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Interview d'Alexandra, calligraphe sous la marque La Plumographe

Alexandra, calligraphe : des mots d’amour pour tous les jours !

Alexandra est calligraphe à Paris, sous la marque La Plumographe. Dans cette longue interview, elle nous raconte comment elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat, à la suite d’un burn-out. Et nous présente sa nouvelle ligne de papeterie, emplie de mots d’amour.

C’est pendant le premier confinement que j’ai fait la connaissance d’Alexandra : elle a participé à l’accompagnement collectif (Re)pense ta stratégie de marque du mois de mai 2020.

“Je me posais alors des questions sur ma marque, explique-t-elle. Notamment comment lui donner de la hauteur et de la visibilité. En quelques jours, ton approche pédagogique a levé des freins et m’a permis d’y voir beaucoup plus clair.”

L’expérience lui permet de définir des objectifs clairs et réalisables. Notamment le développement de sa communauté sur Instagram, la redéfinition de son image de marque et le lancement d’une nouvelle offre : des illustrations calligraphiées & personnalisées.

Pour couronner le tout, Alexandra vient de lancer sa boutique en ligne. L’occasion de l’interviewer plus longuement sur son parcours d’entrepreneuse et sur son travail de calligraphe !

Bonjour Alexandra, peux-tu te présenter et nous parler de ton métier de calligraphe ?

Je suis calligraphe, basée à Paris. Je propose des prestations de calligraphie aux entreprises, et je viens de lancer une ligne de papeterie : affiches et cartes, disponibles sur mon site internet. Ce sont des créations uniques, ou imprimées en séries limitées et numérotées. Chaque unité est personnalisable avec un prénom, ou une petite illustration.

Micro-entrepreneure, je travaille seule, chez moi, à Paris 15, face à un joli parc, ma bouffée d’oxygène ! On peut aussi parfois me croiser chez des clients prestigieux, lorsque je suis en mission de calligraphie, pour préparer un événement (défilé de mode, dîner…) ou une animation en boutique.

Lorsque j’ai débuté, j’ai hésité à exercer sous mon nom, ou à inventer un nom de marque distinctif, évoquant mon activité. La Plumographe est un néologisme, un mot inventé. Il associé la plume de la calligraphie au pinceau du graphiste. Une plume c’est délicat, léger, enveloppant. Il était important pour moi que ce nom de marque évoque les arts graphiques, et qu’il soit féminin. Mon univers est doux, poétique, avec un twist rock. Il touche majoritairement les femmes, mais aussi la sensibilité des hommes.

Chez La Plumographe, tout est “handmade with amour” car je suis une passionnée, je me donne à 200% quand j’entreprends quelque chose. Je propose des mots d’amour, pour tous les jours.

Collection affiche calligraphiées Pop Love par La Plumographe
La collection d’affiches Pop Love par La Plumographe

Parle-nous de ton parcours : pourquoi et comment as-tu choisi l’aventure entrepreneuriale et la calligraphie ?

Je suis lyonnaise, diplômée de l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Lyon, spécialisée en Art & Communication. Je suis venue à Paris, par amour, et pour terminer mes études aussi. En effet, après les Beaux-Arts, j’ai poursuivi avec une maîtrise en Histoire de l’Art Moderne, à La Sorbonne.

Mon amour du bel objet et des savoir-faire artisanaux est la colonne vertébrale de tout mon parcours. Après mes études, j’ai fait des petits jobs dans le milieu de la culture puis dans le luxe. J’ai rapidement rejoint la Maison Dior Couture où je suis restée 11 ans, et c’est là que j’ai tout appris : les codes du milieu, son exigence, son excellence, son sens du détail.

Entre temps, je me suis mariée et je suis devenue maman, puis j’ai divorcé. Trois ans plus tard, je quittais Dior. J’ai pris un peu de temps pour réfléchir à l’orientation que j’allais donner à ma vie, et j’ai tenté l’entrepreneuriat. Mais ce n’était pas le moment, je n’étais pas prête.

Puis j’ai alors rejoint la Maison Cartier pour laquelle j’étais souvent en déplacement, dans les coulisses de la création aussi, dans les ateliers et les manufactures. Comme chez Dior, j’étais passionnée par mon job.

Mais un jour, j’ai craqué.

Après avoir passé pas loin de 20 ans dans l’univers du luxe, côtoyé des gens formidables, passionnés, et d’autres plus cruels, j’ai fait un burn-out. Je pense qu’à ce jour, c’est l’épreuve la plus difficile à laquelle j’ai été confrontée.

Durant ma période de convalescence, j’ai compris que je ne pourrai pas retourner travailler en entreprise, en tous cas, plus dans les conditions que j’avais connues. Le dessin et la calligraphie m’ont aidée à refaire surface. Mes crayons ont toujours été mes meilleurs alliés pour supporter les difficultés !

Je me suis mise à mon compte début 2019. Je proposais alors uniquement des prestations de service aux entreprises : calligraphie événementielle, création de logo et identité graphique, monogramme, prestation live en boutique, décoration de vitrine.

Et puis la pandémie a stoppé net les missions liées à l’événementiel. Puisque je songeais déjà depuis le début à lancer une ligne de papeterie, j’ai pensé que c’était le moment de proposer des affiches mais aussi des cartes pour créer du lien, on en a tellement besoin !

Du coup, mon activité de calligraphe est partagée entre ma ligne de papeterie dont je fais la promo sur Instagram, et mes missions pour les professionnels. J’envisage aussi de donner des cours de calligraphie.

Identité de marque par la calligraphe Alexandra Ferrero, La Plumographe
Identité graphique par La Plumographe

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse calligraphe ? Et les difficultés ?

Même si ce n’est pas évident tous les jours, être pleinement autonome est une grande satisfaction. Gérer ses créations, son propre site internet, sa communication sur les réseaux sociaux, les clients, les commandes, les emballages, les expéditions, la comptabilité…. tout cela est très formateur. Lorsque l’on se met à son compte et que l’on travaille seule, on porte plusieurs casquettes. On ne s’ennuie jamais et on apprend tous les jours, souvent sur le tas.

Côté difficultés, compte-tenu du contexte sanitaire actuel, certains jours je me sens un peu seule. Et il est important de ne pas rester avec ses interrogations.

Si c’était à refaire, que changerais-tu (ou non) ?

Parfois je me demande si j’en serais là, si je n’avais pas divorcé ou fait ce burn-out. Je crois que ces épreuves m’ont forgée et permis de prendre de la maturité.

C’est une rencontre opportune qui m’a permis de me lancer. Une cliente que j’ai rencontrée à un stage de calligraphie et qui m’a dit “Je travaille avec des Maisons de luxe, tu viens du luxe, j’ai besoin de toi, tu as les codes du milieu”. Un mois plus tard, je réalisais pour elle ma première mission. J’ai travaillé exclusivement pour elle, car elle me passait beaucoup de commandes. C’était super, j’ai adoré cette collaboration, mais dépendre d’un seul client n’est pas une bonne chose. Quand elle a mis la clé sous la porte, j’ai dû me mettre à prospecter, étape essentielle que j’avais éludée, et qui est loin d’être évidente.

Sinon j’aurais aimé te rencontrer Sandrine, au moment où j’ai commencé afin d’être accompagnée dans le développement de marque (j’aurais peut être moins tâtonné et su plus vite où aller). Ton aide précieuse et celle d’une autre coach m’ont permis d’éclaircir mon projet !

Pour terminer, parle-nous de tes nouveautés !

Je propose des collections sur le thème de l’amour, je vais à l’essentiel, en quelques traits et quelques mots. Pour le lancement de ma boutique, j’ai créé mes 2 premières collections d’affiches décoratives.

La collection d’affiches Les éternels est imprimée en séries limitées : ce sont des illustrations poétiques accompagnées d’une calligraphie. Je les personnalise par la couleur choisie par la cliente.

La collection d’affiches Pop Love est inspirée de l’univers de la musique et composée de titres de chansons d’amour iconiques calligraphiés à la main, en français ou en anglais. Chaque affiche est réalisée à l’unité, et est donc unique.
Cette collection vient de s’enrichir d’un coffret Collector de 3 affiches.

