Pourquoi et comment simplifier son business

Pourquoi et comment simplifier son business ?

Simplifier son business, pour quoi faire ? Pour gagner en clarté, donc communiquer plus efficacement. Pour gagner du temps, soit pour travailler moins ou être plus productif. Ou encore pour limiter l’impact de son activité sur l’environnement et le climat.

Sobriété et entrepreneuriat sont des mots qui vont rarement ensemble. Et pourtant, simplifier son business est souvent la clé pour gagner en clarté et en efficacité.

Au début de cet été 2022, je suis partie deux semaines en Corée, pour y retrouver ma fille aînée qui terminait ses études là-bas.

Alors oui, j’ai hésité à faire ce lointain voyage, contradictoire avec convictions et engagements écolos. J’avoue, j’ai négocié avec moi-même. Essentiellement sur la base de « en presque 50 ans d’existence, tu n’as pris qu’un seul long-courrier et tu ne vas plus en reprendre avant très longtemps »…

Mais là n’est pas le sujet. Au cours de ce voyage magnifique et transformateur, j’ai réalisé une chose importante.

C’était la première fois (depuis que je suis entrepreneuse je crois) que je partais en vacances sans emporter mon ordinateur et quelques dossiers en cours.

Pendant deux semaines, j’ai déconnecté comme jamais. Et j’ai pu goûter aux bénéfices de cette déconnexion. Qui n’était pas totale : j’ai quand même utilisé Instagram pour partager les beaux moments (voir ma story épinglée Corée).

Et tout ce temps que je n’ai pas passé à travailler, je l’ai mis bien sûr à profit pour la découverte, la détente. Mais aussi la réflexion. Notamment sur l’état du monde et l’impact que chacun d’entre nous a sur son évolution…

Simplifier son business pour retrouver du temps et de la simplicité

Simplifier son business, opter la sobriété entrepreneuriale

Je suis rentrée en France avec un projet. Celui de profiter du ralentissement de mon activité cet été pour travailler à sa simplification.

Mais simplifier, un business, ça veut dire quoi ?

Pour moi, il s’agit d’abord d’appliquer à son entreprise la notion de sobriété. Donc se recentrer sur l’essentiel, supprimer les tâches superflues. Et en particulier celles qui peuvent avoir un impact négatif sur l’environnement ou la société.

Avoir un business sobre, c’est :

  • ne pas forcément rechercher la croissance de son activité
  • avoir une activité qui répond à des besoins essentiels plutôt qu’une offre qui crée des besoins superflus et de la surconsommation
  • accepter de faire moins pour faire mieux, de produire moins mais mieux
  • être attentif à ses achats (privilégier ceux qui ont un impact moindre)
  • être attentif à son processus de production, limiter son impact

D’une manière générale, c’est s’interroger aussi souvent que possible : ce que je suis en train de faire comme entrepreneur, est-ce vraiment utile, est-ce source de valeur ?

L’impact positif du service rendu pour la société est-il réellement supérieur au potentiel impact négatif qu’il existerait à fabriquer ce produit ou assurer ce service ?

Simplifier son offre, son organisation, sa communication

Cette grille de lecture de la sobriété peut amener à revoir tout le fonctionnement de son entreprise.

Du fournisseur d’électricité (est-ce que je ne suis pas en train de financer des projets climaticides ?), au choix de la provenance et des composants des matières premières, en passant par le temps passé à son travail (est-ce vraiment utile à la société que je termine en burn out ?).

Cela peut vite devenir vertigineux quand on est une entrepreneuse individuelle. Or l’idée de la simplification est quand même de se concentrer sur l’essentiel.

Donc, pour ma part, j’ai décidé de me focaliser sur 3 grands leviers.

Le premier, c’est mon offre de services.

Première étape, vérifier que cette offre est utile, répond à un vrai besoin et impacte de manière positive la vie des gens. Donc ré-interroger sa raison d’être en tant qu’entrepreneuse.

Pour ma part, je considère que mon entreprise est utile tant qu’elle :

  • permet à des femmes de créer/développer un business leur permettant d’obtenir confiance en elles et autonomie financière (donc gagner en liberté et en égalité)
  • permet le développement d’activités qui ont elles-mêmes un impact positif (activités locales, alternatives au capitalisme industriel et financier, créatrices de lien social et de bien-être individuel…)
  • porte une vision différente et responsable de l’entrepreneuriat, en valorisant l’adoption de pratiques « slow » et régénératives (opposées au principe de l’extraction qui vise à prendre plus qu’on ne donne)

Simplifier son offre, c’est aussi éviter les multiples options, résister à la tentation de vouloir s’adresser à tout le monde. Donc gagner du temps pour soi, mais aussi faire gagner du temps à ses clientes.

En ce qui me concerne, mon offre ne prendra plus que 2 formes :

Et c’est tout !

Le deuxième levier sur lequel je travaille, c’est celui de mon organisation. En résumé, j’ai entrepris de supprimer certains process qui me prenaient du temps, sans m’apporter de réels bénéfices.

J’ai réalisé que garder une approche plus spontanée et instinctive me permettait malgré tout d’atteindre mes objectifs tout en étant moins stressante pour moi.

Le dernier levier, enfin, c’est celui de ma communication. Ce chantier est encore en cours et, en quelque sorte, sans fin.

Il s’agit ici de s’interroger sur chaque prise de parole : rend-elle vraiment service à mon audience ? Ou est-elle destinée à servir mon égo, d’occuper le terrain ou encore d’imiter sans trop réfléchir ce que font les autres ?

Le meilleur moyen d’éviter la communication superflue, c’est d’avoir une ligne directrice, donc une stratégie éditoriale réfléchie et claire.

Est-ce que cette approche et ces interrogations te parlent ? Est-ce que toi aussi tu t’interroges sur l’impact de ton activité ou tu te noies parfois dans un business devenu trop complexe ?

Si oui, je t’invite à me rejoindre en t’abonnant à la newsletter. Pour que nous puissions poursuivre cette réflexion ensemble !

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