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Candice Aubert-Dhô témoigne sur sa newsletter

Candice Aubert-Dhô : Une newsletter pour partager sa vision du monde

Artisane d’art textile engagée, Candice Aubert-Dhô est la fondatrice de la marque Cosy Jungle. Les mots sont également une passion qu’elle entretient au quotidien. Elle nous parle aujourd’hui de sa newsletter, la Lettre inspirante. Un support qu’elle utilise pour partager sa vision du monde et défendre l’artisanat.

Candice Aubert-Dhô conçoit à la main des tentures murales et coussins tissés en démarche éthique depuis son atelier en Provence. Elle travaille avec des matières naturelles issues de circuits courts, artisanaux et français. Dotée d’une formation initiale dans les métiers du livres, les mots sont pour elle un incontournable de son quotidien !

Elle entretient cette passion via son site et son blog autour de l’artisanat. Depuis deux ans, elle a aussi créé une newsletter qui lui permet d’échanger plus directement avec sa communauté. Elle l’appelle la Lettre Inspirante et pour la découvrir, c’est par ici.

Je suis une adepte de sa newsletter, dont je ne manque jamais un numéro et que je donne régulièrement en exemple lors de mes ateliers. Je l’ai donc invitée à témoigner ici pour qu’elle nous dise tout de cette infolettre !

Bonjour Candice, peux-tu expliquer comment et pourquoi tu as choisi de communiquer sur ton activité via une newsletter ?

J’ai toujours eu un attrait pour l’écriture, les livres et les mots. Cela fait partie de moi. J’ai fait mes études dans la Cité du Livre d’Aix en Provence, ça ne s’invente pas :). Je ne me force donc pas trop pour écrire, c’est plutôt un prétexte !

Créer une newsletter a été un choix assez évident au départ, je voulais écrire pour m’exprimer et faire découvrir l’univers ma passion pour le tissage. Peu à peu, j’ai découvert que je pouvais y faire plus que cela et partager ma vision du monde en défendant pleinement l’artisanat.

J’ai donc écrit, testé, pris des risques sans m’en rendre compte j’avoue ! Bref, j’ai avancé et peu à peu j’ai structuré, j’ai trouvé mon rythme. Pendant deux ans et demi, j’ai envoyé ma lettre tous les 15 jours en m’y tenant, sauf en été où je coupe 1 mois ou 2. Merci d’ailleurs à toutes les personnes qui me suivent depuis le début : elles ont constaté cette évolution !

Candice Aubert-Dhô témoigne sur sa newsletter
Candice Aubert-Dhô

Tu organises ta lettre inspirante sous forme de rubriques : peux-tu les présenter ?

Même si j’ai erré, je suis quelqu’un de très structuré : cela aide à mieux se comprendre.

Tout de suite j’ai donc imaginé des rubriques comme dans un magazine. Cela m’aidait moi aussi à savoir de quoi j’allais parler à quel endroit, pour ne pas perdre mes lectrices.

Je démarre toujours avec mon « Edito » qui est mon billet d’humeur, mon espace de liberté totale d’expression #nofilter. Je peux aborder mes doutes, une réflexion qui me taraude, un sujet plus ésotérique, plus engagé ou très concret.

J’ai ensuite la rubrique « Sur le Blog ». Ici je présente le dernier article que j’ai écrit sur le blog ou alors le dernier portrait d’artisane. Je publie un article par mois et un portrait par mois, en alternance. Cela me permet de faire de la pédagogie sur ma thématique du tissage ou de l’artisanat ET de partager l’univers d’une autre artisane que j’admire.

Va suivre une rubrique que j’ai ajoutée l’an dernier, « A lire ». Je lis énormément, je ne passe pas une journée sans livre dans les mains. Comme cela fait partie de moi j’ai décidé que je pouvais en parler même si ce n’est pas forcément orienté tissage/artisanat. Je partage ainsi une chronique livre sur n’importe quel sujet ou support : fiction, document, essais, BD, littérature imaginaire…

Je termine généralement par les « Coulisses ». Ici je fais les annonces importantes de mon quotidien en tant qu’artisane d’art. Je partage les événements auxquels je participe, les dossiers de candidature déposés ou les projets sur lesquels je suis en train de travailler. C’est vraiment une fenêtre sur l’atelier.

Voici pour mon tronc commun. J’ajoute des rubriques en fonction de mon actualité : Mise à jour du shop, Date ateliers créatifs etc. Je partage toujours mes informations en premier dans la lettre. Je tiens à cette « exclusivité » dont bénéficient mes lectrices dans cet espace. Comme je réalise des pièces uniques, cela leur donne la possibilité de choisir les tissages avant tout le monde ou de s’inscrire aux ateliers en avant-première.

Est-ce que tu es lectrice d’autres newsletters ? Qu’apprécies-tu dans ce canal de communication ?

Je suis plusieurs newsletter que je vais lire d’une autre façon que ce que je consulte sur les réseaux. J’aime bien en conserver certaines qui deviennent des références dans mes archives et que je relis ! On n’est pas du tout dans la même temporalité.

J’aime pouvoir en découvrir certaines, me désabonner d’autres, cela m’inspire aussi. Mais je suis surtout abonnée à des newsletters sur l’aspect entrepreneurial de mon business ou sur la thématique large de l’artisanat. Je n’ai aucune lettre d’artiste textile par exemple ! Je ne sais même pas si cela existe mais j’avoue ne pas avoir cherché.

Celle que tu proposes, par exemple, est une formidable source d’information sur l’écrit, sur la communication et les trucs et astuces, la veille thématique est passionnante. Cela me nourrit énormément.

Je suis celle de Charline de LaPolichinelle aussi qui est orientée trucs et astuces sur instagram ou sur le blog/SEO etc. Je m’auto-forme en lisant la lettre de OuiChangemaVie ou encore celle d’Aline de TheBBoost, un programme auquel j’ai participé il y a 2 ans. Bref, c’est de l’investissement de temps mais encore une fois, je peux les lire quand je veux et y revenir, c’est plutôt satisfaisant !

T’arrive-t-il de manquer d’inspiration pour écrire ta newsletter ? Si oui, comment surmontes-tu cette difficulté ?

Parfois cela m’arrive pour l’édito oui ! Je tiens à écrire quelque chose qui apporte vraiment à mes lectrices, qui soit qualitatif et qui ne relève pas simplement de la confidence de ma vie.  « J’ai fait du sport hier » n’a que peu d’intérêt (même si me concernant, cela relève du miracle ah ah !).

J’écris cet édito au plus près de la date d’expédition de la Lettre pour coller à mon état d‘esprit. J’y pense donc toute la semaine précédente, parfois je le commence dès la précédente envoyée. Je vais puiser dans mes lectures ou un événement qui a pu m’arriver : je le transforme en réflexion digne d’intérêt.

Il fut un temps où je remplissais avec des sujets annexes mais j’ai mûri personnellement, j’ai travaillé sur moi. Depuis, si je n’ai rien à dire, j’enlève la rubrique tout simplement. Cela ne dérange personne d’autre que moi et ce n’est pas très grave 😉

Depuis, j’ai mis en place des petites habitudes qui m’aident à toujours avoir des sujets à traiter, sur lesquels j’écris ou qui sont en cours dans ma tête. Mon cerveau ne s’arrête pas souvent…

Comment as-tu choisi le rythme d’envoi (2 fois par mois) ? En as-tu testé d’autres ?

Je me suis régulièrement posé la question : est-ce trop, trop peu ? Dur de trouver le rythme surtout qu’il n’y a pas autant de retours « instantané » avec les newsletters que sur les réseaux !

Au tout début j’en faisais une par mois mais j’avais trop à dire ! Je faisais des lettres à rallonge un peu indigeste… J’ai suivi l’un de tes ateliers sur le sujet, j’ai réfléchi à ce que je voulais présenter et surtout, je me suis demandé quel était l’intérêt pour mes abonnées de me lire.

L’an dernier, j’ai refondu la maquette de ma lettre, j’ai épuré, encore plus structuré tout en gardant ma flexibilité. Et surtout, je me suis concentrée sur le fait de me faire plaisir, en recentrant mon propos.

Deux fois par mois c’est désormais un rythme qui me va bien. Si je passe à une fois par mois, je sais que j’ai trop de choses à raconter ! On ne se refait pas… 😉

Comment as-tu choisi ton outil d’envoi de newsletter ? En es-tu satisfaite ?

J’ai utilisé au départ SendingBlue car il était en français mais c’était trop rigide pour moi. Marie de Salt and Paper qui a réalisé et gère mon site internet, m’a proposé de passer à MailPoet, intégré à WordPress.

