Archives de l’auteur : Sandrine Franchet

AGENDA – Avril 2020: Accompagnement online Repense ta stratégie de marque

Comme annoncé voici quelques jours, je te propose de participer à un programme d’accompagnement de groupe online. Tu trouveras ci-dessous le programme complet ainsi que toutes les informations pratiques pour t’inscrire !

Aujourd’hui, l’épidémie nous impose de rester (pour celles qui le peuvent !) le plus possible à la maison. Une pause obligatoire qui nous force à prendre du recul sur notre activité: comment faire face au plus urgent ? Comment communiquer avec notre communauté pendant cette période d’incertitude et d’inquiétude ? Comment envisager la suite pour sa marque ?

Pour ne pas te laisser seule dans cette réflexion, j’ai souhaité mettre en place un programme d’accompagnement collectif à distance. Pendant 10 jours (du 1er au 10 avril), nous allons ensemble faire le point sur ta marque et ta communication pour te permettre de repérer les axes de progression et de définir avec un plan d’action clair et précis.

Ce programme comportera:

  • des contenus écrits et vidéos
  • des exercices pratiques qui seront rendus et commentés
  • des questionnaires d’auto-évaluation
  • un groupe d’échanges privé (via Facebook) pour nous inspirer et nous soutenir
  • une session en visioconférence en petit groupe pour conclure l’aventure

Voici les différentes thématiques que nous allons aborder ensemble pendant ces 10 jours:

  • 01/04/20 & 02/04/20: Accueil + Module 1 = Pitche ton projet/ta marque
  • 03/04/20: Module 2 = Formalise ton message-clé de marque
  • 06/04/20: Module 3 = Fais l’audit de ta communication
  • 07/04/20: Module 4 = Découvre les bases de la stratégie de com’
  • 08/04/20: Module 5 = Choisis les bons canaux et outils de communication
  • 09/04/20: Module 6 = Formalise ta stratégie de communication pour 2020
  • 10/04/20: Conclusion et visioconférence

Le programme peut paraître dense mais pas de panique: tous les contenus seront accessibles en ligne et pourront être consultés quand tu le souhaiteras/pourras, en fonction de ton emploi du temps. De même, tu pourras poster tes réponses aux exercices à ta convenance.

En fonction des exercices et du niveau d’approfondissement que tu souhaiteras apporter, il faudra compter entre 30 mn et 2h d’engagement par module.

Pour être accessible au plus grand nombre, le tarif de cet accompagnement collectif est de 50€ TTC.

Attention: les inscriptions se font exclusivement par mail (sfranchet@gmail.com) et le règlement par virement.

Si tu as la moindre question sur l’accompagnement, n’hésite pas à me laisser un commentaire ou à m’écrire !

Une communauté d’entrepreneuses sur Slack

Pour échanger, se soutenir, poser tes questions, trouver de nouvelles idées ou simplement de la motivation… rejoins notre communauté d’entrepreneuses sur Slack.

Aujourd’hui, plus que jamais, je crois en la force et l’efficacité de la coopération et de l’entraide. Pour faciliter les échanges et les réflexions, dans un environnement à la fois plus intime et plus pratique que les réseaux sociaux, j’ai lancé un espace de travail collaboratif pour entrepreneuses sur la plateforme Slack.

Nous y sommes déjà une petite vingtaine et nous commençons à échanger sur les défis et les questionnements que nous rencontrons après cette première semaine de confinement. Si tu souhaites nous y rejoindre, il te suffit de me laisser un commentaire, je t’ajouterai à notre communauté !

Un accompagnement de groupe pour réfléchir à ta stratégie de marque pendant le confinement

Tu es entrepreneuse et ton activité est impactée par le confinement? C’est peut-être le bon moment pour prendre un peu de recul par rapport à ton business, de repenser ton concept ou ton positionnement, ou encore de revoir la clarté de ton message…

Alors que le confinement total vient de commencer, nous sommes toutes en train de nous réorganiser, d’intégrer de nouvelles règles et pratiques pour notre vie personnelle/familiale et professionnel, et sûrement de nous inquiéter pour notre santé et celles de nos proches…

Difficile, dans ces conditions, de penser vraiment à notre activité. Qui peut d’ailleurs, pour certaines d’entre nous, nous paraître “futile” comparé au combat mené chaque jour par les soignants et autres salariés des activités indispensables…

Et pourtant, comme l’exprime très bien Laetitia Vitaud dans sa newsletter du jour (en anglais): “Quand le “normal” est en train de mourir, s’y attacher semble étrange et inutile… jusqu’à ce qu’un nouveau normal s’installe”. En effet, croire que l’on pourra purement et simplement revenir à notre “normal” d’avant est illusoire. C’est bien une nouvelle “normalité” que nous allons connaître et nous la construirons en nous concentrant sur ce qui est le plus important pour nous, avec l’espoir que ce nouveau normal sera meilleur.