Plus récemment, j’ai lancé une collection de cartes postales pour dire Je t’aime ou témoigner son affection tout au long de l’année.

Et bientôt, je proposerai une collection de peintures acrylique pour magnifier la femme ! Ce seront des pièces uniques, très graphiques et hautes en couleur.

Collection de carterie calligraphiée par La Plumographe
Cartes par La Plumographe
Histoire de marque : épisode 1

Histoire de marque #1 : A., hypnothérapeute à Lyon

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog. Dans chaque épisode, je vais te raconter l’histoire d’une marque que j’ai accompagnée dans sa création ou dans son développement. L’objectif : te permettre de mieux comprendre le travail de co-construction que j’accomplis avec mes clientes. Et, j’espère, t’inspirer pour le développement de ta propre marque ! Dans ce premier épisode, je vais te parler de A., hypnothérapeute à Lyon.

A. vient de se reconvertir à l’hypnothérapie et vient d’arriver en région lyonnaise, pour suivre son conjoint. Elle souhaite s’installer comme hypnothérapeute à domicile, car elle n’a pas encore accès à un cabinet. En parallèle, elle souhaite développer une activité en ligne en lien avec l’hypnose. Elle n’a pas encore d’idée très précise de ce qu’elle souhaite offrir de cette manière. A. sait seulement qu’il ne s’agira pas de séances en visio, qu’elle n’apprécie pas vraiment…

A. a choisi d’exercer sous son nom. Elle a créé pour son activité un site, un blog et des comptes de réseaux sociaux. Mais elle se questionne sur sa stratégie de communication. En effet, elle ne cesse de la remettre en question et a du mal à se motiver pour la mettre en œuvre. Elle a besoin d’un regard extérieur sur ses pratiques. Par ailleurs, elle voudrait obtenir des idées et des conseils de communication pour mieux se faire connaître. Nouvelle arrivée dans sa ville, elle n’a pas un réseau très fourni… Elle me contacte début 2020, dans le cadre d’un accompagnement individuel ponctuel.

Le diagnostic de la marque

Principal problème, A. n’a pas suffisamment clarifié son offre et son positionnement de marque. Cela l’empêche donc de définir avec précision les messages qu’elle souhaite faire passer. Mais aussi de savoir À QUI et COMMENT les transmettre. Cela explique sa difficulté à définir et appliquer une stratégie de communication cohérente et consistante dans le temps.

Pendant l’entretien de co-construction, nous prenons le temps d’explorer l’histoire et le parcours de A. Ainsi que les motivations qui l’ont amenée à faire une reconversion et à choisir l’hypnothérapie.

Cela nous permet, petit à petit, de préciser les clients et les types de situations qui l’attirent et pour lesquels elle se sent légitime. Mais aussi d’identifier les compétences et qualités sur lesquelles elle pourra s’appuyer pour développer son activité.

A. souhaite accompagner des femmes plutôt jeunes (cible principale = 23-45 ans, cœur de cible = 23-35 ans), qui rencontrent une problématique de type émotionnelle dans le cadre de leur travail ou de leur vie amoureuse. Ce sont par ailleurs des personnes qui ont envie de changer et ont identifié qu’elles pouvaient changer. 

L’entretien nous permet également de souligner ses compétences, appréciables, en commercial et networking, héritées de son précédent métier. Et de clarifier le mode de communication qu’elle souhaite mettre en place. Une communication qui mette en avant sa personnalité et son authenticité. Elle souhaite surtout éviter le discours “traditionnel” qu’elle a repéré sur de nombreux sites : essentiellement factuel et didactique, portant sur l’hypnose et ses avantages, ainsi que le déroulement des séances…

Ensemble nous explorons cette notion importante : il n’existe pas de règles intangibles en matière de communication, ni de recettes infaillibles. Il s’agit de trouver sa propre voix et les manières de la porter jusqu’à sa communauté. Mais aussi d’ouvrir les espaces où cette communauté pourra s’exprimer et être entendue.

Cela nous amène alors à identifier quelques incohérences dans la construction et les contenus du site actuel, ainsi que dans ses publications sur les réseaux sociaux. En revanche, nos échanges confirment la pertinence pour elle de posséder un blog, pour prendre la parole sur ses valeurs et sa vision du monde.

Le plan d’action défini ensemble

Priorité n°1 pour A. : prolonger la réflexion, initiée pendant l’entretien, sur la définition précise du positionnement. Puis travailler sur sa mise en mots, notamment via la rédaction d’une base-line. Il s’agit d’une phrase courte, résumant son offre et sa spécificité. A. pourra l’utiliser en page d’accueil de son site ou dans sa bio sur les réseaux sociaux.

Dans une seconde étape, il s’agira de faire évoluer les contenus sur les réseaux sociaux (modification de la bio, de la ligne éditoriale…) ainsi que sur le site. Objectif : rendre plus visibles le positionnement de A. mais aussi son parcours et ses valeurs. Et permettre ainsi à sa communauté de mieux la connaître et de la différencier des autres professionnels de son domaine.

Par ailleurs, A. devra penser à diversifier ses canaux de communication. Notamment, identifier des partenaires professionnels à rencontrer, pour leur présenter l’activité. Ceux-ci doivent travailler avec des personnes faisant partie de la cible identifiée par A., de manière complémentaire et non concurrente. Ils seront ainsi susceptibles de la recommander auprès de leur propre réseau ou clientèle. L’organisation d’événements, gratuits ou payants, permettrait également à A. de développer sa visibilité et sa communauté.

Enfin, une recommandation plus marketing pour A. : ne plus repousser la construction de l’offre complémentaire online. Elle constituera également un axe de différenciation pertinent à mettre en avant dans sa communication.

Découvre les formules d'accompagnement à la stratégie de marque

Valoriser son expérience entrepreneuriale avec Sophie-Charlotte Chapman

Comment valoriser son expérience entrepreneuriale auprès d’un recruteur ? Sophie-Charlotte Chapman, formatrice et coach, propose un nouvel atelier pour les entrepreneuses qui veulent reprendre une activité salariée.

Retourner au salariat après avoir créé son entreprise, c’est une étape fréquente ! Cela risque de l’être encore davantage en 2021, tant la crise du Covid est éprouvante pour les indépendants.

Bonne nouvelle : ma complice de toujours, Sophie-Charlotte Chapman, lance “Après l’entrepreneuriat”. Cette nouvelle formation en ligne s’adresse justement aux entrepreneuses qui souhaitent valoriser leur expérience entrepreneuriale. Dans l’objectif de préparer au mieux leur recherche d’un job salarié.

J’ai pensé que c’était l’occasion de lui donner une nouvelle fois la parole sur ce blog (surtout que la dernière fois date de 2017 !!). Sophie-Charlotte nous raconte pourquoi elle s’est intéressée au parcours des entrepreneuses qui veulent intégrer un job salarié/ Et en quoi son nouveau programme de formation peut les y aider.

Valoriser son expérience entrepreneuriale pour mieux rebondir
Découvrez le workshop “Après l’entrepreneuriat” dans la boutique de Sophie-Charlotte Chapman

Comment as-tu l’idée de t’intéresser à l’après-entrepreneuriat ?

L’année 2020 a été remplie d’épreuves personnelles pour ma part. Perdre son mari quand on n’a même pas 40 ans, cela remet beaucoup de choses en question. A commencer par l’organisation familiale. Disons les choses comme elles le sont : d’un point de vue matériel, mon mari était le moteur financier de notre couple. Sa disparition entraîne donc de lourdes conséquences pour mes enfants et moi.

Le confinement a été instauré un mois seulement après son décès. Il a eu l’avantage de me donner un peu de temps pour réfléchir à la suite. La réflexion s’est vite traduite en action : il fallait décrocher des missions de formation pour la rentrée de septembre. Mes recherches ont rapidement été fructueuses. Après un appel à l’aide sur Linkedin, mon CV a été partagé plus de 200 fois et les propositions n’ont pas tardé à arriver.

Je travaille aujourd’hui à temps quasiment plein dans la formation d’étudiants en alternance dans le tertiaire (filière commerce principalement). Un métier que j’affectionne particulièrement et qui me le rend bien humainement.