Il est super simple, que cela soit pour la mise en page, l’intégration des images ou des automatisations. J’ai la version gratuite qui me permet d’avoir une liste jusqu’à 1000 abonnées et le suivi des mails est basique mais très bien. Je peux planifier mes mails donc j’en suis ravie !

Est-ce que tu suis attentivement tes statistiques ? Est-ce que tu te fondes sur les résultats pour faire évoluer ton contenu ?

J’ai la version gratuite de MailPoet alors je n’ai pas de détails comme dans un CRM payant, mais je suis en effet les taux de clic et d’ouverture. Je peux consulter aussi le lien le plus cliqué. C’est un indicateur fort, surtout quand je fais la mise à jour du shop !

Je vois une évolution avec mes premières lettres. Clairement, je suis très souvent « dans le vert » en dépassant les 40% d’ouverture ou de clic. Je vais me baser sur ces indicateurs pour faire évoluer surtout ma ligne d’objet et l’heure d’envoi. Le contenu en lui-même ne change pas. C’est moi qui le fixe et cela fonctionne bien depuis que je suis plus alignée avec moi-même au final.

Ma newsletter ne génère pas encore de vente « directes » en hors des mises à jour du shop. On ne me dit pas encore « tiens, je viens de lire votre lettre, je vous commande un tissage sur-mesure ». Mais cela fait partie du processus. C’est un investissement et un jour je sais que ça sera le cas 🙂

Quels sont tes motifs de satisfaction/frustration avec ta newsletter ?

Mes frustrations :

  • Ne pas avoir autant de retours instantanés que sur les réseaux ! J’aimerais avoir toujours quelqu’un pour me commenter ma lettre « super tel sujet, celui-ci bof ». Mais ça y est, j’ai intégré que j’étais la mieux placée pour le faire.
  • Faire grandir le nombre d’abonnées : c’est looooong. C’est long. Voilà, disons-le, à moins d’acheter des listings (ce à quoi je me refuse), c’est très long. Surtout que je ne veux pas avoir une position marketing agressive donc bon… J’essaie de faire fonctionner le bouche à oreille en partageant les compliments de mes lectrices actuelles ! Et à rendre ma lettre la plus qualitative possible pour générer ce genre de commentaires 😉 Mais je réfléchis à créer un petit ebook sur l’artisanat, c’est mon projet avant l’été !

Mes satisfactions :

  • Pouvoir échanger avec ma communauté : Au fil du temps, j’ai des personnes qui m’écrivent de plus en plus régulièrement pour rebondir sur une réflexion ou me parler de leur parcours. Suite à une lettre, cela peut être aussi combien je les ai inspirées ou comment elles se sont senties concernées. C’est assez dingue ça, et je leur en suis terriblement reconnaissante de prendre le temps de me le dire. Cela m’encourage à continuer !
  • Ecrire : On me dit souvent « mais comment tu fais ? » à propos de ma lettre ou de ma communication. Je n’ai aucun mérite, j’ai BESOIN d’écrire ! Mon rêve est d’écrire un livre, j’ai des notes partout, des carnets partout… Nous sommes toutes différentes. Je suis admirative de celles qui se lèvent le samedi pour aller courir, alors ne complexons pas !
  • Faire de la pédagogie autour du tissage et l’artisanat : que cela soit avec ma FAQ, mes articles ou les portraits d’artisanes, je suis très heureuse de parler de ce sujet. D’en faire découvrir les coulisses, et faire entrer un peu l’artisanat dans le quotidien de mes abonnées. Ramener aussi la création à taille humaine, et à un temps plus ralentis. C’est l’un de mes essentiels.
  • Créer une communauté à part entière : J’aime cette idée que partager des informations exclusives avec mes lectrices. De créer un petit cercle presque intime, qui soit différent de celui des réseaux. Demain si instagram ou Linkedin ferme, si instagram décide de me faire payer pour être visible (ah non, il le fait déjà !) au moins je sais que je peux continuer à parler sereinement avec ma communauté. Et cela me donne une liberté que j’apprécie !

Pour finir, quels conseils donnerais-tu à une entrepreneuse qui souhaite lancer ou dynamiser sa newsletter ?

Si vous voulez vous lancez, faites-le. Ne procrastinez pas pendant des jours à revoir votre plan dix mille fois, c’est inutile. C’est en vous lançant que vous pourrez réajuster sur du concret.

Ecrivez une première newsletter et envoyez-la à vous-même par exemple. Est-ce que vous avez envie de vous lire ? Est-ce qu’elle a l’air indigeste ou aérée ? Vous apprenez des choses ? Vous avez en fait toutes les réponses en vous à 80% du temps.

Que vous souhaitiez écrire pour vous ou les autres, la seule chose à garder en tête, c’est de rester cohérente : vous présentez une lettre sur la cuisine mais vous finissez par raconter votre vie plutôt que de partager vos trucs et astuces de recette, cela n’ira pas loin.

Si vous voulez redynamiser votre lettre, formez-vous, écoutez des podcast : un œil extérieur pourra vous aider à identifier un éventuel problème, un point de communication qui est trop flou ou peu identifiable. Prendre rdv pour un audit de communication avec Sandrine m’a beaucoup aidée également !

Parfois un petit pas de côté de 5% change tout, pas besoin de tout révolutionner.

Mais dans tous les cas, si vous vous forcez à écrire, ne lancez pas de newsletter. Si cela vous agace de vous poser devant votre ordinateur, ne lancez pas de newsletter. Faites avec vos moyens : j’avais pensé à lancer un podcast par exemple, mais avec mes contraintes de temps et ma vie de famille, cela aurait été ingérable. Le format lettre me convient mieux, personnellement.

Trouvez ce qui vous va et à quel rythme car il n’y a rien de pire que des mails erratiques qui vont « clignoter » dans la boite mail de vos lectrices sans but ou harmonie. En un mot, faites-vous plaisir : ) !

Témoignage de Sophie-Charlotte Chapman

Sophie-Charlotte Chapman : l’écriture pour aider et transmettre

Sophie-Charlotte Chapman, ma complice et co-autrice, se confie sur la place que tient l’écriture dans sa vie personnelle et entrepreneuriale.

En quelques mots, quel est ton parcours entrepreneurial ?

J’ai lancé mon activité entrepreneuriale en 2009 alors que j’attendais mon deuxième enfant mais c’est vraiment lors de ma troisième grossesse que mon activité est devenue plus sérieuse. Je t’ai rencontrée en ligne à peu près au même moment : nous avions de nombreux points communs, des compétences complémentaires et la même envie d’aider les entrepreneuses créatives. Ensemble, nous avons fondé la communautés des entrepreneuses créatives. Puis nous avons écrit à quatre mains plusieurs ouvrages, publiés aux éditions Eyrolles, qui s’adressent à ce public de créatives.

Et ton parcours avec l’écriture ?

De ma vie d’adulte, le blog a été ma plus grande expérience d’écriture. J’ai commencé à bloguer en 2009 : je traduisais des articles anglo-saxons de DIY. De post en post, mon blog est devenu mon endroit d’expression sur des sujets créatifs tels que le DIY certes, mais aussi sur l’entreprenariat créatif, ma vie de maman, mes lectures/coups de coeurs/voyages… E t plus récemment sur le deuil que je traverse depuis 2020, suite au décès de mon mari. L’écriture me manque. Je n’ai plus assez de temps à consacrer à mon blog car quand je peux écrire, j’utilise ce temps pour la rédaction de manuscrits. Je « micro-écris » un peu chaque jour, cependant, sur Instagram et sur Linkedin.

Sophie-Charlotte Chapman : L'écriture pour aider et transmettre
Grâce à mes mots seulement, je sais que j’aide des personnes que je ne connais pas forcément.

Quelle est, aujourd’hui, ta principale routine d’écriture ?

Le seul endroit d’expression écrite que je visite quotidiennement est Instagram. J’y tiens plusieurs comptes : mon compte perso@entrepreneusescreatives que j’anime avec toi – et enfin @vcommevie un compte consacré aux veuves qui comme moi ont perdu l’amour de leur vie. J’ai aussi récemment contribué au site happyend.life qui aborde le sujet de la mort et du deuil sans tabou.

Pourquoi écris-tu ? Quels bénéfices retires-tu de l’écriture, sur le plan personnel et entrepreneurial ?

L’écriture est une libération qui m’aide dans les épreuves. Mais c’est aussi un partage, un outil de transmission au service des autres. Grâce à mes mots seulement, je sais que j’aide des personnes que je ne connais pas forcément. L’écriture est aussi pour moi un moyen d’existence, je laisse avec mes textes une trace de mon passage sur cette Terre.