Cette pause forcée dans nos emplois du temps peut être l’occasion de mener une réflexion sur nos business, à la fois sur notre concept et notre positionnement, sur le “message de marque” que l’on souhaite transmettre et sur la manière de le faire.

Cette réflexion, tu peux bien sûr la mener seule (dans mon précédent article, je t’ai donné quelques pistes pour le faire). Mais si tu le souhaites, je propose de réunir un petit groupe d’entrepreneuses intéressées pour le faire ensemble, en étant guidée dans leur démarche par des exercices précis et des feedback, tout en bénéficiant de l’énergie du groupe. Le tout à un tarif doux pour être accessible au plus grand nombre.

Partante? Je te propose d’aller répondre à ce rapide questionnaire qui me permettra de connaître le nombre d’intéressées et d’organiser au mieux cet accompagnement. N’hésite pas à transmettre le lien à ton réseau d’entrepreneuses pour que nous ayons un nombre suffisant de participantes!

Photo by Djurdjica Boskovic on Unsplash

#Conseils – S’occuper de son business pendant le confinement

Epidémie de coronavirus oblige, le mot d’ordre est désormais: #restecheztoi ! En tant qu’entrepreneuse, cette situation a certainement des répercussions sur ton business. Comment réagir pour limiter les dégâts ?

On peut dire que j’ai le sens du timing ! Comme je te l’expliquais dans cet article, en 2020 j’avais décidé de mettre le paquet sur les ateliers et autres événements physiques. C’était évidemment sans compter sur notre “ami” coronavirus et les consignes de confinement que nous devons respecter…

La priorité, c’est bien sûr de nous protéger les uns les autres, de faire en sorte de se contaminer le moins possible, afin que les hôpitaux puissent accueillir et soigner les malades. J’en profite pour te souhaiter évidemment de rester en bonne santé ainsi que ta famille !

En tant qu’entrepreneuse, ton inquiétude se porte sûrement aussi sur la poursuite et l’avenir de ton activité.

C’est pourquoi je me suis dit que ce serait une bonne idée de lister les actions à mettre en place dans les jours et semaines qui viennent, pour essayer toutes de faire face au mieux dans cette période d’incertitude…

Informe-toi sur les mesures exceptionnelles pour les entrepreneurs et leurs salariés

Tu trouveras sur cette page du Ministère de l’Economie une première liste de ces mesures ainsi que les coordonnées des services qui peuvent t’accompagner. Je te recommande aussi de te tourner vers ta chambre consulaire (ces lieux ne recevront sans doute plus de public mais, j’espère, conserveront une permanence téléphonique).

Les pouvoirs publics devraient par ailleurs préciser dans les jours qui viennent les activités précisément impactées par les obligations de fermeture…

Surveille tes finances

Personne ne sait encore combien de temps cette situation de confinement va durer (sans doute plusieurs semaines) et la manière dont elle va impacter l’économie ensuite. C’est le moment d’être prudente dans tes dépenses, et de faire le tri parmi les charges fixes (par exemple un abonnement à un organisme qui n’est pas vraiment utile…)

Adopte une nouvelle organisation

Tu vas sans doute devoir travailler chez toi, peut-être même avec des enfants… Si tu n’avais pas de bureau, c’est le moment de t’organiser un petit coin home-office. Et si tu avais pour habitude de travailler dans un local professionnel, il va falloir apprendre mettre en place une nouvelle discipline de travail.

Si tes enfants sont suffisamment grands, tu vas peut-être réussir à mettre en place quelques règles pour qu’ils respectent ton temps de travail. Si ton conjoint télétravaille aussi, cela peut être une bonne idée d’alterner les plages de travail. En étant consciente que travailler à domicile avec des enfants ne permet en aucun cas de faire un plein temps !

