Se mettre au “Slow working” avec Diane Ballonad Rolland

Cet été, j’ai lu le guide pratique Slow working, écrit par Diane Ballonad Rolland, coach spécialisée en gestion du temps et équilibre de vie pro/perso. 10 séances d’auto-coaching pour apprendre à travailler moins mais mieux !

Savoir concilier sérénité et efficacité au travail, remettre à plat sa relation au travail, apprendre à doser ses efforts. Mais aussi parvenir à s’octroyer des pauses et ne plus s’épuiser à la tâche… Voilà ce que nous promet Diane Ballonad Rolland dans son tout dernier livre, Slow working : 10 séances d’autocoaching pour travailler moins mais mieux (éditions Vuibert, collection My Happy Job).

Quel meilleur endroit et moment que des vacances au bord de la mer pour s’intéresser à son rythme de travail ? Objectif : aborder la rentrée avec sérénité !

Slow working : à lire pour aborder la rentrée avec sérénité

Tout commence par un test, pour savoir quel type de travailleur l’on est.

Pour ma part, mes réponses m’ont placée entre “sous l’emprise du stress” et “slow worker qui s’ignore”. Ce qui, en somme, est assez conforme à la réalité. Depuis plusieurs années déjà, je tente de mettre en place des outils et des habitudes pour “ralentir” au travail. Mais j’ai encore tendance à me laisser rattraper par l’ampleur de mes projets et les deadlines. J’ai du mal à dire non… y compris quand il s’agit de me retrouver en position éligible sur la liste écolo de mon arrondissement ^^ !

Alors, c’est parti pour 10 chapitres et autant de séances d’ “autocoaching” pour apprendre à ralentir. En effet, ce livre n’est pas seulement à lire, il propose des exercices et des guides d’introspection pour aider à mieux passer à l’action.

Premier chapitre: qu’est-ce que le slow working ? Il s’agit ici de comprendre les principes qui le régissent, mais aussi de déconstruire nos croyances, nos peurs, nos conditionnements au sujet de l’efficacité, la productivité et le travail en général.

Plus de réflexion, moins de multitasking pour être efficace

Le 2ème chapitre nous invite, lui, à travailler avec intelligence plutôt qu’avec excès. Par exemple en réduisant drastiquement le nombre de tâches sur sa todolist quotidienne. Et en prenant le temps de dresser chaque matin sa feuille de route pour la journée. Attention surtout de ne pas planifier plus de 70% voire 50% de son temps, afin de laisser de l’espace aux imprévus.

J’aime beaucoup cette idée de prendre le temps chaque matin de faire son “plan de route” de la journée… Pour autant, je n’arrive pas encore à le faire régulièrement. J’ai donc décidé de me créer une alerte sur mon téléphone pour me rappeler de le faire !

Au chapitre suivant, Diane nous incite à réhabiliter les temps de réflexion dans nos journées de travail. Loin d’être une perte de temps, ces rendez-vous avec soi-même permettent d’éviter les erreurs dues à la précipitation et de faire baisser son stress.

Le chapitre 4 nous alerte : stop au multitasking ! Il nous empêche de nous concentrer et d’être efficace. Parmi les bonnes pratiques : mettre son téléphone sur pause ou encore employer une stratégie de temps limité (comme la méthode Pomodoro).

Pour ma part, pour me concentrer, j’utilise l’application Forest. Elle permet de faire pousser des arbres virtuels en ne touchant pas à son téléphone 🙂

Et pour aller encore plus loin, Diane nous invite à cultiver la pleine conscience (c’est l’objet du chapitre 5). Formulons chaque matin des intentions claires pour notre journée. Pratiquons la cohérence cardiaque pendant nos pauses. Ou encore apprenons à apprécier nos tâches et pas seulement leurs résultats !

Slow working : savoir prendre des pauses régulières
L’heure de la pause. Photo by Sven Brandsma on Unsplash

Le chapitre 6 nous invite ensuite à trouver le bon équilibre entre nos phases de repos et de travail en respectant nos rythmes biologiques. Et le 7ème à remettre du plaisir et du sens dans notre quotidien professionnel. Notamment en s’assurant d’être claire sur nos valeurs et motivations profondes au travail.

Le slow working quand on est entrepreneuse

Si vous êtes entrepreneuse, en activité ou en devenir, les chapitres 8 et 9 vous intéresseront tout particulièrement.

Le chapitre 8 aborde en effet les formes de travail flexibles. Par exemple le télétravail, le coworking et le freelancing. Ils ont bien sûr des avantages réels en terme d’organisation et de gestion du temps. Mais attention aux risques qu’ils impliquent: absence de repères fermes, travail qui empiète sur la vie perso ou inversement… Le télétravailleur, salarié ou freelance, doit être son propre responsable prévention !

Parmi les pistes proposées par Diane, assumer et respecter soi-même son travail pour qu’il soit respecté par les autres. C’est essentiel ! Je rencontre trop d’entrepreneuses qui ont du mal à considérer leur activité comme un “vrai” travail. Notamment au début, quand elle ne génère pas encore de revenus importants.

Autres conseils : délimiter son territoire, fixer des horaires et les respecter. Mais aussi être claire sur la gestion des tâches domestiques (qui fait quoi et quand). Ou encore se ressourcer auprès d’autres professionnels (via le réseautage, la sous-traitance, l’accompagnement ou encore le co-développement professionnel etc.).

A l’opposé de la startuppeuse, la slow entrepreneuse

Le chapitre 9 s’intitule, lui, Entreprendre slow. Entreprendre slow, c’est promouvoir un modèle d’entreprise à l’opposé de celui de la start-up (qui s’appuie sur une croissance rapide). Le slow entrepreneur ménage sa monture pour aller loin, sans se négliger ni négliger son entourage.

Il s’agit d’en finir avec le mythe de l’entrepreneur super-héros, qui vit à 100 à l’heure et sacrifie tout à son business. C’est, au contraire, faire le choix de se développer de manière durable et patiente. En mettant son bien-être au service de son entreprise (et inversement tant qu’à faire !).

Slow
Photo by Georgia de Lotz on Unsplash

Cela suppose de définir ses limites, de mettre la gestion de son énergie au coeur du pilotage de son entreprise, mais aussi d’apprivoiser ses peurs face à la pression du toujours plus de clients, toujours plus de CA.

Pour ma part, voici un an, j’ai décidé de consacrer tous mes lundis matins à mes séances de kundalini yoga avec Laura. J’en mesure aujourd’hui tous les bénéfices en terme d’énergie et de réduction du stress. Et c’est d’ailleurs parce que mon emploi du temps va se remplir avec mes nouvelles missions d’élue que j’ai décidé de garder cette bonne habitude cette année !

Enfin, le dernier chapitre de cet ouvrage est consacré à la déconnexion numérique ou digital detox. Diane nous conseille d’opter pour la sobriété numérique. Ou encore de nous reconnecter à la nature et à notre corps, par exemple en remplaçant les réunions par du co-walking ou marches créatives.

Mon avis sur le livre Slow working

Tu l’auras compris, j’ai été à 100% convaincue par ce guide. Il synthétise en 10 chapitres concis et utiles les meilleures pistes pour apprendre à travailler un peu moins et plus lentement. Mais surtout plus en profondeur et de manière plus épanouissante.

Je sais, par ma propre expérience et celle des entrepreneuses que je rencontre, à quel point l’entrepreneuriat est un défi en terme de rythme de travail. Voici donc une ressource précieuse pour prendre de bonnes habitudes en la matière !

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