Pour terminer, deux petites questions : quel conseil pourrais-tu donner aux entrepreneuses qui souhaitent pouvoir s’exprimer davantage et mieux à l’écrit ? Et quels sont tes projets ou rêves d’écriture ?

Ma grand-mère me disait : pour savoir bien écrire, il faut beaucoup lire. Elle m’a offert de nombreux livres. Mon conseil est donc simple : si vous souhaitez écrire, lisez ! Quant à mon rêve : écrire un roman. Mais laissons le temps au temps pour le moment 🙂

Entrepreneuse : Justine, artisane coiffeuse

HISTOIRE DE MARQUE : JUSTINE, ARTISANE-COIFFEUSE EN AUVERGNE

Aujourd’hui, je te raconte comment j’ai accompagné Justine. Elle dirige un salon de coiffure végétal en Auvergne et souhaitait revoir complètement son identité de marque.

L’objectif de cette série : te faire rentrer dans les coulisses de l’accompagnement d’une marque…

C’est grâce à ma partenaire, la directrice artistique Laura Peterman, que j’entre en contact avec Justine. Celle-ci est indépendante depuis 17 ans et possède un salon de coiffure spécialisé dans les colorations végétales. Elle a aussi une boutique en ligne de produits capillaires.

Justine souhaite revoir son identité visuelle et son site web, pour améliorer son image de marque. Elle veut également arrêter la vente en ligne, trop chronophage. Et, en contrepartie, développer la vente physique dans son salon.

Parallèlement, elle a besoin de redéfinir son discours de marque, sur le site et les réseaux sociaux. Son objectif est d’attirer des clientes mais aussi des futures salariées, alignées avec ses valeurs.

Enfin, Justine souhaite structurer et simplifier sa communication, pour pouvoir la reprendre en main.

Le diagnostic de la marque

La priorité de Justine, c’est la qualité. Or son site actuel ne dégage pas suffisamment cette image. C’est donc une très bonne initiative de travailler avec Laura Peterman sur un nouveau site. Celle-ci lui créer également une nouvelle identité visuelle, sobre et élégante.

Par ailleurs, Justine a eu tendance ces dernières années à s’éparpiller un peu dans ses choix stratégiques (boutique en ligne) et dans sa communication. Elle doit retrouver une ligne directrice plus ferme.

Son objectif : recruter les bonnes personnes et s’adresser à la bonne cible de clientèle. Elle doit donc mettre en avant de manière claire sa proposition de valeur unique. Je l’aide à la formuler de manière claire et concise. Justine a en effet deux points forts. D’abord une approche artisanale très qualitative, avec des produits végétaux respectueux de l’environnement et de la santé des personnes. Mais aussi une approche scientifique. Elle propose des technologies de diagnostic de la santé des cheveux pour apporter les meilleurs soins.

Côté communication, le salon est très bien référencé localement. Il bénéficie de nombreux avis positifs (et Justine répond systématiquement aux quelques avis moins élogieux). Elle est également bien présente sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Linkedin).

Cependant, Justine a tendance à considérer la communication comme une corvée. Elle la délègue souvent à ses salariées. Résultat : les contenus sont un peu « brouillons ». Ils ne correspondent pas à l’image qu’elle souhaite donner de sa marque. Justine a donc besoin d’un fil conducteur pour reprendre en main sa communication. Le tout, sans y passer trop de temps…

Le plan d’action défini ensemble

Le premier axe d’action que je suggère à Justine est de prendre le temps d’une réflexion approfondie sur les contenus et les fonctionnalités à intégrer au nouveau site. Cet outil peut permettre de développer la vente de produits (catalogue, formulaire de réservation pour le click & collect, etc.). Mais également comporter une page consacrée au recrutement, pour mettre en avant les spécificités du salon et les attentes.

Je propose ensuite à Justine des pistes pour optimiser sa communication sur les réseaux sociaux. Actuellement, elle publie des contenus via un compte et une page Facebook, un compte Instagram et un profil Linkedin. Je lui conseille, pour garder la motivation sur la durée, de se concentrer sur une plateforme. Plutôt Instagram, compte-tenu de son activité et de la clientèle qu’elle vise.

Le contenu Instagram pourra être relayé facilement sur la page. Parallèlement, elle doit prévoir de rediriger ses contacts, qui la suivent via son profil Facebook, vers sa page.

Enfin, pour permettre à Justine de rehausser la qualité de ses publications Instagram, un travail à quatre mains est réalisé avec Laura Peterman. Cette dernière lui concocte des templates de posts de type graphique, qu’elle pourra mixer avec des photos du salon et des « avant-après » des coupes et couleurs réalisées. Pour lui permettre d’avoir une base de photos de qualité, Laura organise un shooting sur place.

Pour ma part, je fournis à Justine une liste de thématiques et types de publications qu’elle peut poster. Enfin, je lui propose des exemples de feeds de qualité dans son domaine d’activité, afin qu’elles puissent les étudier et s’en inspirer.

Entrepreneuse : Mathilde Pernot, podcasteuse

Lancer une newsletter : le témoignage de Mathilde Pernot

Fondatrice du podcast Les Empreintes, et de Maïeut (fonction support pour entrepreneuses créatives), Mathilde était l’invitée de la toute première Pause visio entrepreneuses. Elle nous a expliqué pourquoi et comment elle a lancé sa newsletter, et ce que cela lui apporte.

Ce 22 avril 2021, nous étions une douzaine d’entrepreneuses réunies pour la première édition de la Pause visio entrepreneuses. Pour inaugurer ce nouveau format, j’avais invité Mathilde Pernot. Jeune podcasteuse et entrepreneuse lyonnaise, elle a partagé son expérience autour de sa newsletter mensuelle.

Mathilde est l’auteure du podcast Les Empreintes : depuis 2019, elle nous emmène chaque mois à la rencontre d’une femme artisane d’art. Sa voix douce nous guide dans leur univers et les coulisses de leurs créations.

Un an après le lancement de son podcast, Mathilde a décidé de lancer une newsletter. Celle-ci, comme le podcast, a un rythme mensuel. « J’ai pensé cette newsletter comme un prolongement du podcast, nous explique-t-elle. Elle permet d’approfondir l’univers de l’invité, et de partager des contenus intéressants en lien avec la création« .

Lancer une newsletter mensuelle pour communiquer sur son podcast

Cette newsletter est actuellement l’un des seuls outils de communication de Mathilde (avec sa plateforme de podcast et les réseaux sociaux).

Comme elle l’a précisé, en réponse à la question d’une participante, « il est tout à fait possible d’imaginer la newsletter comme un outil à part entière. Il n’est pas obligatoire qu’elle soit liée à un blog ou à un site. Cela peut d’ailleurs être un bon moyen de commencer à communiquer, de manière plus simple et plus rapide, en attendant d’avoir un site web« .

Mathilde travaille d’ailleurs à la création de son site. Elle prévoit d’y ajouter un blog, notamment pour accéder aux anciens numéros de la newsletter.

La newsletter : des contenus plus durables, un format plus intime

Si elle a fait le choix de ce média, « c’est par goût de l’écriture et du partage. Mais aussi parce que c’est un format qui demande un engagement de la part du destinataire. La newsletter permet également de créer des contenus moins éphémères que ceux qu’on publie sur les réseaux sociaux. Ce format est à la fois plus riche, avec la possibilité d’insérer des liens, des vidéos, etc., et plus intime. J’aime que les lecteurs puissent me répondre, puisqu’il s’agit finalement d’un mail« .

Chaque premier lundi du mois, Mathilde publie le nouvel épisode de son podcast. Et envoie sa newsletter dans les jours qui suivent. « Au départ, je m’étais fixée un envoi le mercredi, mais c’était très difficile à tenir. Ensuite, j’ai décidé de la poster avant le vendredi… la dernière est parue le dimanche. Finalement, j’ai choisi de ne pas me mettre trop de pression« , explique Mathilde.

Chaque mois, sa newsletter comporte une introduction, puis la présentation de l’épisode du mois. La rubrique « Pour aller plus loin… » est une présentation sous forme de moodboard des inspirations de la créatrice interviewée. Vient ensuite la rubrique « Et encore plus loin…« , qui apporte des informations complémentaires sur des thématiques abordées dans l’épisode.

Le mail se termine par la rubrique « Coup de <3 » (focus sur une créatrice, un lieu, un événement…), puis la rubrique « News et agenda » et enfin un encart pour présenter son activité d’accompagnement Maïeut.

Suivre ses statistiques… sans se laisser influencer

Chaque mois, Mathilde met 5 à 6h pour finaliser sa newsletter : « il faut chercher les informations, rédiger les contenus, créer les visuels, apporter les corrections après s’être envoyé des mails tests…« .