Je suis consciente que ma situation n’est pas singulière, même si cette année j’ai cumulé les péripéties. La crise sanitaire a malheureusement touché bon nombre d’entrepreneuses créatives, dont l’activité a été réduite à peau de chagrin. L’annulation d’événements (mariages, baptêmes, communions, ateliers créatifs et marchés de créateurs….) est un vrai coup du pour notre milieu. J’ai alors fait le parallèle avec ma situation. Si j’étais capable de rebondir rapidement, et de valoriser mon expérience entrepreneuriale de près de 10 ans, alors d’autres peuvent le faire. Il suffit juste de les y aider.

A qui s’adresse l’atelier “Après l’entrepreneuriat” et quel est son objectif ?

Cet atelier s’adresse à des entrepreneuses, qui comme moi, ont besoin ou envie de reprendre une activité salariée. Quelle qu’en soit la raison. Parmi celles que j’ai pu identifier, il y a le fait de se retrouver maman solo (dans le cas de divorce ou de séparation…). Il y a aussi la solitude de la femme entrepreneuse qui leur pèse. Ou encore l’autonomie et le départ de leurs enfants de la maison, la peur de l’avenir, l’envie de faire autre chose, l’impression d’avoir fait le tour de leur activité, l’ennui ou encore la fatigue…

Je pense qu’il y a un temps pour tout : quand ce n’est plus l’heure, il faut savoir s’écouter et passer à autre chose. Mais cela ne signifie pas forcément tout plaquer : l’activité entrepreneuriale peut rester ouverte mais devenir annexe ou complémentaire. Quand on a déjà lancé sa marque, que les fondements et les bases sont solides, il sera plus facile de cumuler une activité indépendante et une activité salariée. Il sera bien entendu bon d’équilibrer ce nouveau tandem car il ne s’agira pas de tout vouloir faire à 200% !

L’objectif de cet atelier est de proposer un temps d’introspection personnelle et professionnelle, aux allures de bilan de compétences. D’une durée de 2 heures, ce workshop est la première étape vers un nouvel horizon.

Les entrepreneuses créatives n’ont pas toujours conscience de tout ce qu’elles ont gagné en créant leur entreprise, leur marque et leurs produits. Elles ont pourtant touché à beaucoup de domaines : web, communication, gestion, vente…. Elles ont développé des compétences et des connaissances en s’auto-formant, en pratiquant, en expérimentant. Il s’agit de valoriser cette expérience entrepreneuriale.

Ce workshop leur permet de mettre des mots sur tout ce qu’elles savent déjà faire et être, dans le but de postuler en toute confiance à des offres d’emploi.

Valoriser son expérience entrepreneuriale avec Sophie-Charlotte Chapman
Sophie-Charlotte Chapman est formatrice et coach d’entrepreneuses

Comment se déroule cet atelier, quel est le programme ?

Ce workshop se déroule en ligne sur Zoom donc à distance. Il y a cependant une première partie de préparation individuelle. J’envoie 48h avant le jour J un test de personnalité en ligne, qui permet à chaque participante de se situer.

Le jour J, les participantes sont d’abord amenées à se présenter. Le support affiché en partage d’écran les guide, au travers de plusieurs exercices, pour réaliser ce travail d’introspection.

L’une des nouveautés de ce workshop sont les séquences de travail en peer-to-peer. Les participantes échangent en binôme sur leurs expériences. Parler de son parcours à une autre entrepreneuse permet de réaliser combien le chemin parcouru a été important et formateur.

Début décembre, j’ai testé ce nouveau format d’atelier auprès de 6 volontaires qui souhaitaient reprendre une activité en 2021. Le workshop a eu lieu en soirée, de 21h à 23h un lundi soir. Un créneau en soirée était plus facile à caler pour tout le monde mais cela implique une fatigue non négligeable à prendre en compte pour les participantes comme pour moi.

L’atelier a répondu à leurs attentes, mais certaines auraient souhaité aller encore plus loin dans la démarche. Ce qui n’est malheureusement pas possible sur une durée de 2 heures. Pour éviter les frustrations à l’avenir, j’ai retravaillé la fiche produit, en insistant sur le fait qu’il s’agit d’une première étape d’introspection.

Quand les prochaines sessions auront-elles lieu ?

La fiche produit est déjà en ligne sur mon site mais je souhaite vraiment proposer ce workshop au premier trimestre 2021. Les débuts d’année sont en effet très propices aux grandes décisions, aux résolutions et aux changements que l’on souhaite amorcer dans sa vie personnelle comme professionnelle.

Faire le point en janvier est selon moi une bonne façon d’attaquer la nouvelle année qui s’annonce. Nous sortons en plus d’une année malheureusement mémorable même si nous préférerions tous pouvoir l’effacer. Je pense aussi que 2020 aura été pour beaucoup l’année de trop ou l’année du pas assez, le déclic ou l’élément déclencheur vers de nouveaux horizons. Mais les changements ne s’opèrent pas toujours tout seul, on peut avoir besoin d’aide et de réflexion avant d’entamer ce virage.

PS : à ce propos, si vous souhaitez profiter de ce début d’année pour poser les bases de votre activité en 2021, nous vous recommandons de rejoindre notre challenge instagram #monbusiness2021 !

Participez au challenge Instagram #monbusiness2021
Sarah Delorme lance la plateforme Mes ateliers DIY

Sarah, fondatrice de Mes ateliers DIY, plateforme d’ateliers créatifs à La Rochelle

Sarah lance actuellement Mes ateliers DIY, une billetterie en ligne consacrée aux ateliers créatifs de la région de La Rochelle. Malgré la crise sanitaire, elle a décidé de ne pas attendre pour concrétiser son projet.

C’est en avril dernier que j’ai fait la connaissance de Sarah, à l’occasion de la toute première session de l’accompagnement collectif (Re)pense ta marque. Alors en pleine construction de son projet, le confinement avait bouleversé ses plans.

“Je n’étais plus très sûre de comment aborder les choses. C’est pour cela que je me suis inscrite à ce module en ligne : afin de mettre les choses à plat et regagner en confiance pour la suite. Grâce à l’accompagnement, j’ai pu enfin lancer mes réseaux sociaux afin de bâtir ma communauté. Cela m’a également permis de relancer mon démarchage auprès des créateurs et de mettre en place des premières collaborations”.

Aujourd’hui, Sarah est presque prête à lancer son site, annoncé pour le 23 novembre ! Un projet qui va pouvoir voir le jour grâce à la campagne de crowdfunding qu’elle mène actuellement sur la plateforme J’adopte un projet. (Pssst : n’hésitez pas à contribuer : les contreparties ne sont pas réservées aux habitants de La Rochelle ^^)

Elle nous en dit plus, dans cette interview, sur son projet et son parcours de jeune entrepreneuse qui se lance dans cette période pourtant compliquée…

Bonjour Sarah, peux-tu nous présenter ta toute jeune entreprise : Mes ateliers DIY ?

Il s’agit d’une billetterie en ligne d’ateliers créatifs rassemblant l’offre d’ateliers de la région rochelaise. Je souhaite ainsi offrir aux créateurs, makers et animateurs de la région plus de visibilité et de support dans l’organisation de leurs ateliers.

Mes ateliers DIY se divisera donc en 2 grands services :

  • une billetterie en ligne d’ateliers pour les particuliers avec des ateliers clés en main à des dates précises
  • et une offre sur-mesure pour les groupes et les entreprises, avec des suggestions de thématiques et d’événements, et la possibilité de demander un atelier sur-mesure.

J’ai intégré début juillet la couveuse d’entreprise Odacio afin de tester mon offre.

Le site Mesateliersdiy.fr sortira à la fin du mois de novembre. Mais on peut dès aujourd’hui me contacter pour imaginer des évènements sur mesure dans la région de La Rochelle : des événements privés, comme un enterrement de vie de fille (EVJF), une baby shower, un mariage…, ou des événements d’entreprise : séminaire, comité d’entreprise, team building, ou encore animation commerciale.