Mise sur le online

C’est le moment d’être inventive et de voir comment tu peux continuer à servir et accompagner ta clientèle à distance: un e-shop pour tes produits, des consultations par skype si tu es thérapeute, des e-formations, des tutos vidéos, des podcasts etc… De nombreux outils gratuits ou payants existent: slack pour le travail collaboratif, facebook live pour des conférences à distances, zoom pour les vidéoconférences (ou même les cours de yoga à distance!)… C’est sans doute l’occasion rêvée (bon ok, peut-être pas rêvée…) pour les tester.

Et si tu avais pour habitude d’être en contact physique régulier avec tes clientes pour les informer de tes nouveautés ou les conseiller sur l’utilisation de tes produits, tu peux aussi réfléchir à mettre en place de nouveaux outils de communication digitale: newsletter, blog, réseaux sociaux…

Travaille sur des tâches de fond

Confinement = agenda allégé. Que tu le veuilles ou non, tu vas passer moins de temps avec tes clientes et partenaires dans les semaines qui viennent.

Et si tu en profitais pour te pencher sur les dossiers que tu repoussais justement faute de temps: mise en place ou refonte d’un site web, prototypage de nouveautés, sourcing de nouveaux fournisseurs (via leurs catalogues à distance forcément), rédaction d’un livre blanc, mise en page d’un catalogue, imagination de nouvelles offres, recherche de nouveaux partenaires…

Profites-en aussi pour lire: des romans bien sûr mais aussi des livres pour faire du bien à ton business (comme par exemple nos quatre guides pour entrepreneuses créatives ^^). Et pourquoi pas te former à distance également ?

Construis ta stratégie de communication

S’il y a un domaine sur lequel tu peux vraiment t’investir en ce moment, c’est bien ta communication. C’est elle qui te permettra de garder le contact avec ta communauté pendant le lock-down. Et qui te permettra de mieux repartir, sans perdre de temps, quand les mesures de confinement

Prends le temps de (re)mettre ta stratégie à plat. Pour cela, tu peux t’aider d’un certain nombres d’articles que j’ai publiés sur ce blog. Tu trouveras la plupart rassemblés à la fin de ce post: Construis une marque forte et mémorable.

Je peux bien sûr t’accompagner dans cette démarche: la feuille de route stratégique est une prestation qui se déroule sans problème à distance.

Par ailleurs, je suis en pleine réflexion pour mettre à profit cette période de confinement pour te proposer un nouveau format de formation online pour t’aider à (re)construire ta stratégie de communication. Si tu es intéressée par cette idée, je t’invite à aller répondre à ces quelques questions pour m’aider à monter le programme le plus adéquat !

Soutiens les business locaux

Dernière chose: partout, les petites entreprises vont souffrir de ce confinement. C’est encore plus le moment de les soutenir en les privilégiant, plutôt que les grandes multinationales qui ont les reins solides et pourront faire face plus facilement.

En décembre dernier, j’avais organisé sur instagram l’opération #aventrepreneuses pour soutenir les small business féminins. Aujourd’hui je lance sur mon compte le hashtag #onsesoutient et vous propose de me faire parvenir par MP les offres/produits/informations que vous souhaitez que je partage dans ma story et story épinglée 🙂

Bon courage à toutes!

Agenda – 19/3/20: Lancement de Fœmina, commune d’entrepreneuses lyonnaises

Depuis plusieurs mois, j’évoque à demi-mot un projet que je mène avec un groupe d’entrepreneuses lyonnaises engagées pour la place des femmes et la mise en valeurs des projets de vie des femmes. Ce jeudi 19 mars à 18h30, nous lançons officiellement l’association Fœmina !

Toutes les entrepreneuses intéressées par la démarche sont les bienvenues à cette Assemblée générale constitutive, pendant laquelle nous présenterons l’historique et les objectifs du projet et nous adopterons officiellement les statuts.

Informations et RSVP sur l’événement Facebook

L’entrepreneuriat féminin, un vecteur d’égalité entre les femmes et les hommes?

Le 8 mars dernier, j’étais invitée à participer à une table-ronde intitulée “Liberté conditionnelle”, à l’occasion de l’événement The Time is Now organisé par la marque engagée Leonor Roversi. L’occasion d’aborder les spécificités de l’entrepreneuriat au féminin et de la réponse qu’il représente aux inégalités professionnelles.

Lors de cette table ronde, qui réunissait Ingrid, photographe sous le nom de Joz’ ma vie, Laurine, blogueuse sous le nom de Thegirlnextdoorblog, et moi-même, nous avons répondu aux questions de Laetitia, fondatrice de l’agence artistique Monacraft.