Elle s’appuie sur l’outil français Sendinblue pour envoyer sa newsletter, ce qui lui permet de suivre ses statistiques d’ouverture et de clic. Mathilde essaie toutefois de ne pas trop s’attarder sur ces chiffres pour ne pas se laisser influencer. Son audience est encore petite mais très ciblée, ce qui lui permet de bons résultats. Elle a aussi pour objectif de communiquer en douceur sur son activité entrepreneuriale.

Après cette présentation, les échanges ont été fournis : le format newsletter intéresse et interroge. Nous avons ainsi parlé technique (choix de la plateforme, emplacement des formulaires d’inscription…), rédaction (correcteur d’orthographe, angoisse de la page blanche…), ou encore choix éditoriaux (contenus informatifs versus commerciaux, rythme de publication, ton…).

Envie de lancer ou développer ta newsletter ? Tu es au bon endroit car c’est un sujet que j’aborde régulièrement. N’hésite pas à me contacter pour en discuter !

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Rejoins le Club des entrepreneuses inspirées : newsletter et ressources gratuites
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Entrepreneuse : Alexandra, calligraphe et fondatrice de La Plumographe

Alexandra, calligraphe : des mots d’amour pour tous les jours !

Alexandra est calligraphe à Paris, sous la marque La Plumographe. Dans cette longue interview, elle nous raconte comment elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat, à la suite d’un burn-out. Et nous présente sa nouvelle ligne de papeterie, emplie de mots d’amour.

C’est pendant le premier confinement que j’ai fait la connaissance d’Alexandra : elle a participé à l’accompagnement collectif (Re)pense ta stratégie de marque du mois de mai 2020.

« Je me posais alors des questions sur ma marque, explique-t-elle. Notamment comment lui donner de la hauteur et de la visibilité. En quelques jours, ton approche pédagogique a levé des freins et m’a permis d’y voir beaucoup plus clair. »

L’expérience lui permet de définir des objectifs clairs et réalisables. Notamment le développement de sa communauté sur Instagram, la redéfinition de son image de marque et le lancement d’une nouvelle offre : des illustrations calligraphiées & personnalisées.

Pour couronner le tout, Alexandra vient de lancer sa boutique en ligne. L’occasion de l’interviewer plus longuement sur son parcours d’entrepreneuse et sur son travail de calligraphe !

Bonjour Alexandra, peux-tu te présenter et nous parler de ton métier de calligraphe ?

Je suis calligraphe, basée à Paris. Je propose des prestations de calligraphie aux entreprises, et je viens de lancer une ligne de papeterie : affiches et cartes, disponibles sur mon site internet. Ce sont des créations uniques, ou imprimées en séries limitées et numérotées. Chaque unité est personnalisable avec un prénom, ou une petite illustration.

Micro-entrepreneure, je travaille seule, chez moi, à Paris 15, face à un joli parc, ma bouffée d’oxygène ! On peut aussi parfois me croiser chez des clients prestigieux, lorsque je suis en mission de calligraphie, pour préparer un événement (défilé de mode, dîner…) ou une animation en boutique.

Lorsque j’ai débuté, j’ai hésité à exercer sous mon nom, ou à inventer un nom de marque distinctif, évoquant mon activité. La Plumographe est un néologisme, un mot inventé. Il associé la plume de la calligraphie au pinceau du graphiste. Une plume c’est délicat, léger, enveloppant. Il était important pour moi que ce nom de marque évoque les arts graphiques, et qu’il soit féminin. Mon univers est doux, poétique, avec un twist rock. Il touche majoritairement les femmes, mais aussi la sensibilité des hommes.

Chez La Plumographe, tout est « handmade with amour » car je suis une passionnée, je me donne à 200% quand j’entreprends quelque chose. Je propose des mots d’amour, pour tous les jours.

Collection affiche calligraphiées Pop Love par La Plumographe
La collection d’affiches Pop Love par La Plumographe

Parle-nous de ton parcours : pourquoi et comment as-tu choisi l’aventure entrepreneuriale et la calligraphie ?

Je suis lyonnaise, diplômée de l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Lyon, spécialisée en Art & Communication. Je suis venue à Paris, par amour, et pour terminer mes études aussi. En effet, après les Beaux-Arts, j’ai poursuivi avec une maîtrise en Histoire de l’Art Moderne, à La Sorbonne.

Mon amour du bel objet et des savoir-faire artisanaux est la colonne vertébrale de tout mon parcours. Après mes études, j’ai fait des petits jobs dans le milieu de la culture puis dans le luxe. J’ai rapidement rejoint la Maison Dior Couture où je suis restée 11 ans, et c’est là que j’ai tout appris : les codes du milieu, son exigence, son excellence, son sens du détail.

Entre temps, je me suis mariée et je suis devenue maman, puis j’ai divorcé. Trois ans plus tard, je quittais Dior. J’ai pris un peu de temps pour réfléchir à l’orientation que j’allais donner à ma vie, et j’ai tenté l’entrepreneuriat. Mais ce n’était pas le moment, je n’étais pas prête.

Puis j’ai alors rejoint la Maison Cartier pour laquelle j’étais souvent en déplacement, dans les coulisses de la création aussi, dans les ateliers et les manufactures. Comme chez Dior, j’étais passionnée par mon job.

Mais un jour, j’ai craqué.

Après avoir passé pas loin de 20 ans dans l’univers du luxe, côtoyé des gens formidables, passionnés, et d’autres plus cruels, j’ai fait un burn-out. Je pense qu’à ce jour, c’est l’épreuve la plus difficile à laquelle j’ai été confrontée.

Durant ma période de convalescence, j’ai compris que je ne pourrai pas retourner travailler en entreprise, en tous cas, plus dans les conditions que j’avais connues. Le dessin et la calligraphie m’ont aidée à refaire surface. Mes crayons ont toujours été mes meilleurs alliés pour supporter les difficultés !

Je me suis mise à mon compte début 2019. Je proposais alors uniquement des prestations de service aux entreprises : calligraphie événementielle, création de logo et identité graphique, monogramme, prestation live en boutique, décoration de vitrine.

Et puis la pandémie a stoppé net les missions liées à l’événementiel. Puisque je songeais déjà depuis le début à lancer une ligne de papeterie, j’ai pensé que c’était le moment de proposer des affiches mais aussi des cartes pour créer du lien, on en a tellement besoin !

Du coup, mon activité de calligraphe est partagée entre ma ligne de papeterie dont je fais la promo sur Instagram, et mes missions pour les professionnels. J’envisage aussi de donner des cours de calligraphie.

Identité de marque par la calligraphe Alexandra Ferrero, La Plumographe
Identité graphique par La Plumographe

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse calligraphe ? Et les difficultés ?

Même si ce n’est pas évident tous les jours, être pleinement autonome est une grande satisfaction. Gérer ses créations, son propre site internet, sa communication sur les réseaux sociaux, les clients, les commandes, les emballages, les expéditions, la comptabilité…. tout cela est très formateur. Lorsque l’on se met à son compte et que l’on travaille seule, on porte plusieurs casquettes. On ne s’ennuie jamais et on apprend tous les jours, souvent sur le tas.

Côté difficultés, compte-tenu du contexte sanitaire actuel, certains jours je me sens un peu seule. Et il est important de ne pas rester avec ses interrogations.

Si c’était à refaire, que changerais-tu (ou non) ?

Parfois je me demande si j’en serais là, si je n’avais pas divorcé ou fait ce burn-out. Je crois que ces épreuves m’ont forgée et permis de prendre de la maturité.

C’est une rencontre opportune qui m’a permis de me lancer. Une cliente que j’ai rencontrée à un stage de calligraphie et qui m’a dit “Je travaille avec des Maisons de luxe, tu viens du luxe, j’ai besoin de toi, tu as les codes du milieu”. Un mois plus tard, je réalisais pour elle ma première mission. J’ai travaillé exclusivement pour elle, car elle me passait beaucoup de commandes. C’était super, j’ai adoré cette collaboration, mais dépendre d’un seul client n’est pas une bonne chose. Quand elle a mis la clé sous la porte, j’ai dû me mettre à prospecter, étape essentielle que j’avais éludée, et qui est loin d’être évidente.

Sinon j’aurais aimé te rencontrer Sandrine, au moment où j’ai commencé afin d’être accompagnée dans le développement de marque (j’aurais peut être moins tâtonné et su plus vite où aller). Ton aide précieuse et celle d’une autre coach m’ont permis d’éclaircir mon projet !