Depuis combien de temps es-tu entrepreneuse ? Qu’est-ce qui t’a décidée à te lancer ?

Mon aventure d’entrepreneuse a débuté en septembre 2019 à mon retour d’un séjour d’un an au Canada. Je devais reprendre mon ancien poste à Nantes, mais ils n’ont pas pu me réintégrer. J’ai été licenciée pour des raisons économiques. J’ai donc rejoint mon copain à la Rochelle et c’était pour moi l’occasion de me lancer dans une nouvelle aventure professionnelle.

Depuis quelques années déjà, je rêvais d’ouvrir un café créatif. Mais le marché immobilier à la Rochelle est très complexe et il m’a fallu repenser ma stratégie. L’idée de la billetterie m’est donc venue. Ainsi je peux développer mon réseau à la Rochelle, commencer mon activité et préparer tranquillement la phase 2 en fonction des opportunités immobilières et des rencontres.

Mon licenciement économique a été pour moi le déclencheur de ma reconversion. J’y avais déjà songé avant, mais il m’a fallu un petit coup de pouce du destin pour oser me lancer.

Forte de mon expérience professionnelle de près de 10 ans dans la gestion de projet audiovisuelle et la communication, j’ai souhaité prendre mon indépendance en mêlant deux de mes points forts : la créativité et l’organisation.

Mais il était important pour moi que mon projet me passionne et me rapproche de mes valeurs. Et comme le DIY ont toujours joué un grand rôle dans ma vie, créativité cultivée par ma mère depuis ma tendre enfance à travers de nombreuses activités partagées, c’était pour moi le parfait point de départ.

Quelles sont aujourd’hui les satisfactions que tu rencontres dans ta vie d’entrepreneuse ? Et les difficultés ?

J’aime l’indépendance qu’offre la vie d’entrepreneuse, de pouvoir m’organiser comme je veux sans devoir rendre des comptes. Le développement de mon activité passe par une grosse phase de réseautage. Je n’étais pas très à l’aise au début, mais j’ai eu tellement de bons retours que ça m’a beaucoup motivée et les échanges ont été et sont toujours tellement enrichissants !

Côté difficultés, ce n’est pas toujours simple de travailler à domicile et de ne pas se laisser distraire par les tâches ménagères et autres. Heureusement j’ai une pièce à part pour mon bureau, afin de pouvoir “aller au travail”.

Il faut aussi beaucoup de patience dans le travail de préparation et développement. J’ai commencé à développer mon projet en fin 2019 et le confinement a beaucoup ralenti ma progression. Au déconfinement, j’ai repris le démarchage mais on a ensuite enchainé avec l’été et les contacts étaient peu nombreux. Il a fallu attendre la rentrée pour avoir les bons contacts.

Le regard des autres n’est pas toujours simple non plus. Je travaille beaucoup pour mon projet mais je suis au chômage, et même dans mon entourage, il y a des personnes qui ont du mal à concevoir que je travaille autant sans salaire !

Si c’était à refaire, que changerais-tu (ou non) ?

Lancer son activité en crise sanitaire n’est forcément pas idéal, mais en vrai il est impossible de prévoir vraiment ce qui nous attend donc autant se lancer maintenant.

Pour terminer, quel conseil donnerais-tu aux futures entrepreneuses ?

Il faut parler de son projet : à son entourage, mais aussi tout autour de soi. Au tout début de mon projet, je me suis rendu à des cafés ou apéros entrepreneurs, et cela m’a beaucoup aidée dans le développement de mon idée. Ne pas avoir peur de confronter son idée, interroger de futurs clients, mais aussi interroger des entrepreneurs sur leur expérience.

Entrepreneuses solidaires face au reconfinement

Témoignage : face au reconfinement, la solidarité des entrepreneuses de Haute-Savoie

Karine est la fondatrice des Enfants nomades (Ateliers et kits créatifs pour adultes et enfants). Avec d’autres entrepreneuses locales, elle mise sur la solidarité et le réseau pour faire face au défi du reconfinement.

L’isolement était la principale difficulté rencontrée lors du premier confinement. Et c’est justement par la solidarité que Karine et les entrepreneuses de son territoire ont décidé de conjurer le reconfinement !

Portrait de Karine Saunier, les Enfants nomades. Crédit : Barbara Rolland

Bonjour Karine, comment s’était passé pour toi le premier confinement (et déconfinement) ?

En début d’année, ma principale activité était l’animation d’ateliers. Je venais de démarrer en janvier un programme hebdomadaire pour adultes et pour enfants pour lequel j’avais bouclé le planning jusqu’à juin. J’avais investi dans mon matériel…

Au début du premier confinement, j’ai été abattue, sidérée. On ne savait pas si ni quand on allait pouvoir reprendre une activité normale.

En avril, j’ai commencé à concevoir un nouveau projet: faire mes ateliers à emporter. J’ai analysé comment m’y prendre avec le peu de trésorerie que j’avais. Début mai, j’ai compris que le lieu où je faisais mes ateliers ne pourrait plus m’accueillir. J’ai retroussé mes manches et mis mon projet à exécution.

Au 1er juin, j’ouvrais ma boutique en ligne. La semaine d’avant l’ouverture, je m’étais mise en relation avec l’association Crea Terra – Rassembleur de talents, dont l’objet est de promouvoir les artisans-créateurs et les petits producteurs qui en sont membres. Le 5 juin j’ai fait, grâce à elle et ses dirigeants dynamiques et solidaires, un premier pop-up store aux côtés de 6 autres créatrices. Mes ateliers à emporter ont plu et convaincu alors j’ai continué. Tout l’été, j’ai fait les marchés de créateurs du coin afin de récupérer de la trésorerie pour pouvoir poursuivre. Ça a sauvé mon entreprise.

Les kits créatifs Les enfants nomades
Les kits créatifs Les enfants nomades

Comment s’est déroulée la rentrée ?

J’ai fini mon dernier pop-up store le 28 août. Dès la première semaine de septembre j’ai reçu des demandes pour les marchés de Noël et de lieux pour animer mes ateliers. Il a fallu tout anticiper : créer un projet d’animation (adultes et enfants) pour les lieux d’accueil et aussi réfléchir à ces marchés de Noël.

Faire les marchés de noël, ça se réfléchit bien : combien investir dans les emplacements et le matériel pour créer mes kits en nombre suffisant ? Combien de temps consacrer à la production ? Quelle prise de risque accepter, étant donné qu’on entendait déjà parler de la deuxième vague…

Le premier confinement m’a appris à profiter du moment présent et à prendre toutes les opportunités qui se présentaient. Bref j’ai pris le risque : la créatrice est quelqu’un de très optimiste 😉 ! J’ai commencé la production en octobre pour un premier marché de noël mi-novembre.

J’ai animé des stages pour enfants pendant toutes les vacances de la Toussaint, je produisais mes kits entre deux ateliers… J’ai donné mon dernier atelier le jeudi 29 octobre, lendemain de l’annonce du reconfinement. En fait depuis début mai, je n’ai pas arrêté de bosser, week-end inclus. Et là, le 28 octobre, on apprenait que tout s’arrêtait à nouveau.

Comment as-tu réagi à cette annonce du reconfinement ? As-tu tout de suite trouvé l’énergie et le ressort pour rebondir ?

On s’y attendait mais depuis quelques jours seulement. Je croisais les doigts et j’espérais fort pour que l’annonce concerne un couvre-feu plus tôt. Le mercredi soir, je t’avoue que j’ai ressenti beaucoup de lassitude : tellement d’investissement pour peut-être rien …

Et puis le lendemain, le jeudi 29 octobre, j’animais mon dernier atelier chez Wicked Wool, un concept store qui vend de la laine et organise cafés tricot et ateliers. Cela m’a reboostée! J’ai vécu ce dernier atelier à fond et en pleine conscience. Les créations des enfants ce jour là étaient magnifiques et pleines d’espoir.

Barbara, la gérante, était déjà en marche pour mettre en place des projets à distance autour de la laine. C’est en discutant avec elle que je me suis dit qu’il fallait que je trouve des points de réception pour mes kits.

Comment la solidarité s’est-elle mise en place à l’annonce du reconfinement ?

