Morceaux choisis du Pouvoir du moment présent, par Eckhart Tolle

Morceaux choisis : Le pouvoir du moment présent

Lorsque les regrets du passé et les inquiétude pour l’avenir se font trop forts, je me replonge dans Le pouvoir du moment présent, d’Eckhart Tolle. Un “classique” de la connaissance de soi, qui m’apaise et me ramène à l’essentiel. Les morceaux que j’ai choisis de citer ici sont particulièrement nombreux, mais c’est parce que ce livre est très riche d’enseignements !

Sur l’identification au mental

“L’incapacité à s’empêcher de penser est une épouvantable affliction. Nous ne nous en rendons pas compte parce que presque tout le monde en est atteint : nous en venons à la considérer comme normale. (…) Le philosophe français Descartes a cru avoir découvert la vérité la plus fondamentale quand il fit sa célèbre déclaration : Je pense donc je suis. Il venait en fait de formuler l’erreur la plus fondamentale, celle d’assimiler la pensée à l’être et l’identité à la pensée. (…) L’identification au mental crée chez vous un écran opaque de concepts, de d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements et de définitions qui empêchent toute vraie relation.” (p.31)

“La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est à dire le penseur. (…) Dès l’instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé et vous comprenez petit à petit qu’il existe un immense royaume d’intelligence au-delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu’un infime aspect de cette intelligence.” (p.33)

“Au lieu d’observer le penseur, vous pouvez également créer un hiatus dans le mental en reportant simplement toute votre attention sur le moment présent. (…) De cette façon, vous écartez la conscience de l’activité mentale et créez un vide mental où vous devenez extrêmement vigilant et conscient, mais où vous ne pensez pas. Ceci est l’essence même de la méditation.” (p.36)

“Une émotion est la réaction de votre corps à votre mental, ou encore le reflet de votre mental dans votre corps. (…) Souvent, un cercle vicieux s’installe entre la pensée et l’émotion : elles s’attisent l’une l’autre. (…) En ressassant mentalement des idées sur la situation, l’événement ou la personne ayant causé l’émotion, la pensée alimente l’émotion, qui à son tour déclenche la forme-pensée, et ainsi de suite.” (p.41 & 44)

Sur l’importance de rester pleinement conscient et présent

“Faites du maintenant votre lieu de résidence principal et accordez de brèves visites au passé et au futur lorsque vous devez affrontez les aspects pratiques de votre vie. (…) Quoique vous réserve le présent, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi. Allez toujours dans le même sens que lui, et non à contresens. Faites-vous-en un ami et allié, et non un ennemi.” (p.51)

“Concentrez vos attention sur le sentiment qui vous habite. (…) Acceptez le fait qu’il soit là. N’y pensez pas. Ne transformez pas le sentiment en pensée. Ne le jugez pas. Ne l’analysez pas. Ne vous identifiez pas à lui. Restez présent et continuez à être le témoin de ce qui se passe en vous. Devenez conscient non seulement de la souffrance émotionnelle, mais aussi de celui qui observe, de l’observateur silencieux. Voici ce qu’est le pouvoir de l’instant présent, le pouvoir de votre propre présence consciente”. (p.56-57)

“Le mental n’est pas dysfonctionnel en lui-même, c’est un outil merveilleux. Le dysfonctionnement s’installe quand vous y cherchez votre moi et que vous le prenez pour vous. (…) Quand vous êtes identifié au mental, vous êtes prisonnier du temps et une compulsion vous incite à vivre presque exclusivement en fonction de la mémoire et de l’anticipation. Ceci génère une préoccupation permanente du passé et du futur, une indisponibilité à honorer et à accueillir l’instant présent.” (p.64)

“Exercez-vous à soustraire votre attention du passé et du futur quand la nécessité ne se présente pas. Sortez de la dimension temporelle aussi souvent que vous le pouvez dans le quotidien.” (p.70)

Sur le lâcher-prise

“Une situation a besoin d’être acceptée telle quelle ou d’être solutionnée. Bon. Pourquoi en faire un problème ? (…) Avoir un problème veut dire que vous vous appesantissez mentalement sur une situation sans qu’il y ait une véritable intention ou possibilité de passer immédiatement à l’action et que vous l’assimilez au sens que vous avez de votre identité personnelle.” (p80-81)

“Tout état intérieur négatif est contagieux : le malheur se répand plus facilement qu’une maladie physique. Par la loi de la résonance, il déclenche et alimente la négativité qui est latente chez les autres, sauf s’ils en sont à l’abri, c’est à dire qu’ils ont atteint un niveau de conscience élevé. Êtes-vous en train de polluer le monde ou de ramasser les pots cassés ? Vous êtes le seul et unique responsable de votre vie intérieure et vous êtes aussi responsable de la planète. Il en va de l’extérieur comme de l’intérieur. Si les humains se débarrassent de leur pollution intérieure, ils cesseront également de polluer le monde.” (p.95)

“Si vous trouvez votre ici-maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux, trois possibilités s’offrent à vous : vous retirer de la situation, la changer ou l’accepter totalement. Si vous voulez assumer la responsabilité de votre vie, vous devez choisir l’une de ces trois options, et tout de suite. Puis, acceptez-en les conséquences. Sans excuses. Sans négativité. Sans pollution psychique. Gardez votre espace intérieur dégagé”. (p.99)

“Tant que votre mental accapare toute votre attention, vous êtes coupé de votre Être. Lorsque c’est le cas -et pour la plupart des gens, ça l’est continuellement-, vous n’êtes pas dans votre corps. (…) Vous ne pouvez cesser de penser. La pensée compulsive est devenue une maladie collective. Le sens de votre identité provient entièrement de l’activité mentale.” (p.127)