Collection de carterie calligraphiée par La Plumographe
Cartes par La Plumographe

Entrepreneuse : Aline, hypnothérapeute à Lyon

Histoire de marque : Aline, hypnothérapeute à Lyon

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog. Dans chaque épisode, je te raconte l’histoire d’une marque que j’ai accompagnée dans sa création ou dans son développement. L’objectif : te permettre de mieux comprendre le travail de co-construction que j’accomplis avec mes clientes. Et, j’espère, t’inspirer pour le développement de ta propre marque ! Aujourd’hui, je te parle d’Aline, hypnothérapeute à Lyon.

Aline vient de se reconvertir à l’hypnothérapie et vient d’arriver en région lyonnaise, pour suivre son conjoint. Elle souhaite s’installer comme hypnothérapeute à domicile, car elle n’a pas encore accès à un cabinet. En parallèle, elle souhaite développer une activité en ligne en lien avec l’hypnose. Elle n’a pas encore d’idée très précise de ce qu’elle souhaite offrir de cette manière. Aline sait seulement qu’il ne s’agira pas de séances en visio, qu’elle n’apprécie pas vraiment…

Aline a choisi d’exercer sous son nom. Elle a créé pour son activité un site, un blog et des comptes de réseaux sociaux. Mais elle se questionne sur sa stratégie de communication. En effet, elle ne cesse de la remettre en question et a du mal à se motiver pour la mettre en œuvre. Elle a besoin d’un regard extérieur sur ses pratiques. Par ailleurs, elle voudrait obtenir des idées et des conseils de communication pour mieux se faire connaître. Nouvelle arrivée dans sa ville, elle n’a pas un réseau très fourni… Elle me contacte début 2020, dans le cadre d’un accompagnement individuel ponctuel.

Le diagnostic de la marque

Principal problème, Aline n’a pas suffisamment clarifié son offre et son positionnement de marque. Cela l’empêche donc de définir avec précision les messages qu’elle souhaite faire passer. Mais aussi de savoir À QUI et COMMENT les transmettre. Cela explique sa difficulté à définir et appliquer une stratégie de communication cohérente et consistante dans le temps.

Pendant l’entretien de co-construction, nous prenons le temps d’explorer l’histoire et le parcours de Aline. Ainsi que les motivations qui l’ont amenée à faire une reconversion et à choisir l’hypnothérapie.

Cela nous permet, petit à petit, de préciser les clients et les types de situations qui l’attirent et pour lesquels elle se sent légitime. Mais aussi d’identifier les compétences et qualités sur lesquelles elle pourra s’appuyer pour développer son activité.

Aline souhaite accompagner des femmes plutôt jeunes (cible principale = 23-45 ans, cœur de cible = 23-35 ans), qui rencontrent une problématique de type émotionnelle dans le cadre de leur travail ou de leur vie amoureuse. Ce sont par ailleurs des personnes qui ont envie de changer et ont identifié qu’elles pouvaient changer. 

L’entretien nous permet également de souligner ses compétences, appréciables, en commercial et networking, héritées de son précédent métier. Et de clarifier le mode de communication qu’elle souhaite mettre en place. Une communication qui mette en avant sa personnalité et son authenticité. Elle souhaite surtout éviter le discours « traditionnel » qu’elle a repéré sur de nombreux sites : essentiellement factuel et didactique, portant sur l’hypnose et ses avantages, ainsi que le déroulement des séances…

Ensemble nous explorons cette notion importante : il n’existe pas de règles intangibles en matière de communication, ni de recettes infaillibles. Il s’agit de trouver sa propre voix et les manières de la porter jusqu’à sa communauté. Mais aussi d’ouvrir les espaces où cette communauté pourra s’exprimer et être entendue.

Cela nous amène alors à identifier quelques incohérences dans la construction et les contenus du site actuel, ainsi que dans ses publications sur les réseaux sociaux. En revanche, nos échanges confirment la pertinence pour elle de posséder un blog, pour prendre la parole sur ses valeurs et sa vision du monde.

Photo by Anthony Tran on Unsplash

Le plan d’action défini ensemble

Priorité n°1 pour Aline : prolonger la réflexion, initiée pendant l’entretien, sur la définition précise du positionnement. Puis travailler sur sa mise en mots, notamment via la rédaction d’une base-line. Il s’agit d’une phrase courte, résumant son offre et sa spécificité. Aline pourra l’utiliser en page d’accueil de son site ou dans sa bio sur les réseaux sociaux.

Dans une seconde étape, il s’agira de faire évoluer les contenus sur les réseaux sociaux (modification de la bio, de la ligne éditoriale…) ainsi que sur le site. Objectif : rendre plus visibles le positionnement de Aline, mais aussi son parcours et ses valeurs. Et permettre ainsi à sa communauté de mieux la connaître et de la différencier des autres professionnels de son domaine.

Par ailleurs, Aline devra penser à diversifier ses canaux de communication. Notamment, identifier des partenaires professionnels à rencontrer, pour leur présenter l’activité. Ceux-ci doivent travailler avec des personnes faisant partie de la cible identifiée par Aline, de manière complémentaire et non concurrente. Ils seront ainsi susceptibles de la recommander auprès de leur propre réseau ou clientèle. L’organisation d’événements, gratuits ou payants, permettrait également à Aline de développer sa visibilité et sa communauté.

Enfin, une recommandation plus marketing pour Aline : ne plus repousser la construction de l’offre complémentaire online. Elle constituera également un axe de différenciation pertinent à mettre en avant dans sa communication.

Entrepreneuse : Sarah Delorme, fondatrice de Mes Ateliers DIY

Sarah, fondatrice de Mes ateliers DIY, plateforme d’ateliers créatifs à La Rochelle

Sarah lance actuellement Mes ateliers DIY, une billetterie en ligne consacrée aux ateliers créatifs de la région de La Rochelle. Malgré la crise sanitaire, elle a décidé de ne pas attendre pour concrétiser son projet.

C’est en avril dernier que j’ai fait la connaissance de Sarah, à l’occasion de la toute première session de l’accompagnement collectif (Re)pense ta marque. Alors en pleine construction de son projet, le confinement avait bouleversé ses plans.

« Je n’étais plus très sûre de comment aborder les choses. C’est pour cela que je me suis inscrite à ce module en ligne : afin de mettre les choses à plat et regagner en confiance pour la suite. Grâce à l’accompagnement, j’ai pu enfin lancer mes réseaux sociaux afin de bâtir ma communauté. Cela m’a également permis de relancer mon démarchage auprès des créateurs et de mettre en place des premières collaborations ».


Tu as besoin d’aide pour gagner en visibilité et développer ton audience ? J’aide les entrepreneuses à clarifier leur message de marque et à développer leur stratégie de contenus pour (enfin) mieux communiquer !


Aujourd’hui, Sarah est presque prête à lancer son site, annoncé pour le 23 novembre ! Un projet qui va pouvoir voir le jour grâce à la campagne de crowdfunding qu’elle mène actuellement sur la plateforme J’adopte un projet. (Pssst : n’hésitez pas à contribuer : les contreparties ne sont pas réservées aux habitants de La Rochelle ^^)

Elle nous en dit plus, dans cette interview, sur son projet et son parcours de jeune entrepreneuse qui se lance dans cette période pourtant compliquée…

Bonjour Sarah, peux-tu nous présenter ta toute jeune entreprise : Mes ateliers DIY ?

Il s’agit d’une billetterie en ligne d’ateliers créatifs rassemblant l’offre d’ateliers de la région rochelaise. Je souhaite ainsi offrir aux créateurs, makers et animateurs de la région plus de visibilité et de support dans l’organisation de leurs ateliers.

Mes ateliers DIY se divisera donc en 2 grands services :

  • une billetterie en ligne d’ateliers pour les particuliers avec des ateliers clés en main à des dates précises
  • et une offre sur-mesure pour les groupes et les entreprises, avec des suggestions de thématiques et d’événements, et la possibilité de demander un atelier sur-mesure.

J’ai intégré début juillet la couveuse d’entreprise Odacio afin de tester mon offre.

Le site Mesateliersdiy.fr sortira à la fin du mois de novembre. Mais on peut dès aujourd’hui me contacter pour imaginer des évènements sur mesure dans la région de La Rochelle : des événements privés, comme un enterrement de vie de fille (EVJF), une baby shower, un mariage…, ou des événements d’entreprise : séminaire, comité d’entreprise, team building, ou encore animation commerciale.

Depuis combien de temps es-tu entrepreneuse ? Qu’est-ce qui t’a décidée à te lancer ?

