ses dirigeants dynamiques et solidaires, un premier pop-up store aux côtés de 6 autres créatrices. Mes ateliers à emporter ont plu et convaincu alors j’ai continué. Tout l’été, j’ai fait les marchés de créateurs du coin afin de récupérer de la trésorerie pour pouvoir poursuivre. Ça a sauvé mon entreprise.

Les kits créatifs Les enfants nomades
Les kits créatifs Les enfants nomades

Comment s’est déroulée la rentrée ?

J’ai fini mon dernier pop-up store le 28 août. Dès la première semaine de septembre j’ai reçu des demandes pour les marchés de Noël et de lieux pour animer mes ateliers. Il a fallu tout anticiper : créer un projet d’animation (adultes et enfants) pour les lieux d’accueil et aussi réfléchir à ces marchés de Noël.

Faire les marchés de noël, ça se réfléchit bien : combien investir dans les emplacements et le matériel pour créer mes kits en nombre suffisant ? Combien de temps consacrer à la production ? Quelle prise de risque accepter, étant donné qu’on entendait déjà parler de la deuxième vague…

Le premier confinement m’a appris à profiter du moment présent et à prendre toutes les opportunités qui se présentaient. Bref j’ai pris le risque : la créatrice est quelqu’un de très optimiste 😉 ! J’ai commencé la production en octobre pour un premier marché de noël mi-novembre.

J’ai animé des stages pour enfants pendant toutes les vacances de la Toussaint, je produisais mes kits entre deux ateliers… J’ai donné mon dernier atelier le jeudi 29 octobre, lendemain de l’annonce du reconfinement. En fait depuis début mai, je n’ai pas arrêté de bosser, week-end inclus. Et là, le 28 octobre, on apprenait que tout s’arrêtait à nouveau.

Comment as-tu réagi à cette annonce du reconfinement ? As-tu tout de suite trouvé l’énergie et le ressort pour rebondir ?

On s’y attendait mais depuis quelques jours seulement. Je croisais les doigts et j’espérais fort pour que l’annonce concerne un couvre-feu plus tôt. Le mercredi soir, je t’avoue que j’ai ressenti beaucoup de lassitude : tellement d’investissement pour peut-être rien …

Et puis le lendemain, le jeudi 29 octobre, j’animais mon dernier atelier chez Wicked Wool, un concept store qui vend de la laine et organise cafés tricot et ateliers. Cela m’a reboostée! J’ai vécu ce dernier atelier à fond et en pleine conscience. Les créations des enfants ce jour là étaient magnifiques et pleines d’espoir.

Barbara, la gérante, était déjà en marche pour mettre en place des projets à distance autour de la laine. C’est en discutant avec elle que je me suis dit qu’il fallait que je trouve des points de réception pour mes kits.

Comment la solidarité s’est-elle mise en place à l’annonce du reconfinement ?

Depuis juin, j’était restée en contact permanent avec l’association Crea Terra (74), dont je suis membre. La cotisation annuelle est de 10 € : clairement le but de cette association n’est pas de se faire de l’argent! La sélection des membres étant basée sur les valeurs de solidarité et de bienveillance, la communication entre membres est donc simple et chaleureuse.

Cette association a été créée par deux artisanes : Stephanie Jefford (Une maille à la fois), qui teint ses laines avec des végétaux, et Sandrine Lintz (Adelie et Cie), artisane cirière (elle produit des bougies). Elles ont ouvert en septembre la boutique-atelier Maison Elles etc. avec le créateur de cosmétiques naturelles Hugo Duthu (Les empreintes made in Léman).

Cet été, les événements habituels ayant été annulés, ils ont mis en place avec une mairie, un marché de créateurs auquel j’ai participé chaque semaine. Depuis le premier pop-up store en juin jusqu’au dernier marché de l’été, j’ai pu faire connaissance avec les autres membres. Ce marché était vraiment agréable à faire car il y régnait déjà une grande solidarité.

En rentrant chez moi, le jeudi 29 donc, je les ai contactés pour voir comment mettre en place des points de retrait. Ils y réfléchissaient déjà ! Nous savions tous qu’il fallait réagir vite.

Qu’avez-vous mis en place concrètement ?