Depuis juin, j’était restée en contact permanent avec l’association Crea Terra (74), dont je suis membre. La cotisation annuelle est de 10 € : clairement le but de cette association n’est pas de se faire de l’argent! La sélection des membres étant basée sur les valeurs de solidarité et de bienveillance, la communication entre membres est donc simple et chaleureuse.

Cette association a été créée par deux artisanes : Stephanie Jefford (Une maille à la fois), qui teint ses laines avec des végétaux, et Sandrine Lintz (Adelie et Cie), artisane cirière (elle produit des bougies). Elles ont ouvert en septembre la boutique-atelier Maison Elles etc. avec le créateur de cosmétiques naturelles Hugo Duthu (Les empreintes made in Léman).

Cet été, les événements habituels ayant été annulés, ils ont mis en place avec une mairie, un marché de créateurs auquel j’ai participé chaque semaine. Depuis le premier pop-up store en juin jusqu’au dernier marché de l’été, j’ai pu faire connaissance avec les autres membres. Ce marché était vraiment agréable à faire car il y régnait déjà une grande solidarité.

En rentrant chez moi, le jeudi 29 donc, je les ai contactés pour voir comment mettre en place des points de retrait. Ils y réfléchissaient déjà ! Nous savions tous qu’il fallait réagir vite.

Qu’avez-vous mis en place concrètement ?

Le lendemain matin, nous avons fait une réunion pour voir comment mettre en place tout ça. Barbara, de Wicked Wool, était là elle aussi et m’a proposé d’être point retrait également. Tout le réseau s’est mobilisé pour trouver, en quelques jours, différents points de click and collect.

Certains, comme Ancor Bijoux, qui a sa propre boutique en centre-ville, se sont proposés spontanément d’être point de retrait pour les créateurs locaux. Le week-end, nous avons tous mis nos produits en ligne (merci le premier confinement, l’outil était déjà opérationnel !).

D’autres réseaux ont proposés d’être point click and collect comme le Local – Collectif des possibles, un lieu de travail partagé et un lieu de vie ouvert au public. C’est aussi un réseau qui a pour vocation l’entraide entre jeunes créateurs et entrepreneurs locaux et la promotion d’un mode de vie plus durable par le partage des savoirs et des savoir-faire.

Ainsi, dès lundi la plupart d’entre nous étaient prêts ! Tout le monde a activé ses réseaux pour répandre la nouvelle et faire circuler l’information. Depuis les premières commandes sont arrivées : il y en pas mal en local, les points click and collect sont fonctionnels.

La situation sanitaire en France s’aggrave, on ne sait pas de quoi sera fait demain, ni combien de temps ça va durer. Alors on reste mobilisé et aujourd’hui nous avons réfléchi à comment mettre en avant les membres de l’association pour les faire plus connaître du public.

Nous allons faire des portraits pour mettre en valeurs les artisans, producteurs (vin, miel, poissons etc) et créateurs qui la composent. La phrase qui circule en ce moment c’est “ensemble on est plus fort”… On espère que notre élan atteindra les gens et qu’ils préfèreront acheter local pour leurs cadeaux de Noël.

Quel regard portes-tu sur cette aventure collective ?

Ce deuxième confinement me montre une fois de plus que la solidarité l’emporte. À faire les choses dans son coin, à craindre une hypothétique concurrence, aujourd’hui ça ne marche pas. La force de l’association Créa Terra c’est de rassembler les talents et de dire dès le départ : ici il n’y a pas de concurrence, nous sommes tous complémentaires et si chacun fait attention à ne pas marcher sur les plate-bandes des autres, ensemble on sera plus forts.

Laetitia, fondatrice de l'agence artistique Mona Craft

Laetitia, fondatrice de l’agence artistique Mona Craft

Laetitia Pafundi aime l’art et les artistes. Tellement qu’elle a décidé de se consacrer à les faire découvrir au maximum d’entre nous, via l’organisation d’événements atypiques, la création de collaborations inattendues, ou encore la rédaction de contenus impactants !

Je ne me souviens plus exactement quand et comment Laetitia et moi sommes entrées en contact, sans doute sur Facebook…

Ce dont je me souviens très bien, en revanche, c’est d’une une première rencontre très chouette à une terrasse ensoleillée. Puis de son intervention, au printemps 2019, lors d’une Pause entrepreneuses sur la thématique “Se faire accompagner pour entreprendre”.

Depuis, nous échangeons régulièrement, autour d’un verre ou d’un bon repas. Elle me sollicite parfois pour intervenir sur l’entrepreneuriat féminin, lors d’ un événement qu’elle organise.

Bref, je suis évidemment plus que ravie de pouvoir enfin vous la présenter via cette interview !

Laetitia est la fondatrice

Bonjour Laetitia ! Qu’est-ce que Mona Craft et quelle est la nature de ton activité ?

Je suis la fondatrice de l’agence artistique Mona Craft. Mon ambition est de promouvoir les artistes peintres et de démocratiser l’Art, à travers des événements et des projets atypiques.

Mona Craft met en lumière des artistes de talent dans des lieux originaux et conseille les professionnels dans l’acquisition d’œuvres d’Art. Je propose également de la rédaction de contenu pour aider les artistes à trouver les bons mots pour présenter leur travail. Je veux permettre aux artistes de se concentrer sur la création, et les décharger de la partie commerciale.

Mona Craft est une SAS, je suis seule dans la société. Je travaillais dans mon appartement lyonnais et depuis peu, j’ai un bureau situé à Caluire (69). On peut me retrouver sur le site internet www.mona-craft.art .

Le nom de l’agence, Mona Craft, est un hommage à La Joconde, ce chef d’œuvre encensé par les experts tout en étant un tableau très populaire, connu de tous. Une belle image pour symboliser notre envie de rendre l’Art plus accessible.

Peux-tu nous raconter ton parcours et les raisons qui t’ont menée à l’entrepreneuriat ?

Au départ, j’ai un Master marketing, vente et communication de l’École Supérieure de Commerce de Dijon. Lors de mes études, j’ai pu effectuer un stage dans une galerie d’Art new yorkaise, qui m’a conforté dans mon envie de travailler dans les jolies choses.

Ces dernières années, j’ai étudié en Irlande, je suis partie en mission au Mali, j’ai travaillé avec l’Inde, j’ai découvert la Russie… Je suis d’un tempérament très curieux et j’aime découvrir de nouvelles cultures. J’aime aussi changer de métier !

Avant de créer Mona Craft, j’étais adjointe de direction dans une agence commerciale et responsable des achats pour une marque d’accessoires de mode.

La société a été créée en janvier 2019 mais je travaille sur le projet depuis avril 2018. Le projet a beaucoup évolué en peu de temps. En effet, Mona Craft a d’abord été une plateforme de vente en ligne d’œuvres d’art.

Puis, j’ai rencontré des artistes qui m’ont fait part de leurs besoins : le projet digital s’est alors estompé et Mona Craft est devenue une agence artistique.

C’est la curiosité et une envie de vision globale de l’entreprise qui m’ont donné envie de me lancer. Maintenant, c’est l’autonomie, les belles rencontres et le fait de participer à une démarche positive qui m’animent. Ma « mission » d’entrepreneuse est d’offrir plus de visibilité à l’Art et aux artistes.

Laetitia, fondatrice de l'agence artistique Mona Craft dans l'atelier de la peintre Florina Aledo
Laetitia, fondatrice de l’agence artistique Mona Craft dans l’atelier de la peintre Florina Aledo

En tant qu’entrepreneuse, quelles sont tes sources de satisfactions mais aussi les difficultés que tu rencontres ?

Ce que j’aime, dans l’entrepreneuriat, c’est choisir les gens avec qui je travaille et collaborer avec des personnes inspirantes. Je me sens aussi très indépendante, très autonome, très libre. Et puis, c’est une grande fierté de construire son propre projet.

Quant aux difficultés… Parfois, on reçoit de grosses factures, certains projets peuvent être annulés, d’autres ne se passent pas comme prévu, de temps en temps les choses ne vont pas assez vite, … Je trouve que l’entrepreneuriat demande de l’endurance. Il y a des jours de grandes joies et des jours de doutes. Il faut réussir à garder son cap .

