La photographe Amélie Clairet, fondatrice d’Audace Studio, organise le 4 mars, près de Lyon, la 2ème édition de sa soirée Audace Stories. C’était l’occasion de lui proposer d’inaugurer cette nouvelle série de rencontres avec des entrepreneuses. Le concept : la faire parler de son « fil rouge », cette conviction ou valeur qui guide son activité et sa communication.
Bonjour Amélie, est-ce que tu as un « fil rouge » dans ton activité ?
Mon fil rouge, ce en quoi je crois, c’est l’audace. Pas l’audace spectaculaire ou qui écrase, mais l’audace d’y aller quand même. Je crois que le talent, souvent, ce n’est rien d’autre que l’audace que les autres n’ont pas activée. Ce moment où tu as peur… et où tu avances quand même.
Oser. Tomber. Apprendre. Se relever. Recommencer.
Je crois profondément qu’on n’a pas besoin d’écraser les autres pour briller. On a juste besoin d’activer son audace. Et cette audace-là peut se transmettre.
C’est ce que je fais tous les jours avec Audace Studio. Révéler l’autre et le mettre en lumière, lui laisser sa place, le laisser porter sa voix, se montrer, ÊTRE tout simplement : que ce soit pendant mes séances photos, dans les pages de mon magazine, pendant mes ateliers ou sur scène lors d’Audace Stories.
J’invite chacun et chacune à oser faire un pas de plus, même petit, même incertain, pour se rapprocher de SOI et ne plus jamais se dire « j’aurais du faire ça ».
Raconte-nous : comment et pourquoi as-tu fait de l’audace ton fil rouge ?
J’ai compris une chose essentielle : la peur ne disparaît jamais. Celles et ceux qu’on admire ont peur aussi. La différence, c’est qu’ils y vont. On nous a beaucoup appris à éviter l’échec. Moi, je crois que l’échec fait partie du processus, il est une étape.
Et surtout, j’ai vu l’effet que ça peut avoir quand quelqu’un ose raconter son parcours sans filtre. Ça sème une graine, ouvre une possibilité. On ne se dit plus “c’est incroyable ce qu’elles font”. On se dit : “Si c’est possible pour elles… c’est peut-être possible pour moi.” C’est ça qui m’anime : donner de l’élan.
Comment ton projet Audace Stories illutre-t-il ce fil rouge ?
Audace Stories, c’est l’incarnation concrète de cette conviction. On y trouvera une scène, une salle qui vibre, une énergie collective, des histoires vraies, des prises de risque et des décisions courageuses.
On n’y viendra pas seulement pour être inspiré. Mais aussi pour ressentir la puissance d’une salle remplie de personnes qui osent. Et quand l’une ose, les autres respirent plus grand. Je veux créer du passage à l’action. Que chacune reparte en se disant : “Je peux le faire aussi. Je décide qu’à partir d’aujourd’hui, c’est le moment pour moi d’oser un peu plus !! «
Cela s’ancre parfaitement dans mon rôle et ma mission de photographe, éditrice de magazines et organisatrice d’événement : donner à mes clients et clientes l’espace pour prendre un peu plus la lumière, oser, inspirer, partager, et se montrer tels qu’ils et elles sont réellement, loin des masques, des normes, des diktats, du lisse et superficiel.
Mon fil rouge à moi, c’est la communication minimaliste : est-ce que cela t’inspire ?
Oui, parce que l’audace n’a pas besoin de surjouer. Quand le message est fort, il n’a pas besoin d’être bruyant. La puissance peut être simple. La communication minimaliste laisse la place au fond, à l’essentiel et à la vibration réelle. Moins d’effet mais plus d’impact.
Au fond, c’est cohérent avec ma vision : ne pas impressionner mais inspirer. Ne pas briller plus fort que les autres mais allumer des étincelles. Encourager l’audace, en soi et ensemble.
Voila ce que j’écrivais récemment sur LInkedin :
« Donner la parole aux femmes ne devrait pas passer par une injonction à être plus belle, plus glamour, plus spectaculaire.
Prendre sa place, ce n’est pas performer sa féminité. (…) Parce que trop d’événements laissent penser – parfois sans le vouloir – que pour être vue, il faut être hyper féminine, hyper sexy, hyper apprêtée. (…)
À Audace Stories, ce qui compte, ce n’est pas l’outfit. C’est le message. Le parcours. La trajectoire. Les expériences vécues. (…)
Ici, on célèbre l’audace. Pas le dress code. Et votre place ne dépend pas de votre silhouette, de votre maquillage ou de vos talons. Elle dépend de votre voix. Et elle mérite d’être entendue. »





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