Nous avons abordé de nombreux aspects des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, que ce soit dans l’éducation, dans l’occupation de l’espace public, dans les couples et les familles, dans la politique et bien sûr dans l’environnement professionnel. Je te livre ci-dessous les réponses que j’avais préparées aux questions que m’a posées Laetitia, qui portaient plus particulièrement sur le phénomène de l’entrepreneuriat féminin.

Sandrine, tu accompagnes des femmes entrepreneuses ? Est-ce que tu vois une différence entre l’entrepreneuriat masculin et féminin ? Pourquoi genrer l’entrepreneuriat ?

On observe en effet d’importantes différences entre l’entrepreneuriat au masculin et l’entrepreneuriat au féminin.

Attention, elles ne sont pas liées au fait d’être porteur de chromosomes XX ou XY! Mais plutôt aux conditionnements que Laurine évoquait juste avant: dans une société patriarcale comme la nôtre, filles et garçons puis hommes et femmes ne vivent pas tout à fait dans la même société. Ils ne sont pas élevés tout à fait de la même manière, n’ont pas les mêmes modèles, ne doivent pas se conformer aux mêmes attentes dans la famille, à l’école, dans l’entreprise…

Voici quelques temps, mon article sur l’entrepreneuriat féminin intitulé “Les femmes ne sont pas des entrepreneuses comme les autres” faisait le point sur quelques chiffres et phénomènes clés.

Il y a tout d’abord une sous-représentation des femmes dans l’entrepreneuriat: les femmes ne représentent que 30% des créations d’entreprises et environ 30% des entrepreneurs. Ces chiffres ont tendance à stagner depuis plusieurs années, pourtant 70% des femmes pensent que l’entrepreneuriat est plus épanouissant que le salariat. Par ailleurs, 57% des entrepreneurs ont des enfants mais seuls 18% des entrepreneurs sont des mères.

Autre constat, les femmes se concentrent dans certains secteurs d’activité: le “care”, le commerce, la communication, la restauration. Elles sont beaucoup moins présentes dans l’industrie, les technologies… Par ailleurs, leurs projets plus modestes: elles entreprennent plus souvent seules, font moins financer leurs projets, aussi bien parce qu’elles demandent moins de financement et qu’elles en obtiennent moins. Résultats, la majorité d’entre elles (80%) ne vivent pas de leur projet entrepreneurial.

Enfin, dernier point: elles n’entreprennent pas pour les mêmes raisons. La liberté, la souplesse, le sens, la volonté de changer le monde… sont leurs principales motivations. Elles sont seulement 11% à déclarer entreprendre pour gagner plus d’argent (et sont, en plus, mal vues si elles déclarent vouloir faire de l’argent avec leur entreprise).

Pour toutes ces raisons, il me paraît utile de proposer des dispositifs d’accompagnement spécifiques aux femmes entrepreneuses.

Sandrine, lors de nos échanges pour préparer cette table ronde, tu as évoqué la question des violences faites aux femmes qui, pour toi, est un sujet essentiel. Pourquoi, selon toi, est-il urgent de témoigner, de sensibiliser et d’accompagner sur cette question ?

Il est urgent de le faire car c’est un phénomène massif, qui touche énormément de femmes: il suffit de voir le nombre de partages sur les réseaux sociaux sur les hashtags #metoo, #balancetonporc et plus récemment #jesuisunevictime, suite à la cérémonie des Césars.

Récemment, une enquête menée par le mouvement NousToutes sur le consentement, à laquelle 100 000 personnes ont répondu, a débouche sur le chiffre de 81,2% des répondantes rapportant des faits de violences psychologiques, physiques ou sexuelles au cours de rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires. Et je crois que nous pouvons toutes trouver dans notre histoire personnelle et/ou celles de nos proches (mères, soeurs, amies, filles…) des situations de violences sexistes, ponctuelles ou continues.

C’est aussi un phénomène multiforme: on parle de “continuum des violences”: cela va du harcèlement de rue, des blagues ou remarques sexistes, du harcèlement sexuel au travail, des violences psychologiques dans le couple, des rapports sexuels sous pression (exprimée ou intégrée), aux agressions sexuelles, viols et tentatives de viols…

Mais c’est aussi un phénomène largement minimisé, voire ignoré, y compris de la part de femmes qui subissent ces violences. Je partage avec vous le témoignage d’une amie, qui avait été dans une relation toxique avec un homme qui la rabaissait sans cesse: lorsque j’avais évoqué avec elle les “violences psychologiques” dont elle avait été victimes, elle avait refusé avec force ce terme, qui pour elle la renvoyait à une situation de victime.