Et si c’était à refaire, que changerais-tu ?

Je passerais moins de temps à intellectualiser, à anticiper, à analyser, pour passer plus vite « à l’action ». J’ai eu besoin de beaucoup m’informer pour me rassurer, mais au final, c’est la confrontation au marché qui nous donne le plus d’enseignements.

Il est important de trouver un équilibre entre la stratégie globale et l’opérationnel, savoir quand prendre de la hauteur et parfois ne pas hésiter à expérimenter. Je pense que j’ai voulu anticiper beaucoup de choses, j’ai intellectualisé de nombreuses décisions ; il faut aussi savoir s’écouter, prendre des décisions fermes et se positionner.

Malgré tout, je fais partie des personnes qui pensent que tout arrive pour une raison, donc je ne regrette rien. Non rien de rien .. 😉

Jeu de tarot Beyond the cards, par Florina Aledo
Jeu de tarot Beyond the cards, par Florina Aledo X Mona Craft

As-tu des clients, des projets, des collaborations que tu souhaites mettre en avant à l’occasion de cet article ?

Je suis très fière du CABAS LYONNAIS #1 que j’ai co-crée avec Sophie Kim Touras. C’est un sac en coton biologique, sérigraphié à la main à Lyon, avec une encre sans solvant. C’est une belle façon d’amener une touche d’Art dans notre quotidien avec un cabas pratique, esthétique et issu d’un circuit court !

J’ai également rédigé les textes du jeu de tarots « BEYOND THE CARDS » de Florina Aledo Perez, je suis très heureuse d’avoir participé à la création de cet objet d’Art unique.

Cabas lyonnais #1, par Sophie Kim Touras X Mona Craft
Cabas lyonnais #1, par Sophie Kim Touras X Mona Craft

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Foemina : inspirations et sororité pour entrepreneuses lyonnaises

Fœmina, rencontres et sororité pour les entrepreneuses lyonnaises

Fœmina, c’est une nouvelle communauté d’entrepreneuses à Lyon. Ce collectif informel a pour ambition d’inspirer et soutenir les projets portés par des femmes. Nos mots-clés : la sororité et la coopération.

Voici plus d’un an que nous avions initié ce projet. “Nous”, c’est à dire une poignée d’entrepreneuses qui s’étaient réunies en mai 2019 dans la jolie boutique de l’une d’entre nous.

L’objectif : réfléchir ensemble à la manière de coopérer, de manière à être plus fortes, plus visibles, et encore plus au service de la juste place des femmes dans la société.

Sororité entre entrepreneuses

Dès le départ, nous avions une envie commune, une motivation : celle d’ouvrir un lieu hybride, destiné aux femmes, dans toutes les facettes de leur vie. Avec des ressources, un accueil, des activités de toutes sortes… Un lieu où il ferait bon juste venir prendre un café, travailler, monter des projets, apprendre, prendre soin de soi…

Pendant plusieurs mois, nous avons travaillé, réfléchi, rencontré des interlocuteurs, et même envisagé un premier espace partagé, à la Croix-Rousse, pour donner corps à cette envie. En mars de cette année, nous étions prêtes à créer notre association (je vous l’avais annoncé ici).

Et puis le confinement est arrivé soudainement. Nous avons annulé notre assemblée constitutive. Chacune, nous avons eu besoin de nous recentrer sur notre activité, sur notre foyer, sur nos proches… Pendant plusieurs mois, nous avons fait ce qu’il fallait pour maintenir nos entreprises à flot, malgré les difficultés.

Nous avons aussi admis à regret qu’ouvrir un lieu, en cette période d’incertitudes, était un projet peu prudent. Et que faire face à cette épidémie nous prenait beaucoup d’énergie. Et donc ne nous en laissait guère pour monter des projets collectifs…

Bref, nous avons compris que nous avions avant tout besoin de nous soutenir les unes les autres, de nous parler, d’échanger et même de célébrer en toutes sororité, légèreté et convivialité.

C’est comme cela nous avons lancé le tout premier “Fœmin’apéro”, qui est devenu un un “Fœmin’à midi en ligne“, reconfinement oblige !

Bref, si tu es une entrepreneuse lyonnaise et que notre démarche te “parle”, n’hésite pas à :

Première rencontre Fœmina en ligne
Interview de Nina Orengia, fondatrice de la marque de mode éthique Comme un loup blanc

Entreprendre en accord avec ses valeurs : Nina Orengia, de la marque Comme un loup blanc

Fondatrice de la marque de mode pour femmes Comme un loup blanc. , Nina était présente à la dernière Pause entrepreneuses. Elle nous a expliqué comment la connaissance de ses valeurs l’a aidée dans son parcours d’entrepreneuse.

Ce mercredi 30 septembre, nous avons enfin pu relancer les Pauses entrepreneuses chez Pause création. Le thème : Entreprendre en accord avec ses valeurs.

Nina Orengia, fondatrice de la marque de mode éthique Comme un loup blanc n’avait pas pu venir témoigner en mars dernier en raison du confinement. Nous étions donc ravies, Priscilla et moi, de pouvoir enfin l’accueillir. Et cela tombait bien : Nina avait des nouveautés à nous annoncer sur Comme un loup blanc… (psst, petit rappel : j’avais déjà interviewé Nina ici ^^)

Devant une douzaine d’entrepreneuses, elle s’est confiée sur son parcours entrepreneurial, les valeurs qui la guident et les évolutions de sa marque.

Nina Orengia est la fondatrice de la marque de mode éthique Comme un loup blanc. Elle témoignait sur le thème : Entreprendre en accord avec ses valeurs.
Nina Orengia est la fondatrice de la marque de mode éthique Comme un loup blanc. Elle témoignait sur le thème : Entreprendre en accord avec ses valeurs.

De comédienne à cheffe d’entreprise : le parcours de Nina Orengia

Comédienne, Nina commence à coudre en parallèle de son métier. Elle a besoin de pratiquer une activité manuelle et a toujours été attirée par le stylisme. Un jour, elle pousse la porte de Pause création pour proposer ses doudous faits main. Elle découvre alors la formation professionnelle en couture-modélisme proposée par Priscilla.

Très motivée, elle trouve le moyen de la faire financer. Et dès la fin du cursus, elle lance sa marque Comme un loup blanc. Son objectif : donner naissance à une mode femme fabriquée en France avec des tissus les plus écologiques possibles.

Quelques mois plus tard, Priscilla est en train de monter son programme de formation action pour entrepreneuses Dessine ta boîte qui déboîte. Elle propose alors à Nina de faire partie de la première “promotion”. Nina accepte un peu par curiosité. Mais, comme elle le souligne lors de la Pause entrepreneuses : “j’étais loin d’imaginer comme cela allait bousculer ma manière d’entreprendre !”.

Grâce à Audrey Gallay, l’une des intervenantes du programme, elle travaille en effet sur sa posture d’entrepreneuse et sur ces fameuses “valeurs”. “Au départ, confie Nina, je n’avais vraiment pas la moindre idée de ce qui signifiait réellement ce mot”.

Petit à petit, elle comprend qu’elle ne souhaite pas seulement être une “créatrice”, mais bien une cheffe d’entreprise. Elle décide d’arrêter alors son métier de comédienne et de se consacrer au développement de sa marque.

Ses valeurs : un boussole pour entreprendre en étant alignée avec elle-même

Elle met également au jour les valeurs qui la guident dans sa vie, et qu’elle a envie d’insuffler à sa marque : l’éthique, la responsabilité, la créativité, l’inclusivité, la bienveillance, l’engagement, la famille… notamment.

Enfin, elle prend conscience que l’archétype de la Femme sauvage est profondément ancré en elle et motive son envie d’aider les femmes à se connaître et s’exprimer.

Cette nouvelle clarté lui permet de travailler ensuite efficacement sur son identité visuelle de marque. Elle la guide aussi dans sa communication écrite (notamment via son blog, ses réseaux sociaux et sa newsletter) et dans sa direction artistique.