Mon aventure d’entrepreneuse a débuté en septembre 2019 à mon retour d’un séjour d’un an au Canada. Je devais reprendre mon ancien poste à Nantes, mais ils n’ont pas pu me réintégrer. J’ai été licenciée pour des raisons économiques. J’ai donc rejoint mon copain à la Rochelle et c’était pour moi l’occasion de me lancer dans une nouvelle aventure professionnelle.

Depuis quelques années déjà, je rêvais d’ouvrir un café créatif. Mais le marché immobilier à la Rochelle est très complexe et il m’a fallu repenser ma stratégie. L’idée de la billetterie m’est donc venue. Ainsi je peux développer mon réseau à la Rochelle, commencer mon activité et préparer tranquillement la phase 2 en fonction des opportunités immobilières et des rencontres.

Mon licenciement économique a été pour moi le déclencheur de ma reconversion. J’y avais déjà songé avant, mais il m’a fallu un petit coup de pouce du destin pour oser me lancer.

Forte de mon expérience professionnelle de près de 10 ans dans la gestion de projet audiovisuelle et la communication, j’ai souhaité prendre mon indépendance en mêlant deux de mes points forts : la créativité et l’organisation.

Mais il était important pour moi que mon projet me passionne et me rapproche de mes valeurs. Et comme le DIY ont toujours joué un grand rôle dans ma vie, créativité cultivée par ma mère depuis ma tendre enfance à travers de nombreuses activités partagées, c’était pour moi le parfait point de départ.

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse ? Et les difficultés ?

J’aime l’indépendance qu’offre la vie d’entrepreneuse, de pouvoir m’organiser comme je veux sans devoir rendre des comptes. Le développement de mon activité passe par une grosse phase de réseautage. Je n’étais pas très à l’aise au début, mais j’ai eu tellement de bons retours que ça m’a beaucoup motivée et les échanges ont été et sont toujours tellement enrichissants !

Côté difficultés, ce n’est pas toujours simple de travailler à domicile et de ne pas se laisser distraire par les tâches ménagères et autres. Heureusement j’ai une pièce à part pour mon bureau, afin de pouvoir « aller au travail ».

Il faut aussi beaucoup de patience dans le travail de préparation et développement. J’ai commencé à développer mon projet en fin 2019 et le confinement a beaucoup ralenti ma progression. Au déconfinement, j’ai repris le démarchage mais on a ensuite enchainé avec l’été et les contacts étaient peu nombreux. Il a fallu attendre la rentrée pour avoir les bons contacts.

Le regard des autres n’est pas toujours simple non plus. Je travaille beaucoup pour mon projet mais je suis au chômage, et même dans mon entourage, il y a des personnes qui ont du mal à concevoir que je travaille autant sans salaire !

Si c’était à refaire, que changerais-tu (ou non) ?

Lancer son activité en crise sanitaire n’est forcément pas idéal, mais en vrai il est impossible de prévoir vraiment ce qui nous attend donc autant se lancer maintenant.

Pour terminer, quel conseil donnerais-tu aux futures entrepreneuses ?

Il faut parler de son projet : à son entourage, mais aussi tout autour de soi. Au tout début de mon projet, je me suis rendu à des cafés ou apéros entrepreneurs, et cela m’a beaucoup aidée dans le développement de mon idée. Ne pas avoir peur de confronter son idée, interroger de futurs clients, mais aussi interroger des entrepreneurs sur leur expérience.


Entrepreneuse : Elsa Migot, directrice artistique spécialisée en motion design

Elsa Migot, directrice artistique spécialisée en motion design

Dans cette nouvelle interview d’entrepreneuse, je te propose de partir à la rencontre d’Elsa Migot, qui travaille comme directrice artistique indépendante, spécialisée en motion design (ou animation graphique).

C’est grâce au super réseau lyonnais d’entrepreneuses Ladyboss Lyon que j’ai fait la connaissance d’Elsa. Elle m’a tout de suite impressionnée par le professionnalisme et l’assurance qu’elle dégage, qui vont de pair avec un sourire communicatif :).

N’hésite pas à visiter son site et surtout à la suivre sur ses réseaux sociaux (instagram ou facebook), où elle partage chaque mois des animations réjouissantes !

Elle a accepté de répondre à mes questions sur son parcours d’entrepreneuse et de nous parler d’un projet récent dont elle est particulièrement fière car il l’a amenée à collaborer avec deux femmes qui se sont impliquées dans le milieu très masculin du BTP.

Bonjour Elsa, peux-tu nous expliquer ce qu’est le motion design et en quoi consiste ton métier ?

Je suis Directrice Artistique spécialisée en Motion Design. Je me suis mise à mon compte après 10 ans en agence de communication où je travaillais principalement sur des projets en print et en design packaging. Puis mon activité a pris un autre tournant : j’ai fait le choix de L’ANIMATION GRAPHIQUE, APPELÉE « MOTION DESIGN » : une discipline dont le principe est de mettre en mouvement des éléments graphiques sous format vidéo.

Une ambition qui me tenait à cœur depuis longtemps et que j’ai pu concrétiser. Le graphisme fait toujours partie intégrante de mon métier, à la différence qu’il est imaginé pour être animé. Un exercice passionnant.

Mon objectif est de TRADUIRE LE PLUS CONCRÈTEMENT POSSIBLE UN MESSAGE À FAIRE PASSER pour vanter les mérites d’un concept, d’un service ou d’un produit. À la différence des supports statiques, le Motion Design apporte une valeur émotionnelle toute particulière. On sera en effet plus réceptif à un contenu avec des images animées et une bande son pour nous transporter !

Tu as choisi d’exercer sous ton nom : pourquoi ? Comment te présentes-tu auprès de tes clients ?

J’ai choisi de donner mon nom à ma société : « ELSA MIGOT ». C’est ce qui me faisait le plus écho car je travaille seule et en mon nom propre. On fait appel à mes services pour mes compétences et surtout ma personnalité. Il n’y a plus vraiment de séparation entre la personne et son activité : un choix qui me correspond mais qu’il faut être prêt.e à assumer !

Je fais attention à ne jamais dissocier la mention « Direction Artistique » de « Motion Design » quand je me présente. C’est la réelle valeur ajoutée de ma profession : j’adopte UNE VISION STRATÉGIQUE SUR CHAQUE PROJET en accompagnant mes clients sur la rédaction de leur script ainsi que dans la création graphique. Puis, je propose systématiquement une bande son adaptée à leurs attentes, intégrant musique et effets sonores. Le tout, décrit et synthétisé dans le fameux storyboard. L’animation Motion Design n’intervient qu’à la dernière étape et prend tout son sens avec cette méthodologie.

Qu’est-ce qui t’a incitée à te lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat ?

J’étais arrivée à une période charnière de ma vie professionnelle avec l’envie de découvrir de nouvelles perspectives. L’évolution numérique offrant un champ d’action créatif illimité, ajoutée à l’expérience acquise les dernières années m’ont confortée. Je me sentais prête à devenir indépendante et à DÉVELOPPER D’AUTRES APTITUDES CRÉATIVES liées à l’univers audiovisuel. Un saut vers l’inconnu où la motivation et la curiosité ont vite eu raison de mes doutes !

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions et les difficultés que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse ?

Sans surprise, le fait de pouvoir GÉRER SON TEMPS est pour moi le plus gros avantage. Cela demande une capacité d’organisation importante mais c’est une des plus grandes sources de satisfaction quand on est à son compte.

Quant aux difficultés, le plus délicat reste le fait de se remettre sans cesse en question pour évoluer. Je n’hésite donc pas à demander un retour de mon entourage et de mes clients sur mes réalisations.

As-tu une collaboration en particulier que tu souhaites nous partager à l’occasion de cet article ?

Oui ! J’ai réalisé une vidéo explicative pour le secteur du bâtiment. Un domaine relativement codifié et à prédominance masculine. Or, j’ai collaboré ici avec Saena Guillon et Séverine Pajaniaye, deux femmes très inspirantes aux manettes de l’entreprise « VIACO » : une solution collaborative et innovante pour trouver rapidement UN RÉSEAU DE PARTENAIRES LOCAUX ET QUALIFIÉS DU BTP. L’enjeu environnemental tient aussi un rôle majeur puisque la société a adopté dès le départ une démarche écoresponsable. Une action faisant figure de modèle et qui a déjà fait ses preuves dans la filière.

Cette animation, qui résume et vulgarise tous ces aspects, a été un beau challenge que nous avons relevé toutes les trois !

Un dernier message pour les entrepreneuses qui te lisent?

Nous traversons une période particulière où bon nombre de paradigmes se retrouvent bouleversés. Dans un monde où les rapports se virtualisent, avec de surcroît, une «distanciation physique» de rigueur, il me paraît crucial de garder le contact par tous les moyens. Les échanges en ligne ont montré dernièrement leur immense potentiel pour CONTINUER LE PARTAGE DE SAVOIR ET NE PAS S’ISOLER.