Pour terminer, on sous-estime les conséquences globales en terme de santé physique et psychologique de ces violences. Elles engendrent des blessures et traumatismes qui peuvent largement se répercuter dans toutes les sphères de la vie. Comment une femme peut-elle vivre et s’épanouir “normalement” quand elle vit ou a vécu des situations de violence? Comment peut-elle s’en sortir, se reconstruire?

Ce sont des questions essentielles car elles ont un lien avec les autres formes d’inégalités: par exemple, comment aider une femme qui manque de manque de confiance en elle dans le cadre de l’entrepreneuriat ou de la vie professionnelle, si l’on ne sait pas que celle-ci a subi des violences ou se trouve actuellement dans une relation toxique?

Sandrine, pour toi l’entrepreneuriat permet aussi aux femmes qui se lancent dans l’aventure de retrouver une certaine liberté, de reprendre une forme de pouvoir. Peux-tu nous en dire plus ?

Comme je le disais plutôt, la principale raison de se lancer dans l’entrepreneuriat pour les femmes est la recherche de liberté et de souplesse d’organisation, qu’elles ne trouvent pas forcément en tant que salariées..

De nombreuses femmes que j’accompagne sont en reconversion. Elles quittent le salariat soit parce qu’elles sont en burn-out, parce qu’elles travaillent dans une entreprise dont l’activité ou le mode de management sont en contradiction avec leurs valeurs et conviction, parce que l’organisation et les horaires ne sont pas compatibles avec leur rôle, encore prépondérant, au foyer et auprès des enfants, parce qu’elles se rendent compte qu’elles ne sont pas heureuses même si elles ont coché toutes les cases (bonnes études, CDI, mariage, enfant, maison…) ou encore parce qu’elles se heurtent au plafond de verre (on leur préfère leurs collègues hommes pour grimper dans la hiérarchie et la grille des salaires).

L’entrepreneuriat peut en effet constituer une réponse à toutes ces attentes d’indépendance et de sens, mais les femmes doivent être conscientes que ce n’est pas une solution miraculeuse. Il faut tout particulièrement faire attention aux pièges qu’il recèle: le risque du burn-out entrepreneurial, le manque d’indépendance financière, notamment les premières années d’activité, ou encore l’inégale répartition des tâches domestiques dans le couple, notamment lorsque l’on choisit de travailler à domicile.

Pour terminer, comment peut-on agir pour aller vers plus d’égalité ?

Pour commencer, que l’on soit homme ou femme, on peut s’éduquer pour comprendre comment fonctionne la société patriarcal et les inégalités qu’elle engendre: on peut lire, notamment l’essai King Kong Théorie de Virginie Despentes, écouter des podcast comme Les couilles sur la table de Victoire Tuaillon, ou encore suivre des comptes féministes sur Instagram etc.

Ensuite, on peut sensibiliser son entourage, et notamment éduquer ses enfants, à être conscients des inégalités et des préjugés et à déconstruire les conditionnements qui les font naître.

On peut enfin s’engager, qu’il s’agisse de participer aux marches féministes du 8 mars et du 24 novembre, de participer ou contribuer à des associations qui agissent pour les femmes ou encore de prendre toute sa place dans la société, par exemple en acceptant d’être candidate pour des responsabilités politiques ou syndicales…

J’en profite pour inviter à vous intéresser à l’initiative Fœmina que je porte actuellement: il s’agit d’une association d’entrepreneuses lyonnaises qui veulent oeuvrer pour améliorer la place et valoriser les initiatives des femmes. Notre assemblée constitutive a lieu le 19 mars, n’hésitez pas à liker notre page Facebook pour en savoir plus!

Agenda – 18/3/20: Rencontre avec Comme un loup blanc

Le 18 mars 2020, viens rencontrer Nina, la fondatrice de la marque de mode éthique et responsable Comme un loup blanc pour un talk sur le thème “Entreprendre en accord avec ses valeurs”.

Lors de ce petit-déjeuner inspirant, elle témoignera sur son parcours entrepreneurial, ses valeurs, et la manière dont elle parvient à concilier exigences économiques et éthiques.

Informations et inscriptions.