Comme un loup blanc, marque de prêt à porter éthique et responsable
Comme un loup blanc, marque de prêt à porter éthique et responsable

“Connaître précisément mes valeurs me permet de faire mes choix en conscience et donc de mieux savoir les défendre auprès de mes clientes, fournisseurs, partenaires et même de mon entourage proche”, explique Nina.

Elle a également inscrit ces valeurs dans le premier “onglet” de son business plan. L’objectif : pouvoir y revenir facilement lorsqu’une difficulté ou une opportunité se présente.

C’est ainsi que, voici quelques mois, elle s’est rendu compte qu’elle avait mis en place pour sa marque une organisation qui ne lui convenait plus. “J’avais choisi de présenter deux collections complètes par an. Mais j’ai réalisé que cela finissait par étouffer ma créativité, qui est pourtant une de mes valeurs phares. J’ai compris que j’avais besoin de retrouver plus de liberté et de m’imposer un cadre moins strict”.

Un tournant pour Comme un loup blanc : les éditions éphémères

C’est ainsi qu’en cette rentrée, Comme un loup blanc évolue. Désormais, chacune des 4 saisons donnera lieu au dévoilement d’une “édition éphémère”. Un ensemble de pièces déclinées à partir autour d’un imprimé exclusif et différent chaque saison. La pièce phare de chaque édition sera la jupe Lou : une jupe adaptable à toutes les morphologies grâce à une ingénieuse taille ajustable. Et chaque édition sera imaginée en collaboration avec des artistes et artisans locaux

Lors de la Pause entrepreneuses, Nina nous a permis de découvrir en exclusivité la première édition. Vous avez un aperçu de l’imprimé de cette saison sur la photo ci-dessus ^^. Elle sera disponible en prévente à partir de la mi-octobre et je ne peux que vous conseiller de la surveiller !

PS: Vous pouvez suivre Nina via son Instagram ou sa page FB. Par ailleurs, si vous souhaitez être informée des prochaines Pauses entrepreneuses à Lyon, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter spécifique et/ou au groupe privé Facebook. Vous pouvez également rejoindre mon groupe Meetup dans lequel je publie tous les événements que j’organise ou anime.

Portrait de Vic Legrand, fondatrice de Oupsi, foodbike vegan à Lyon

Vic Legrand, fondatrice d’Oupsi, cuisine végétale à Lyon

Vic et la cuisine écoresponsable, ça fait longtemps que ça dure ! Aujourd’hui, elle nous fait découvrir son nouveau projet : Oupsi, un foodbike et un service de traiteur spécialisés en cuisine végétale à Lyon. Elle nous parle aussi de l’accompagnement (Re)pense ta marque qu’elle a suivi au printemps.

C’est à l’occasion d’une Pause entrepreneuses que j’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Vic. Surtout que j’avais entendu beaucoup de bien de son précédent projet, l’association Third of Seven, dédiée aux gourmandises véganes.

J’ai tout de suite adoré son nouveau concept : Oupsi, un foodbike itinérant (c’est comme un foodtruck mais avec un vélo cargo, c’est moins polluant), spécialisé dans la cuisine végétale à Lyon !

Et aujourd’hui, je suis ravie de pouvoir vous la présenter au travers de cette interview.

Portrait de Vic Legand, fondatrice de Oupsi, cuisine végétale à Lyon
Portrait de Vic by Jérôme Marin

En avril dernier, tu as participé à l’accompagnement (Re)pense ta marque avec moi : peux-tu nous dire ce que cela t’a apporté ?

Je créais une nouvelle entreprise : j’avais l’impression que la communication n’était pas mon fort et qu’il me manquait des données pour bien l’appréhender. L’accompagnement (Re)pense ta marque m’a aidée à y voir plus clair et à faire le point sur ce que je faisais/savais déjà et sur ce qui me manquait. Le format (10 jours en petit groupe avec accompagnement à distance, NDLR) était porteur. Je me suis sentie à la sois soutenue et accompagnée dans ma démarche, sans être “écrasée par le cadre”. J’applique au mieux les conseils reçus et pour le moment ça paie plutôt pas mal !

Peux-tu nous parler d’Oupsi et de ton activité en cuisine végétale ?

Je travaille dans la restauration écoresponsable : produits locaux, bruts et de saison, beaucoup de bio, le moins de déchets possible et 100% végétal.

J’ai une offre qui se divise en trois parties :
– des gauf’wich et des donuts distribués via un triporteur avec petite cuisine aménagée, que l’on peut retrouver dans les rues de Lyon et sur des évènements,
– un service traiteur pour les pro et les particuliers,
– un service de conseils à destination des professionnels pour les aider à élaborer des plats/menus 100% végétaux, en travaillant bien les protéines végétales (ce qui fait souvent défaut dans ce genre de propositions à l’heure actuelle).

J’exerce mon activité seule avec des coups de main ponctuels de mon amoureux. Il m’aide pour les gros évènements et pour la partie technique de la construction du triporteur. Mon laboratoire de préparation est à mon domicile. Et je me déplace principalement dans le 7e, le 8e et le 3e avec le food-bike. Ponctuellement je participe à des évènements en Rhône-Alpes. J’ai créé une société de type EURL dont je suis l’associée unique et la gérante.

Logo de Oupsi, cuisine végétale à Lyon

Comment as-tu choisi le nom de ta marque et comment décrirais-tu ton positionnement ?

Je cherchais un nom qui ne soit pas vraiment un mot, sans connotation… Il devait se retenir facilement, pouvoir fédérer et être décliné (par exemple, le Oupscycle c’est plus marrant à dire que le triporteur 😉 ). Et surtout il devait me représenter.

Quand à mon positionnement, je dirais qu’il s’agit de street-food gourmande, originale et écoresponsable. J’emploie en général les mots : local, locavore, végétal, écoresponsable, souvent bio, produits bruts, emballages compostables, gauf’wich.
Je n’ai pas encore de slogan mais j’y réfléchis, pas facile de se résumer en une phrase ^^.

Où peut-on trouver Oupsi, à Lyon et sur le web ?

Actuellement (je me suis lancée voici moins d’un mois), l’on peut me trouver sur le quai Augagneur avec des donuts. J’y suis le samedi matin et un autre jour de la semaine encore non défini. Toutes les infos sur les points de vente et les tournées sont diffusées au fur et à mesure via mes réseaux.

Je prends également des commandes en ligne. Sur le web, on peut me suivre via Instagram, Facebook et mon site (pas encore tout à fait à jour).

Normalement je commence à faire le marché du samedi au Quai Augagneur ce mois-ci. Il se peut aussi que l’on trouve mes donuts dans certains restos mais je ne peux pas encore en parler ! On pourra également me retrouver sur la place Bellecour, le 04 octobre prochain, à l’occasion du Lyon Cargo Festival (s’il n’est pas annulé…).

Donuts Oupsi, cuisine végétale à Lyon
Donuts Oupsi by Maud Martin

Raconte-nous ton parcours d’entrepreneuse…

Je suis entrepreneuse depuis l’âge de 20 ans ! En sortant de mon école de stylisme/modélisme à Bruxelles, j’ai commencé en freelance dans le monde du spectacle. Puis j’ai créé ma propre marque de vêtements en semi sur-mesure, et fait du conseil en image et du maquillage sur plateau (de tournage).

Il y a 6 ans, je me suis reconvertie dans la cuisine. J’ai créé et géré une association qui faisait de la sensibilisation à l’alimentation végétale et écoresponsable (oui, il y avait déjà un thème ^^ )

J’ai géré cette asso entièrement, ainsi que sa cuisine. On disposait d’un local et que l’on proposait des soirées jeux à thème et des après-midi jeux de société et gâteaux les dimanches.

En ce qui concerne Oupsi, j’ai commencé à y réfléchir sérieusement en septembre de l’année dernière. J’ai finalement déposé les statuts le 10 juillet de cette année. Au début, je voulais commencer en mettant plutôt l’accent sur les services aux pros. La pandémie et le confinement m’ont fait revoir un peu mes plans…

Côté vie personnelle, je n’ai pas d’enfant et le même amoureux depuis 14 ans. Il me soutient toujours dans tout ce que j’entreprends. Il m’aide comme il peut et dans le temps qu’il a en dehors de son travail.

