Bonnes pratiques pour une newsletter responsable

Newsletter : 5 pratiques responsables pour réduire son empreinte carbone

La newsletter est un canal de communication particulièrement efficace. Voici les bonnes pratiques à adopter pour limiter la pollution numérique générée par cet outil … mais aussi pour améliorer ses performances !

En 2020, un.e Français.e a reçu en moyenne 4365 emails promotionnels, dont 3245 jamais ouverts ! Or, un email, c’est 10g de CO2, soit la même empreinte carbone qu’un sac plastique… (Source : The Next Media)

Nous somme de plus en plus nombreuses à lutter contre ces emballages inutiles, en tant que consommatrices et en tant qu’entrepreneuses. Alors soyons aussi attentives à notre responsabilité en matière d’emailmarketing et plus généralement de communication.

Comme souvent, la sobriété et le minimalisme sont la clé.

5 bonnes pratiques pour optimiser tes newsletters

Bonne pratique n°1 : désabonne-toi des newsletters que tu ne lis plus

Comme je l’observais récemment sur Instagram, en citant un extrait de l’interview d’Alexandra Ferrero (à lire ou relire ici), l’entrepreneuse a généralement soif de nouvelles connaissances et de compétences. Ce qui se traduit parfois par une boulimie informationnelle (je suis sûre que je ne suis pas la seule dans ce cas !).

Être en veille sur ton secteur et suivre ce que font tes concurrents est une bonne chose. Mais attention à bien sélectionner les newsletter auxquelles tu t’abonnes ! Et dès que tu t’aperçois qu’une d’entre elles est inutile (tu ne l’ouvres plus), désabonne-toi sans scrupule.

Bonne pratique n°2 : surveille le comportement de tes abonnés pour vérifier la qualité de tes mails

L’un des avantages de la newsletter comme canal de communication, c’est qu’il permet d’avoir des statistiques précises du comportement de tes abonnés. Tu peux savoir combien d’entre eux ouvrent tes mails, qui sont ceux qui l’ouvrent plusieurs fois, combien de liens et quels liens sont cliqués etc. Tu peux même suivre, si tu envoies des mails promotionnels, les achats réalisés à la suite de la lecture de ton mail.

Suivre ses statistiques est le meilleur moyen de savoir si le contenu plaît et est utile aux abonnés. Et donc d’éviter d’envoyer des mails qui ne seront pas ouverts 😉

Bonne pratique n° 3 : nettoie régulièrement ta liste des abonnés qui n’ouvrent pas ta newsletter

OK, ça ne fait jamais plaisir de voir le nombre de ses abonnés baisser. Mais le chiffre des abonnés n’est pas celui qui compte : c’est le taux des abonnés actifs qu’il faut privilégier. C’est à dire le pourcentage des destinataires qui ouvrent la newsletter et le pourcentage de ceux qui cliquent.

Pour ma part, j’envoie ma newsletter mensuelle grâce à Mailchimp. Je supprime systématiquement les abonnés qui ont une note de 1 étoile (la plus basse). Je vérifie aussi parmi ceux à 2 étoiles si certains n’ont jamais ouvert mes mails. S’ils sont abonnés depuis plus de quelques mois, je les supprime sans état d’âme.

Récemment, j’ai également envoyé un mail à une centaine d’abonnés, dont les dernières ouvertures remontaient à plus de 6 mois. Je les informe que leur adresse va être supprimée de ma base, en leur donnant la possibilité de cliquer sur un bouton pour maintenir leur abonnement.

Newsletter : nettoie régulièrement ta liste d'abonnés

Supprimer les abonnés inactifs est bénéfique pour limiter ta pollution numérique. Mais cette “hygiène de liste” est également bénéfique pour garder une bonne vision des performances de ta newsletter. Cela permet d’éviter qu’un destinataire lassé finisse par placer ton mail dans les spams. Un très mauvais signal qui risque de compliquer tes futurs envois.

Pour approfondir le sujet, je te suggère cet excellent thread Twitter de Jean Abbiatecci, fondateur de la newsletter éditoriale Bulletin.

Bonne pratique n°4 : Adapte la fréquence de tes envois

Il n’existe pas de fréquence idéale d’envoi de newsletter : tout dépend de ton intention et de la promesse faite à tes lecteurs. Toutefois, une fréquence trop élevée augmente le risque de non-ouverture. Et tu risques de manquer d’inspiration, donc d’envoyer des newsletters moins riches ou moins intéressantes. Bref, il vaut mieux une newsletter plus rare mais plus qualitative !

Bonne pratique n°5 : Ne spamme pas !

C’est à dire : n’envoie pas de newsletter non sollicitées. En fait, si ton audience est composée de particuliers, c’est même une obligation légale (RGPD). Tu dois absolument solliciter leur accord plein et entier avant de les inscrire dans une liste et de leur envoyer un mail promotionnel. Cela signifie que même si tu disposes de leur adresse mail dans le cadre, par exemple, d’une commande, tu n’as pas le droit de les inscrire automatiquement à ta newsletter.

T’assurer de leur envie de recevoir ta newsletter est, là encore, le meilleur moyen de t’assurer d’un bon taux d’ouverture de tes mails !

Si tu as une newsletter mais que tu ne sais pas trop comment l’utiliser, ou si tu souhaites mettre en place une newsletter et que tu veux y voir plus clair, n’hésite pas à me contacter pour qu’on en discute !


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