Rencontre avec Aurélie Berger, fondatrice de la marque de patrons pour enfants Rose des vents

Le 22 janvier dernier, à l’occasion de la Pause entrepreneuses que j’organise chaque mois à Lyon, je recevais Aurélie Berger, la fondatrice de la toute nouvelle marque de patrons pour enfants Rose des vents.

Savoir évoluer dans son projet entrepreneurial, tel était le thème de cette rencontre. En effet, si Aurélie a lancé sa nouvelle marque de patrons en janvier 2020, elle était déjà entrepreneuse depuis quelques années. C’est grâce à cette expérience, et à la formation Dessine ta boîte qu’elle a suivie au printemps 2019, qu’elle a peu à peu construit ce projet.

Face à la vingtaine d’entrepreneuses lyonnaises qui assistaient à cette rencontre, elle a expliqué comment elle était “tombée” dans l’entrepreneuriat presque par hasard.

À l’origine, Aurélie s’est en effet immatriculée comme auto-entrepreneure pour avoir un statut professionnel lui permettant de laisser ses enfants à la cantine! À ce moment-là, son métier initial de pharmacienne n’était plus compatible avec sa vie de famille. Elle cherchait à se reconvertir dans une activité où elle pourrait trouver une organisation plus souple, mais n’avait pas de projet précis.

Pendant ses premières années d’activité, elle choisit finalement de se consacrer et de se former à la couture, une pratique qui l’avait toujours attirée.

Décidée à gagner sa vie avec ses compétences en la matière, Aurélie en explore les différentes facettes, au gré des demandes et des opportunités:

  • création d’une petite marque textile, Little Ronzinette, vendue sur Etsy,
  • partage d’un atelier-boutique près de chez elle avec une autre créatrice,
  • création de robes de mariées
  • fabrication de costumes de patinage artistique
  • service de retouche
  • animation d’ateliers de couture pour particulier
  • formatrice pour des futures professionnelles…

La formation Dessine ta boîte pour y voir plus clair dans son projet

Aurélie s’épanouit dans ces multiples activités mais à l’impression de se disperser et de ne pas vraiment diriger son business.

C’est au printemps 2019 qu’elle décide de participer à l’accompagnement Dessine ta boîte pour essayer de remettre un peu d’ordre dans tout cela. Grâce à ce programme, elle peut faire le tri et comprendre ce qui l’anime vraiment (dès son retour du premier jour de formation, elle affiche un écriteau dans sa boutique: “Plus de retouches”!). C’est ainsi qu’elle prend la décision de recentrer son activité sur la partie de la couture qui l’intéresse le plus: la création de patrons.

Lors de cette rencontre, le témoignage d’Aurélie nous a permis d’aborder toutes ensemble la question de l’affirmation de son positionnement entrepreneurial. Et d’envisager les possibilités de repositionnement au fil des années, au gré de ses évolutions personnelles, des nouvelles envies ou contraintes qui peuvent apparaître.

Nous avons aussi ajouté de nouveaux mots à notre vocabulaire d’entrepreneuse: nous avons en effet évoqué notre propres “costumes de patinage”, ces activités et offres, que nous n’avons pas vraiment choisies mais que nous avons accepté de développer en réponse à une opportunité de marché.

Puis, suite à l’anecdote racontée par Priscilla, la fondatrice de Dessine ta boîte, sur ce coiffeur “star” de Mexico qui, tellement doué et reconnu, peut décider lui-même de chaque coupe qu’il réalise, nous nous sommes encouragées à être nous aussi des “divas” dans notre business!

Agenda – 8/3/20: The Time is Now avec Leonor Roversi

Ce dimanche 8 mars, j’ai l’immense plaisir d’intervenir lors de l’événement The Time is Now organisé par la marque lyonnaise engagée Leonor Roversi.

Lors de la table ronde intitulée Liberté conditionnelle, j’interviendrai sur la thématique de l’entrepreneuriat féminin. Tous les détails de l’événement sont à retrouver sur Facebook.

Nouveau: une rubrique Agenda sur le blog

En 2020, mon ambition est de te proposer toujours plus d’événements, de rencontres, d’ateliers… Pour te tenir informée, j’ai ajouté une nouvelle rubrique Agenda sur ce blog. Tu y retrouveras régulièrement les dates des événements que j’organise et ceux auxquels je participe!

A noter: tous les événements que j’organise sont également à retrouver sur ma page Meetup Entrepreneuses lyonnaises.