Le lendemain matin, nous avons fait une réunion pour voir comment mettre en place tout ça. Barbara, de Wicked Wool, était là elle aussi et m’a proposé d’être point retrait également. Tout le réseau s’est mobilisé pour trouver, en quelques jours, différents points de click and collect.

Certains, comme Ancor Bijoux, qui a sa propre boutique en centre-ville, se sont proposés spontanément d’être point de retrait pour les créateurs locaux. Le week-end, nous avons tous mis nos produits en ligne (merci le premier confinement, l’outil était déjà opérationnel !).

D’autres réseaux ont proposés d’être point click and collect comme le Local – Collectif des possibles, un lieu de travail partagé et un lieu de vie ouvert au public. C’est aussi un réseau qui a pour vocation l’entraide entre jeunes créateurs et entrepreneurs locaux et la promotion d’un mode de vie plus durable par le partage des savoirs et des savoir-faire.

Ainsi, dès lundi la plupart d’entre nous étaient prêts ! Tout le monde a activé ses réseaux pour répandre la nouvelle et faire circuler l’information. Depuis les premières commandes sont arrivées : il y en pas mal en local, les points click and collect sont fonctionnels.

La situation sanitaire en France s’aggrave, on ne sait pas de quoi sera fait demain, ni combien de temps ça va durer. Alors on reste mobilisé et aujourd’hui nous avons réfléchi à comment mettre en avant les membres de l’association pour les faire plus connaître du public.

Nous allons faire des portraits pour mettre en valeurs les artisans, producteurs (vin, miel, poissons etc) et créateurs qui la composent. La phrase qui circule en ce moment c’est “ensemble on est plus fort”… On espère que notre élan atteindra les gens et qu’ils préfèreront acheter local pour leurs cadeaux de Noël.

Quel regard portes-tu sur cette aventure collective ?

Ce deuxième confinement me montre une fois de plus que la solidarité l’emporte. À faire les choses dans son coin, à craindre une hypothétique concurrence, aujourd’hui ça ne marche pas. La force de l’association Créa Terra c’est de rassembler les talents et de dire dès le départ : ici il n’y a pas de concurrence, nous sommes tous complémentaires et si chacun fait attention à ne pas marcher sur les plate-bandes des autres, ensemble on sera plus forts.


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Laetitia, fondatrice de l'agence artistique Mona Craft

Laetitia, fondatrice de l’agence artistique Mona Craft

Laetitia Pafundi aime l’art et les artistes. Tellement qu’elle a décidé de se consacrer à les faire découvrir au maximum d’entre nous, via l’organisation d’événements atypiques, la création de collaborations inattendues, ou encore la rédaction de contenus impactants !

Je ne me souviens plus exactement quand et comment Laetitia et moi sommes entrées en contact, sans doute sur Facebook…

Ce dont je me souviens très bien, en revanche, c’est d’une une première rencontre très chouette à une terrasse ensoleillée. Puis de son intervention, au printemps 2019, lors d’une Pause entrepreneuses sur la thématique “Se faire accompagner pour entreprendre”.

Depuis, nous échangeons régulièrement, autour d’un verre ou d’un bon repas. Elle me sollicite parfois pour intervenir sur l’entrepreneuriat féminin, lors d’ un événement qu’elle organise.

Bref, je suis évidemment plus que ravie de pouvoir enfin vous la présenter via cette interview !

Laetitia est la fondatrice

Bonjour Laetitia ! Qu’est-ce que Mona Craft et quelle est la nature de ton activité ?

Je suis la fondatrice de l’agence artistique Mona Craft. Mon ambition est de promouvoir les artistes peintres et de démocratiser l’Art, à travers des événements et des projets atypiques.

Mona Craft met en lumière des artistes de talent dans des lieux originaux et conseille les professionnels dans l’acquisition d’œuvres d’Art. Je propose également de la rédaction de contenu pour aider les artistes à trouver les bons mots pour présenter leur travail. Je veux permettre aux artistes de se concentrer sur la création, et les décharger de la partie commerciale.

Mona Craft est une SAS, je suis seule dans la société. Je travaillais dans mon appartement lyonnais et depuis peu, j’ai un bureau situé à Caluire (69). On peut me retrouver sur le site internet www.mona-craft.art .

Le nom de l’agence, Mona Craft, est un hommage à La Joconde, ce chef d’œuvre encensé par les experts tout en étant un tableau très populaire, connu de tous. Une belle image pour symboliser notre envie de rendre l’Art plus accessible.