Dans ce contexte, j’ai participé et animé plusieurs web conférences. Une expérience très riche qui m’a permis de constater cette émulation collective indispensable. Ta démarche, Sandrine, est aussi un bon exemple qui va complètement dans ce sens. Merci pour tes contenus et cette jolie tribune.


Entrepreneuse : Elsa Gauffenic, attachée de presse

Portrait d’Elsa Gauffenic, attachée de presse freelance

Depuis un an, Elsa Gauffenic exerce comme consultante freelance en relations presse et relations influenceurs à Lyon. Elle intervient notamment pour des petites marques du secteur « art de vivre ». Elle nous parle de son parcours et de l’utilité de travailler ses relations presse quand on est une petite marque.

Les relations presse et le marketing d’influence sont des leviers de communication méconnus et peu utilisés par les entrepreneuses. C’est pourquoi j’ai trouvé intéressant d’inviter Elsa à te parler de son métier d’attachée de presse freelance et de son parcours d’entrepreneuse. Elle te donne quelques conseils pour travailler avec les journalistes et les influenceurs.


Tu as besoin d’aide pour gagner en visibilité et développer ton audience ? J’aide les entrepreneuses à clarifier leur message de marque et à développer leur stratégie de contenus pour (enfin) mieux communiquer !


Elsa témoigne sur le métier d'attachée de presse freelance

Bonjour Elsa ! Comment es-tu devenue attachée de presse en freelance?

J’ai un parcours plutôt littéraire: après un bac L, j’ai enchaîné sur une licence de lettres modernes spécialité communication puis j’ai terminé par un master en communication des organisations à l’université Lyon 3.
J’ai travaillé ensuite 7 ans en agence de relations presse : 6 ans sur le secteur de l’art de vivre (déco, architecture d’intérieure) dans l’agence que j’avais intégrée initialement en stage de master 2 et un an sur le secteur du vin & œnotourisme à Bordeaux.

J’ai toujours plus ou moins rêvé d’être indépendante à un moment donné de ma vie mais sans savoir réellement comment m’y prendre… c’est le hasard de la vie qui m’y a conduite (et un peu le destin aussi je suppose). A l’issue de mon expérience bordelaise j’ai été amenée à revenir sur Lyon et avant mon départ j’ai traversé une grande période de questionnements sur mon avenir professionnel et le sens que je souhaitais lui donner. Mon conjoint, issu d’une famille d’entrepreneurs, m’a poussé à tenter l’aventure du freelancing. Lorsque j’en ai parlé à mon ancienne agence, ils m’ont proposée de poursuivre en freelance une mission que j’avais débutée et ça a été l’élément déclencheur !

Me voici donc consultante en relations presse et influenceurs, spécialisée sur le secteur de l’art de vivre. Je suis en statut auto-entrepreneur et je travaille essentiellement depuis chez moi et en co-working environ un jour par semaine. Je n’ai pas d’«offre prédéfinie » car mes prestations varient en fonction de chaque projet, on peut retrouver plus d’infos sur mon site : www.elsagauffenic.com

Peux-tu nous en dire plus sur ce métier d’attachée de presse freelance et sur la manière dont tu l’exerces?

Régulièrement quand je dis que je fais des relations médias on me demande pour quelle magazine je travaille. Ce qui me fait prendre conscience que c’est une activité assez floue ou méconnue pour certains. J’essaie donc de la présenter de la manière la plus simple qu’il soit, en expliquant que je suis le relais entre une marque et les journalistes et/ou influenceurs pour la faire connaître et lui donner de la visibilité.

Au-delà du conseil que je peux apporter à mes clients, mon métier consiste à mettre en place les actions les plus adéquates pour construire leur notoriété dans les médias (documents presse, événements, partenariats etc..).

Je prends plaisir à collaborer avec des clients dans la durée non seulement car cela ouvre énormément le champ des possibilités en RP mais aussi parce qu’en tant que freelance cela me permet de m’immerger dans l’univers de la marque et de créer un lien particulier avec elle.

Ainsi, je collabore depuis l’année passée avec une jolie jeune marque d’origine lyonnaise que j’affectionne particulièrement: Boncoeurs. Les deux créatrices Camille et Justine, sont également à la tête de deux boutiques à Croix-Rousse : Bonne Sœurs et la Chapelle. Leurs collections sont superbes et c’est difficile de ne pas craquer!

Opter pour les relations presse pour gagner en visibilité

Que signifient exactement les termes « relations presse » et « relations influenceurs »? Peut-on les utiliser pour se faire connaître quand on est une petite marque?

Par relations presse, on entend tout ce qui concerne la presse « traditionnelle » à savoir la presse papier généraliste et spécialisée (magazines, quotidiens…) ainsi que leurs versions en ligne: les webzines, la radio et la TV.

Par relations influenceurs, on entend tout ce qui concerne les blogueurs, instagrameurs, youtubers etc… certains en ont fait une activité à plein temps et d’autres non. La plupart du temps ils sont spécialisés sur un secteur en particulier qui est par ailleurs leur passion.

Ils ont en commun d’être des leaders d’opinion, de disposer d’une visibilité importante sur leur secteur et d’être à la recherche en permanence de nouveautés, d’actus etc…

Ce qui les différencie principalement est leur manière de traiter l’info. Les journalistes sont des professionnels du traitement de l’info et ont une connaissance avertie des techniques rédactionnelles, les délais de publication des articles peuvent être assez longs (les mensuels sont bouclés 2-3 mois à l’avance) d’où la nécessité de leur communiquer les infos en priorité.

Les influenceurs, quant à eux, ont une approche plus spontanée et décomplexée grâce à la proximité qu’ils ont pu créer avec leurs followers. Ils travaillent essentiellement avec les marques via le biais de partenariats (rémunérés ou non) et peuvent communiquer dans l’immédiateté grâce à leur forte présence sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, même pour une « petite » marque, c’est un excellent moyen de se faire connaître. Cela est moins coûteux qu’un plan publicitaire (difficile à mettre en place par ailleurs pour une petite structure) et permet d’obtenir une couverture médiatique intéressante et d’atteindre ses cibles.

L’idéal bien sûr c’est de travailler sur le long cours pour pouvoir varier les angles de communication et toucher un plus large panel de médias mais il est également tout à fait envisageable de travailler en one shot pour un lancement de produit ou l’ouverture d’un lieu par exemple.

Comment proposes-tu de les accompagner dans cette démarche?

Je m’adapte à chaque demande pour y répondre au mieux et de la manière la plus personnalisée qu’il soit. Je n’ai pas d’offre préconçue, l’accompagnement varie en fonction des outils mis en place et de l’envergure de la campagne (locale, nationale).

Le mieux est de combiner bien sûr relations presse et relations influenceurs pour un impact maximal.

Et pour celles qui n’auraient pas encore le budget pour faire appel à tes services, comment peuvent-elles travailler leurs relations presse et influenceurs?

Je leur conseille de bien travailler dans un premier temps la partie visuelle de leur communication, qui est primordiale pour des RP produits et encore plus sur le secteur de l’art de vivre. Avoir de beaux visuels c’est s’assurer par la suite d’obtenir plus facilement des retombées médiatiques !

Celles qui le souhaitent peuvent également s’atteler à la réalisation d’un dossier de presse, au-delà du fond la forme est elle aussi importante et pour une entrepreneuse qui a la fibre créative cela sera plus aisé de faire une jolie conception.

Par ailleurs, si une entrepreneuse a déjà des outils presse exploitables ou qui nécessitent très peu de réécriture, je peux adapter mon offre et lui proposer un accompagnement « petit budget ». L’essentiel pour moi est de fournir un travail de qualité et de mettre en place les actions les plus adéquates pour obtenir des retombées.

Et enfin je leur conseille de suivre les médias de leur secteur ainsi que les influenceurs, cela permet de créer un lien et l’influenceur sera plus sensible à la marque lorsqu’il sera contacté !

Merci pour tous ces conseils ! Pour terminer, peux-tu partager avec nous les plaisirs mais aussi les difficultés que tu expérimentes dans ta vie d’entrepreneuse? Et un petit conseil pour celles qui se lancent dans l’aventure?

Du côté des satisfactions, il y a une certaine forme de liberté: je peux gérer mon temps comme je le souhaite et travailler de n’importe où, ce qui est un grand avantage. Cela me permet aussi de mieux conjuguer vie perso et vie professionnelle dans l’ensemble et de me sentir plus en accord avec mes valeurs.