“Si vous maintenez le plus possible votre attention sur votre corps énergétique, vous serez ancré dans le présent et nous ne vous égarerez ni dans le monde extérieur, ni dans le mental. Les pensées et les émotions, les peurs et les désirs, seront dans une certaine mesure encore présents, mais, du moins, ils ne prendront pas le dessus.” (p.133)

“Le véritable salut, c’est la satisfaction, la paix et la vie dans leur plus grande plénitude. (…) C’est aussi un état de libération. Libération de la peur, de la souffrance, d’une sensation de manque et d’insuffisante et, par conséquent, libération de tout désir, besoin, attachement et de toute cupidité. (…) Votre mental vous dit que vous ne pouvez y arriver de là où vous êtes. Que quelque chose doit nécessairement se passer. (…) Que vous avez besoin de temps et de trouver, sélectionner, faire, accomplir, acquérir, devenir ou comprendre quelque chose avant de pouvoir être libre ou complet. Pour vous, le temps est l’instrument du salut, alors qu’en vérité il en est le plus grand obstacle. (…) En réalité, vous y accédez par le fait même de prendre conscience que vous y êtes déjà.” (p.162-163)

Sur le malheur et la souffrance

“Si vous êtes constamment ou du moins généralement présent dans votre relation, ceci constituera le plus grand des défis pour votre partenaire. Il ne pourra pas tolérer votre présence très longtemps tout en restant dans l’inconscience. S’il est prêt, il empruntera la porte que vous venez de lui entrebâiller et se joindra à vous dans cet état de présence. S’il ne l’est pas, vous vous séparerez comme le font l’eau et l’huile. La lumière est trop douloureuse pour quiconque veut rester dans l’obscurité.” (p.180-181)

“L’identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire à la vérité. (…) La vérité, c’est que le seul pouvoir qui existe est celui propre à l’instant présent : c’est le pouvoir de votre présence à ce qui est.” (p.186)

“Quand une situation négative se présente, une leçon est profondément cachée en elle, bien que vous ne puissiez pas la voir à ce moment-là. (…) Considérées sous l’angle d’une perspective supérieure, les circonstances de la vie sont toujours positives. Pour être plus précis, elles ne sont ni positives, ni négatives. Elles sont ce qu’elles sont. Et lorsque vous vivez en acceptant complètement ce qui est -seule façon saine de vivre-, il n’y a plus ni bien ni mal dans votre vie.” (p.193-194)

“La plupart des gens adorent leur mélodrame personnel, car leur histoire constitue leur identité. Leur ego mène leur vie. Leur identité toute entière y est investie. Même la quête qu’ils mènent -en général infructueuse- pour trouver une réponse, une solution ou la guérison émane de l’ego. Ce qu’ils craignent le plus et ce à quoi ils résistent le plus, c’est la fin de leur mélodrame personnel.” (p.198)

“Le bonheur et le malheur ne font qu’un. Seule l’illusion du temps les sépare. (…) Cela ne sous-entend pas que vous ne devriez plus apprécier les belles choses de la vie. Mais essayer de trouver en elles quelque chose qu’elles ne peuvent vous procurer -une identité, un sentiment de permanence et de complétude- reste le moyen le plus sûr de connaître la frustration et la souffrance. L’industrie publicitaire entière et la société de consommation s’écrouleraient si tous les gens étaient éveillés et ne cherchaient plus leur identité dans les objets.” (p.203)

“Observez n’importe quelle plante ou n’importe quel animal et laissez-lui vous enseigner ce qu’est l’acceptation, l’ouverture totale au présent, l’Être. Laissez-lui vous enseigner l’intégrité, c’est-à-dire comment ne faire qu’un, être vous-même, être vrai. Comment vivre, mourir et ne pas faire de la vie et de la mort un problème.” (p.206)

“Chaque fois que vous remarquerez que la négativité se manifeste en vous, sous une forme ou sous une autre, ne la voyez pas comme un échec dans votre démarche mais plutôt comme un précieux signal qui vous dit : Réveille-toi ! Sors de ta tête ! Sois présent !”. (p.208)

“Si vous avez vécu suffisamment longtemps, vous saurez que les choses vont mal relativement souvent. Et c’est précisément dans ces moments-là qu’il vous faut mettre en pratique le lâcher-prise si vous voulez éliminer la souffrance et le chagrin de votre vie. (…) Le lâcher-prise est un phénomène purement intérieur, cela ne veut pas dire que, sur le plan concret de la dimension extérieure, vous ne passiez pas à l’action pour changer telle ou telle situation. (…) Quand vous êtes dans un état de lâcher-prise, vous voyez clairement ce qui doit être fait et vous passez à l’action. Vous vous concentrez sur une seule chose à la fois pour ensuite bien l’accomplir.” (p.222 & 225)

“Le lâcher-prise viendra profondément modifier vos relations. Si vous ne réussissez jamais à accepter ce qui est, ceci sous-entend que vous ne pourrez jamais accepter les autres tels qu’ils sont. Vous jugerez, critiquerez, étiquetterez, rejetterez les gens ou essaierez de les changer. (…) Jusqu’à a ce qu’il y ait lâcher-prise, les jeux de rôle inconscients constituent en grande partie les interactions entre humains. Avec le lâcher-prise, vous n’avez plus besoin des défenses de l’ego et de faux masques. Vous devenez très simple, très vrai. C’est dangereux, dit l’ego. Tu vas te faire blesser. Tu seras vulnérable. Mais ce que l’ego ne sait pas, bien entendu, c’est que c’est seulement en renonçant à la résistance, en devenant vulnérable, que vous pouvez découvrir votre véritable et essentielle invulnérabilité”. (p.232-233)


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