Peux-tu nous raconter ton parcours et les raisons qui t’ont menée à l’entrepreneuriat ?

Au départ, j’ai un Master marketing, vente et communication de l’École Supérieure de Commerce de Dijon. Lors de mes études, j’ai pu effectuer un stage dans une galerie d’Art new yorkaise, qui m’a conforté dans mon envie de travailler dans les jolies choses.

Ces dernières années, j’ai étudié en Irlande, je suis partie en mission au Mali, j’ai travaillé avec l’Inde, j’ai découvert la Russie… Je suis d’un tempérament très curieux et j’aime découvrir de nouvelles cultures. J’aime aussi changer de métier !

Avant de créer Mona Craft, j’étais adjointe de direction dans une agence commerciale et responsable des achats pour une marque d’accessoires de mode.

La société a été créée en janvier 2019 mais je travaille sur le projet depuis avril 2018. Le projet a beaucoup évolué en peu de temps. En effet, Mona Craft a d’abord été une plateforme de vente en ligne d’œuvres d’art.

Puis, j’ai rencontré des artistes qui m’ont fait part de leurs besoins : le projet digital s’est alors estompé et Mona Craft est devenue une agence artistique.

C’est la curiosité et une envie de vision globale de l’entreprise qui m’ont donné envie de me lancer. Maintenant, c’est l’autonomie, les belles rencontres et le fait de participer à une démarche positive qui m’animent. Ma « mission » d’entrepreneuse est d’offrir plus de visibilité à l’Art et aux artistes.

Laetitia, fondatrice de l'agence artistique Mona Craft dans l'atelier de la peintre Florina Aledo
Laetitia, fondatrice de l’agence artistique Mona Craft dans l’atelier de la peintre Florina Aledo

En tant qu’entrepreneuse, quelles sont tes sources de satisfactions mais aussi les difficultés que tu rencontres ?

Ce que j’aime, dans l’entrepreneuriat, c’est choisir les gens avec qui je travaille et collaborer avec des personnes inspirantes. Je me sens aussi très indépendante, très autonome, très libre. Et puis, c’est une grande fierté de construire son propre projet.

Quant aux difficultés… Parfois, on reçoit de grosses factures, certains projets peuvent être annulés, d’autres ne se passent pas comme prévu, de temps en temps les choses ne vont pas assez vite, … Je trouve que l’entrepreneuriat demande de l’endurance. Il y a des jours de grandes joies et des jours de doutes. Il faut réussir à garder son cap .

Et si c’était à refaire, que changerais-tu ?

Je passerais moins de temps à intellectualiser, à anticiper, à analyser, pour passer plus vite « à l’action ». J’ai eu besoin de beaucoup m’informer pour me rassurer, mais au final, c’est la confrontation au marché qui nous donne le plus d’enseignements.

Il est important de trouver un équilibre entre la stratégie globale et l’opérationnel, savoir quand prendre de la hauteur et parfois ne pas hésiter à expérimenter. Je pense que j’ai voulu anticiper beaucoup de choses, j’ai intellectualisé de nombreuses décisions ; il faut aussi savoir s’écouter, prendre des décisions fermes et se positionner.

Malgré tout, je fais partie des personnes qui pensent que tout arrive pour une raison, donc je ne regrette rien. Non rien de rien .. 😉

Jeu de tarot Beyond the cards, par Florina Aledo
Jeu de tarot Beyond the cards, par Florina Aledo X Mona Craft

As-tu des clients, des projets, des collaborations que tu souhaites mettre en avant à l’occasion de cet article ?

Je suis très fière du CABAS LYONNAIS #1 que j’ai co-crée avec Sophie Kim Touras. C’est un sac en coton biologique, sérigraphié à la main à Lyon, avec une encre sans solvant. C’est une belle façon d’amener une touche d’Art dans notre quotidien avec un cabas pratique, esthétique et issu d’un circuit court !

J’ai également rédigé les textes du jeu de tarots « BEYOND THE CARDS » de Florina Aledo Perez, je suis très heureuse d’avoir participé à la création de cet objet d’Art unique.

Cabas lyonnais #1, par Sophie Kim Touras X Mona Craft
Cabas lyonnais #1, par Sophie Kim Touras X Mona Craft

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