Je passe aussi beaucoup de temps à réseauter ce qui me donne la chance de faire de belles rencontres, et de trouver notamment des « collègues » de co-working 🙂 Et enfin je consacre beaucoup plus d’énergie à me former notamment sur d’autres aspects de la communication, à la fois par curiosité et parce que cela permet d’élargir mon portefeuille de compétences.

Côté difficultés, je pense que la plus grosse difficulté est celle que nous traversons tous en ce moment avec l’épidémie de Coronavirus. La priorité est bien sûr avant tout sanitaire mais en tant qu’auto-entrepreneur, il faut faire face à la gestion de crise et à une incertitude économique avec des missions décalées, des propositions qui tombent à l’eau. Il faut dire que la priorité pour la plupart des entreprises actuellement n’est pas la communication… même si cela reste capital de communiquer et ce même en temps de crise !

Pour conclure, mon conseil serait « Aie confiance en toi »! C’est un travail perpétuel pour moi, je suis une perfectionniste et je veux toujours réussir de la meilleure manière qu’il soit. J’admire les gens qui ont une confiance en eux inébranlable. Personnellement je la construis chaque jour et être entrepreneuse m’aide beaucoup sur ce point…

Entrepreneuse : Pauline Gamore, fondatrice du Textile Lab à Lyon

Pauline Gamore, fondatrice du Textile Lab à Lyon

Voici quelques jours, j’ai enfin pris le temps d’aller à la rencontre de Pauline et de son espace inédit à Lyon: le Textile Lab, un fablab consacré à la création et l’innovation textile. Elle nous parle de son parcours, du lieu qu’elle anime mais aussi de la campagne de crowdfunding qu’elle vient de lancer pour équiper le Lab de nouvelles machines!


Tu as besoin d’aide pour gagner en visibilité et développer ton audience ? J’aide les entrepreneuses à clarifier leur message de marque et à développer leur stratégie de contenus pour (enfin) mieux communiquer !


Bonjour Pauline, qu’est-ce que le Textile Lab? Comment ce projet est-il né?

Le Textile Lab, c’est un fablab, un espace de travail et de production partagé, dédié à la création et à l’innovation textile en plein coeur de Lyon. Le projet est né pendant ma grossesse. A l’époque je m’étais installée pour travailler au sein du fablab Youfactory, à Villeurbanne (69), et en parallèle de mon activité de graphiste, j’avais monté une petite marque de bijoux et accessoires. Je trouvais génial de pouvoir transformer mes créations graphiques et motifs en objets tangibles. Au même moment, j’ai découvert les machines à tricoter et la possibilité de les « hacker » assez simplement pour les relier à son ordinateur. Petit à petit, l’idée de créer un fablab dédié au textile s’est mise à me démanger!

Dans un premier temps, j’ai creusé l’idée d’adosser mon projet à un fablab existant. Mais cela ne convenait pas: trop cher et trop excentré. Finalement, j’ai opté pour ouvrir mon propre espace, qui serait à la fois mon lieu de travail et d’expérimentation autour du textile, et un atelier collaboratif. J’ai sondé une centaine de créatrices que je connaissais, pour savoir si elles seraient intéressées par cette offre et connaître le budget qu’elles pourraient y consacrer. Une quarantaine a répondu de manière enthousiaste, ce qui m’a encouragé à concrétiser le projet.

J’ai eu la chance de trouver cette ancienne galerie d’art que le locataire n’exploitait plus et dont j’ai pu reprendre le bail.

Le Textile Lab a ouvert ses portes en octobre 2018. Ma priorité était de trouver les 5 personnes qui occupent les postes de résident. J’ai eu la chance d’être tout de suite suivie par une créatrice de renom et d’expérience, Mathilde Alexandre, la fondatrice de la marque Mademoiselle Dimanche, qui se lance désormais dans une activité de conseil en conception graphique, impression et matériaux. Mais aussi par l’artiste plasticienne Lucia Javicoli ou encore Emilie Berthon, directrice artistique et fondatrice d’une agence d’inspiration.

Aujourd’hui le Lab propose donc 5 postes de résidents (à temps plein, avec un bureau fixe et un engagement minimum de 3 mois), 10 créneaux d’adhérents nomades (qui viennent un jour fixe par semaine) et accueille des utilisateurs ponctuels, qui viennent à la carte. Le tout avec des tarifs pensés pour être accessibles au plus grand nombre: par exemple, 180€ par mois pour un poste de résident.

Après une formation, ils peuvent en tout indépendance utiliser les machines présentes: une brodeuse numérique, une piqueuse industrielle point droit (bientôt rejointe par une deuxième qui fera le point zigzag), une surjeteuse, 4 machines à coudre familiales et enfin 3 machines à tricoter dont 2 numériques.

Depuis le mois de janvier 2019, je propose également un programme d’événements: des ateliers créatifs, des apéros thématiques et bien sûr des formations sur l’utilisation des différentes machines.

Raconte-nous ton parcours: comment es-tu devenue entrepreneuse?

Dès le collège, j’étais intéressée par les Arts appliqués: j’hésitais entre devenir styliste, décoratrice d’intérieur, graphiste… J’ai quand même passé un bac S pour rassurer mes parents puis j’ai intégré une école de communication visuelle à Aix en Provence.

Dès le départ, je souhaitais travailler en indépendante. De plus, quand j’ai été diplômée, en 2008, le marché de l’emploi était très compliqué, encore plus pour les graphistes. Drômoise d’origine, je me suis alors installée à Lyon: j’ai eu assez rapidement des propositions d’agences pour travailler sous statut freelance. Au bout d’un an, j’ai suivi mon conjoint de l’époque pour m’installer dans les Gorges du Verdon. Comme j’avais toujours travaillé à distance avec mes clients, cela ne posait pas de problème particulier.

En 2011, j’ai décidé de revenir à Lyon, mais je souhaitais d’abord trouver mon lieu de travail avant de choisir mon lieu de vie. J’ai démarché différents bureaux partagés. C’est comme cela que j’ai découvert le projet de l’Atelier des médias, qui se lançait. J’y suis restée plusieurs années, j’ai même été trésorière de l’association, ce qui m’a permis de me familiariser avec la gestion d’un coworking.

Cette période m’a vraiment permis de booster ma carrière, de rencontrer de nombreux professionnels, dont un autre graphiste avec lequel j’ai décidé de collaborer plus étroitement en fondant un collectif. C’est pour pouvoir travailler à plusieurs, dans un espace plus adapté, que je me suis installée chez Youfactory à Villeurbanne. Vous connaissez la suite!

Pour l’instant, je conserve mon activité de graphiste, mais à terme je souhaite me consacrer à 100% au Textile Lab et à la recherche et l’expérimentation autour du textile.

Le Textile Lab, un atelier partagé pour toutes les entrepreneuses qui travaillent le textile

Comment cette nouvelle année s’annonce-t-elle pour le Textile Lab? Quels sont les projets et les nouveautés?

Cette rentrée s’annonce riche pour le Textile Lab! Tout d’abord, après avoir participé ce printemps à un bootcamp d’une semaine de la Fabricademy, j’ai décidé de devenir partenaire de leur formation pour approfondir mes connaissances en matière de textiles, fabrication digitale et biologie, et comment tout cela peut s’imbriquer aujourd’hui dans un lieu comme le Textile Lab. A partir de fin septembre, je serai un des lieux (un « node ») dans lequel les inscrits pourront venir suivre le cours hebdomadaire et réaliser les exercices demandés.

Mais le plus gros projet, c’est la campagne de crowdfunding que j’ai lancée le 28 août et qui se termine le 19 septembre. L’objectif est est d’agrandir le parc machine du Lab, en faisant l’acquisition de nouveaux outils numériques. Ceux-ci ne sont pas directement liés au textile mais permettent d’innover, imaginer très librement. Il s’agit d’abord d’une machine 3D multifonction (impression 3D, découpe laser et fraisage numérique). Si le deuxième palier est atteint, il nous permettra d’acquérir aussi une machine spécialisée dans la découpe laser. Et enfin, avec le 3ème palier, on s’équipera en plus d’une imprimante textile!

Pour récompenser les contributeurs, j’ai imaginé des contreparties adaptées à nos différents publics. Pour les particulier, les résidentes et moi-même avons créé une collection d’illustrations brodées. Vous pourrez la découvrir, ainsi que les créations d’autres artistes, lors de l’exposition Le cabinet de curiosités, qui ouvre ses portes le 10 septembreprochain!

Et si vous êtes une créatrice et souhaitez découvrir le Textile Lab et développer vos compétences, vous pourrez bénéficier d’ateliers créatifs ou d’heures de formation et d’utilisation des machines!