Pourquoi as-tu choisi l’entrepreneuriat ? Comment définirais-tu ta mission d’entrepreneuse ?

Je ne suis pas calibrée pour le salariat et je suis incapable d’exécuter des directives que je trouve mal faites ou mal structurées. D’ailleurs, sur toute ma vie professionnelle (j’ai commencé à 20 ans et j’en ai 35), j’ai été salariée seulement 6 mois. Et c’étaient les pires de toute ma vie !

Que ce soit avec mes précédentes boîtes ou avec Oupsi, j’ai toujours cherché à rendre la vie des gens plus jolie, tout en cassant les clichés et les codes établis.

Comment vis-tu l’aventure entrepreneuriale : quelles sont les satisfactions, les difficultés… ?

Côté satisfactions, d’abord le fait d’avoir réussi à créer ma société en ces temps compliqués. Et les supers retours que j’ai sur mes produits. C’est très gratifiant de voir qu’on ne se trompe pas et que le grand public apprécie mon travail (et pas juste les amis et la famille :p) .

Côté difficultés : créer une entreprise et fabriquer un prototype de vélo avec un petit budget, c’est déjà un sacré challenge. Mais alors avec un confinement au milieu, ça ajoute du level niveau difficulté… Et actuellement, le challenge c’est de trouver des emplacements avec le vélo et des clients pro pour la saison froide.

Gauf'wich Oupsi, cuisine végétale à Lyon
Gauf’wich Oupsi by Meryl Bercq

Enfin, quels conseils ou messages aimerais-tu délivrer aux (futures) entrepreneuses qui te liront ?

N’hésite pas à demander de l’aide aux gens qui savent, quand toi tu ne sais pas. Questionne les gens qui font des choses qui ressemblent à ce que tu veux faire. Parle avec eux de leurs galères et de leurs réussites, ça te fera gagner du temps.
Ah et aussi, tout est toujours plus long et plus cher que prévu !

Et pour terminer, si tu es neuroatypique et/ou que tu ne te retrouves pas dans le parcours professionnel habituel, lance-toi. Fais-toi aider et fais ce qui te plait. La vie est trop courte et on passe trop de temps au travail pour faire quelque chose qui ne nous rend pas heureux !

Laura Peterman, enseignante de kundalini yoga

J’ai déjà eu l’occasion d’interviewer Laura Peterman, sous sa casquette de directrice artistique et créatrice d’identités de marque (je lui dois mon identité visuelle et ce joli site !). Si j’ai de nouveau invité Laura à répondre à mes questions, c’est pour qu’elle nous parle de sa deuxième activité: celle d’enseignante de kundalini yoga.

Le yoga et moi, c’est une histoire qui dure depuis 10 ans :). Aux Pays-Bas jusqu’en 2013 puis à Lyon, ou encore lors de retraites de yoga, j’ai pu expérimenter différents types de yoga (vinyasa, ashtanga, sivananda…) mais aussi découvrir les bienfaits de la méditation ou encore du chant de mantras.

Grâce à ma rencontre avec Laura, je pratique depuis septembre dernier le kundalini yoga. Je consacre mes lundis matins à ces séances et cette nouvelle routine m’a fait tellement de bien sur le plan physique comme mental, que j’avais envie de vous la faire découvrir !

Avis aux Lyonnaises: Laura anime un cours hebdomadaire le lundi matin à Vaise (Lyon 9), dans les locaux de l’association Narayan. Elle propose également des ateliers ponctuels de Kundalini Yoga pour femmes, accessibles à tous niveaux. Suivez-la sur Instagram pour en savoir plus !

Bonjour Laura, peux-tu nous expliquer ce qu’est le kundalini yoga et les raisons pour lesquelles tu as commencé à le pratiquer?

J’ai découvert le Kundalini Yoga (KY) en 2013, un peu par hasard. Je traversais une période difficile, fraîchement séparée, donc maman solo avec un petit garçon de 3 ans à peine. Je cherchais quelque chose, je ne savais pas quoi. J’avais besoin de redonner du sens à ma vie, de comprendre ce que je faisais là, et comment avancer. C’est là que j’ai eu mon premier cours de KY.

Ça a été la révélation. J’avais déjà testé pas mal de choses, mais j’ai su, sur le tapis, pendant cette heure de cours, que j’avais trouvé ma pratique. J’ai accroché tout de suite. Le Kundalini Yoga est un Yoga particulier, vraiment profond et spirituel. Il ne s’agit pas de faire de parfaites postures Instagrammables. C’est au contraire une expérience très intérieure à soi, avec soi, et en même temps très intense, qui nous pousse à dépasser nos limites, à changer nos comportements inconscients et nos habitudes néfastes. On l’appelle aussi le yoga de la conscience. Il est très complet. Et c’est ce que je cherchais. Ça a été (et c’est toujours !) ma thérapie. Au bout d’un mois, je pratiquais tous les matins chez moi, et 6 mois plus tard j’entamais la formation pour être enseignante.

Depuis septembre 2019, tu as décidé de l’enseigner. Peux-tu nous raconter ton cheminement, nous parler de tes cours et de ce que cela t’apporte dans ta vie personnelle et professionnelle ?

En fait, je suis enseignante depuis 2015, mais je donnais très peu de cours. Je faisais surtout des remplacements ou des cours chez moi de temps en temps avec quelques personnes. Le yoga est avant tout un mode de vie pour moi, et j’ai fait la formation au départ uniquement dans un but de développement personnel. Cela me faisait tellement de bien que je voulais tout savoir sur ce yoga, le pratiquer, le vivre, plonger dedans.

Mais assez naturellement vient un moment où l’on se dit qu’on ne peut pas garder ces outils pour soi. Cela a tellement changé ma vie que j’ai voulu partager ces enseignements avec d’autres. L’occasion s’est présentée à moi en septembre quand on m’a proposé un cours fixe hebdomadaire, dans l’école où j’ai été formée. C’était une évidence.

Ensuite j’ai ouvert des ateliers pour les femmes, car le Kundalini Yoga contient une quantité phénoménale d’enseignements spécifiques pour les femmes, plus que jamais utiles ! Quand j’ai démarré, c’est surtout cela qui m’a attirée. Cela a changé ma vision de ce que signifie être une femme. Cela m’a réconciliée avec moi même. Clairement, dans ma vie, il y a eu un avant et un après Kundalini Yoga !

Le Kundalini Yoga m’a appris à être en paix avec toutes les facettes de moi-même, à les reconnaître, à les comprendre, et à les accepter. Et quelque part, cela influence ma façon de travailler. Quand je crée une identité pour une marque, cet alignement avec son essence me semble primordial : être en accord avec qui l’on est profondément, l’assumer pleinement et l’exposer au monde.

Comment tes deux activités ont-elles été impactées par l’épidémie de coronavirus et le confinement total qui a été décidé ? Comment t’es-tu adaptée à cette nouvelle donne ?

Honnêtement, dans ma vie quotidienne, je n’ai pas vraiment vécu de changement, car je suis déjà toute la journée à la maison à travailler derrière mon écran. Et je suis plutôt introvertie et casanière de nature, donc je dirais que je n’ai pas été très impactée. Côté travail, j’ai en fait été très sollicitée car beaucoup de personnes avaient tout à coup du temps pour s’occuper de leurs projets, et les conditions de confinement ont aussi poussé beaucoup d’activités à se tourner vers le web : cours et formations en ligne, produits virtuels… donc plutôt bien occupée personnellement pendant ces deux mois de confinement !

Quant à mes cours de yoga, il a fallu s’adapter. L’association dont je fais partie a choisi de maintenir les cours hebdomadaires avec les élèves en visio, car les outils du Kundalini Yoga sont plus que jamais utiles et nécessaires, en particulier dans des situations de stress intense et d’incertitude comme celle que nous avons traversée.


Connaissiez-vous le kundalini yoga ? L’avez-vous déjà expérimenté ? Quelles pratiques physiques et/ou spirituelles utilisez-vous pour prendre soin de vous?